Synthèse de presse

Industrie
  • Industrie
    En neuf mois, Airbus a livré 424 appareils
    Les livraisons d'Airbus sont en passe de retrouver leur rythme antérieur à la pandémie, avec 424 appareils livrés sur les neuf premiers mois de 2021 contre 341 sur la même période de 2020. Malgré un transport aérien mondial toujours privé de la quasi-totalité de ses liaisons long-courriers, Airbus aura néanmoins réussi à livrer 40 gros-porteurs sur les neuf premiers mois de 2021, un effort conséquent au vu des circonstances exceptionnelles. Le groupe a par ailleurs annoncé avoir remporté 270 commandes brutes entre janvier et septembre 2021. S’il faudra encore un peu de temps avant que les niveaux de production reviennent à leur rythme d’avant-pandémie, ces chiffres confirment la tendance à la reprise.

    Air & Cosmos et Le Figaro du 11 octobre
  • Industrie
    Spirit Airlines signe avec AerCap pour 20 Airbus A320neo
    Le loueur irlandais AerCap a annoncé avoir signé des accords avec la compagnie low-cost américaine Spirit Airlines pour la location de 20 nouveaux avions de la famille Airbus A320neo. La livraison des vingt avions devrait débuter courant 2022, et celle-ci se poursuivra en 2023 et 2024. « Il s’agit d’une transaction importante pour AerCap avec l’un des transporteurs à bas prix les plus performants de l’aviation. Nous sommes ravis d’ajouter 20 avions à notre activité déjà importante avec Spirit », a déclaré Aengus Kelly, PDG d’AerCap. « La famille Airbus A320neo aidera Spirit à développer sa flotte de manière économique tout en renforçant son engagement à maintenir une flotte d’avions hautement compétitifs et économes en carburant, équipés de moteurs émettant moins de carbone que les moteurs de la génération précédente ». De son côté, le vice-président et trésorier de Spirit Airlines, Simon Gore, s’est déclaré « ravi » de pouvoir poursuivre le partenariat stratégique noué de longue date avec AerCap.

    Air Journal du 10 octobre

Espace
  • Espace
    Avec l’entreprise Hemeria, l’émergence d’une filière française de nanosatellites
    Le constructeur de nanosatellites Hemeria, basé à Toulouse, vient d'être retenu par l'Etat et le Centre national d'études spatiales (CNES) dans le cadre du Programme d'investissements d'avenir (PIA) afin de réaliser une plateforme modulaire pour les missions spatiales d'ici à 2024. L’objectif est de créer une filière française des nanosatellites sur un marché en forte croissance, largement dominé par les Américains. L'investissement, cofinancé à parité par l'entreprise et l'Etat, s'élève à 11 M€ et Hemeria sous-traitera une grande partie des travaux à une dizaine de partenaires du « New Space » toulousain comme Anywaves, Erems, Comat, etc. La plateforme HP-EOS (Earth observation science) pourra recevoir différentes charges utiles pour l'observation de la Terre. « La plateforme sera ce qui se fait de mieux dans sa gamme avec des spécifications impressionnantes dans la précision de pointage, la puissance des panneaux solaires, la capacité d'accommodation de la charge utile et la durée de vie de cinq à huit ans », affirme le directeur général de Hemeria, Nicolas Multan. L'entreprise fait aussi partie du consortium de Starburst, candidat au projet de constellation pour les télécoms de la Commission européenne. Au-delà, Hemeria souhaite s'adresser au marché international et vise l'Asie, le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, les nanosatellites permettant aux pays en voie de développement de se doter de capacités spatiales à moindre coût. « Le marché grandit en volume mais reste compliqué en valeur car les petits satellites doivent coûter peu cher. OneWeb a baissé le prix jusqu'à 1 M$ par satellite », observe Maxime Puteaux, consultant chez Euroconsult.

    Les Echos du 12 octobre
  • Espace
    Starliner, la capsule spatiale de Boeing, ne volera pas en 2021
    Le dossier commence à devenir sensible pour Boeing. Alors que SpaceX a déjà réalisé quatre vols habités à bord de Crew Dragon, dont trois à destination de la station spatiale internationale, Boeing reste en proie à des difficultés à envoyer sa capsule Starliner. La NASA a annoncé vendredi que le vol de qualification à vide du vaisseau n'aura lieu, au mieux, qu'au premier semestre 2022. Ce nouveau report s’ajoute aux précédentes difficultés rencontrées par le programme de Boeing. Sélectionné en 2014 aux côtés de SpaceX pour renforcer la capacité des Etats-Unis en matière de vol spatial, le géant de Seattle a vite accumulé des retards. Alors que Crew Dragon a réalisé son premier vol à vide vers l'ISS en 2019, ouvrant la voie aux premières missions habitées, Starliner manquait le sien. Victimes d'erreurs de logiciel, la capsule de Boeing n'avait jamais pu atteindre la station spatiale et avait même échappé de peu à la destruction lors de son retour sur Terre. Les difficultés récurrentes de Boeing ont obligé la Nasa à revoir sa copie et à annoncer qu'elle réassignait un équipage du programme Starliner sur Crew Dragon. La NASA dit vouloir « donner du temps à Boeing pour terminer le développement de sa capsule ». Si aucun calendrier précis n'est fourni, il semble de moins en moins probable de voir Starliner entrer en service commercial avant la fin 2022.

    Les Echos du 12 octobre

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Hausse des taxes aéroportuaires : tensions entre l’IATA et l’Airports Council International
    Lors de l’assemblée générale de l’IATA (Association du transport aérien international) à Boston, Willie Walsh, directeur général de l’association, a qualifié de « scandaleuse » la hausse des taxes aéroportuaires et des services de la navigation aériennes de 2,3 Md$ durant la crise sanitaire. Exhortant les aéroports et les prestataires des services de la navigation aérienne à réduire les charges pesant sur les compagnies, le dirigeant a cité l’exemple des prestataires de services de la navigation aérienne des 29 États européens réunis sous Eurocontrol, affirmant que les Etats cherchaient « à récupérer près de 9,3 Md$ auprès des compagnies aériennes pour couvrir les revenus non réalisés en 2020-2021 ». L’Airports Council International (ACI) a sèchement répondu à travers son directeur général, Olivier Jankovec, accusant l’IATA d’avoir « brossé un tableau déformé et erroné du secteur aéroportuaire » tout en précisant que « les aéroports ont subi des pertes de revenus de 60% en 2020 et 65% au premier semestre 2021 ». « En demandant des gels ou des réductions systématiques des redevances aéroportuaires, » poursuit Olivier Jankovec, « l’IATA contraint clairement les aéroports à une plus grande détresse financière au profit exclusif des compagnies aériennes ». Attaqué sur les aides financières perçues par les compagnies, alors que les aéroports n’ont quant à eux pas bénéficié du soutien des États selon ACI, Willie Walsh réplique : « Sur les 243 Md$ mis à la disposition des compagnies aériennes, 81 Md$ ont servi à financer les salaires et environ 110 Md$ ont constitué un soutien qui doit être remboursé. En conséquence, les compagnies aériennes ont accumulé une énorme dette de plus de 650 Md$. Tout défaut de paiement pourrait entraîner la faillite des compagnies aériennes et la perte de dizaines de milliers d’emplois ».

    Aerobuzz du 11 octobre
  • Aviation Commerciale
    Le PDG d’Emirates Airlines fait pression sur Boeing
    Cela fait maintenant deux ans et demi, peut-être trois ans de retard pour Emirates Airlines, qui a passé commande de 115 Boeing 777X. Les délais de certification des appareils ne cessent de s’allonger, au grand dam de Tim Clark, président d'Emirates, pour qui cette livraison représente près du tiers des ventes du long-courrier. Client de lancement, la compagnie dubaïote devait recevoir initialement son premier appareil en 2020, puis en juin 2021. Ce ne sera finalement pas avant fin 2023. Tim Clark a regretté ce retard en marge de l'assemblée générale de l'Association internationale du transport aérien (IATA) qui se tenait début octobre à Boston. Le dirigeant a aussi livré ses impressions sur la reprise du trafic et la nécessité d’assurer un service irréprochable : « Nous sommes tenus par des relations B2C (business to consumer). C'est-à-dire que nous traitons principalement avec nos clients et qu'ils sont extrêmement exigeants. Encore plus maintenant qu'ils ne l'ont jamais été auparavant, parce qu'ils peuvent aller sur les réseaux sociaux et nous rendre la vie difficile ».

    La Tribune du 8 octobre
  • Aviation Commerciale
    Le transport aérien guette le mois de novembre avec impatience
    Les compagnies aériennes attendent le mois de novembre et la réouverture de l’espace aérien américain de pied ferme. En l’absence d’information communiquée par la Federal Aviation Administration aux compagnies aériennes, les modalités pratiques restent cependant pour le moment très floues. Ainsi, la question se pose de savoir si l’actuel NIE (National Interest Exception) sera maintenu ou remplacé par l’ESTA. Par ailleurs, il sera intéressant de voir quelles compagnies profiteront immédiatement de la reconnexion avec les Etats-Unis. En 2019, la ligne Paris-New York approchait les trois millions de sièges proposés par neuf compagnies aériennes. La concurrence sur cet axe reste donc sévère, jusqu’à cent fréquences par semaine vers les États-Unis, d’après Anne Rigail, directrice générale d’Air France. Gardant à l’esprit ces incertitudes, le programme d’Air France reste relativement flexible. Les tarifs sont légèrement inférieurs à ceux de 2019, indique la direction commerciale d’Air France.

    Le Point du 11 octobre

Sécurité
  • Sécurité
    Lancement d’un fonds de 175 M€ pour la cybersécurité par Ace Capital Partners
    Avec l'explosion des attaques cyber et leur diversification, la cybersécurité est devenu un sujet majeur. Profitant de l'attention portée à cette nouvelle priorité, Ace Capital Partners, une filiale du géant Tikehau Capital, vient de lever 175 M€ pour un fonds spécialisé dans la cybersécurité et la confiance numérique, le premier de cette taille en Europe. « Au cours de la levée de fonds, nous avons ressenti un intérêt croissant pour le secteur de la cybersécurité de la part des investisseurs, si bien que nous avons finalement dépassé notre objectif initial de 150 M€ » explique Marwan Lahoud, le président exécutif d'Ace Capital Partners. Le fonds a déjà investi 50 M€ dans 9 entreprises européennes, basées en France, en Belgique, aux Pays-Bas et au Portugal, et est actuellement en discussion avec deux nouvelles cibles. « Nous sommes plutôt concentrés sur des business à prédominance produits et sur des sociétés développant des technologies de rupture, avec des profils de passage à l'échelle» explique Guillaume Benhamou, directeur général d’Ace Capital Partners. L'idée est de pouvoir couvrir l'ensemble des problématiques du cyber, de l'identification des menaces à la gestion des attaques. La crise de la Covid-19 a encore accentué la prise de conscience des entreprises du besoin impérieux de se protéger au fur et à mesure qu'elles se digitalisent, permettant une augmentation significative des budgets consacrés au sujet.

    Le Figaro du 12 octobre

Emploi
  • Emploi
    A Castres, Thales est bien implanté
    Implanté depuis 2014 à Castres, le groupe devrait y maintenir son activité, en dépit du changement de contrat de service infogérance du groupe Pierre Fabre survenu à l’été au profit d’Atos. Depuis 2014, c’était en effet Thales qui avait le contrat, ce qui avait permis de conserver l’intégralité des 160 salariés de son prédécesseur Devoteam. Depuis lors, Thales a œuvré à s’enraciner sur le territoire en tentant de diversifier son portefeuille de clients, améliorant ainsi son outil de production national et réduisant la dépendance au groupe de Pierre Fabre. En 2018, Castres était devenu le troisième site de Thales Services dans la région après Toulouse et Bordeaux, et l’idée était donc de s’inscrire durablement à Castres. Le service communication de Thales affirme avoir « mis en place des mesures permettant de maintenir l’activité sur site. Le dispositif mis en place continue d’évoluer de façon régulière en fonction de l’actualité de nos activités ». Le groupe devrait donc maintenir son activité, et peut-être même à terme augmenter ses équipes. « Travaillant sur un marché en croissance (transformation numérique sécurisée) et porteur, l’entité concernée a un fort besoin en recrutement au niveau national » ajoute le service communication, rappelant que Thales « prévoit de recruter en 2021 environ 7 000 personnes dans le monde dont 1 500 en France ».

    La Dépêche du 12 octobre

Innovation
  • Innovation
    JPB Système, une PME pionnière dans l’usine du futur informatisée
    Plusieurs PME françaises soutiennent l’essor de l’automatisation des usines, avec notamment l’installation d’outils informatiques capables de faire dialoguer entre elles les machines de production. C’est le cas de l'entreprise JPB Système, fournisseur de l’aéronautique, qui a totalisé 22 M€ de chiffres d’affaires en 2019, qui s’est lancée dans l’aventure en 2016. Son dirigeant, Damien Marc, explique « la situation de l’industrie est celle de l’informatique dans les années 1990 quand il fallait installer un pilote dans un ordinateur pour qu’il reconnaisse une souris ». Face aux difficultés économiques rencontrées lors de la pandémie, le dirigeant a entrepris de commercialiser une solution numérique permettant de détecter les améliorations sur la ligne de production, grâce à une connexion aux machines. Une solution qui lui a permis de réaliser un gain de productivité de « 10 à 15% » avec 10 machines dans son atelier. A terme, ces innovations visent à simplifier le plus possible la gestion d’une usine, jusqu’à les rendre « aussi simples à utiliser et mettre à jour qu’un ordinateur ». Ce nouvel élan de modernisation de l’industrie française va bénéficier d’un soutien financier de l’Etat, comme doit l’annoncer le président Emmanuel Macron aujourd’hui.

    Les Echos du 12 octobre