Synthèse de presse

Industrie
  • Industrie
    Addev Materials maintient son itinéraire de croissance
    Depuis deux ans, le groupe industriel lyonnais a sensiblement renforcé son pôle aéronautique et multiplié les opérations de croissance externe. Après avoir réalisé quatre de ces opérations en 2019, Addev Materials vient d'acquérir l'entreprise Supavia, basée à Tremblay-en-France et positionnée sur la distribution de produits permettant l’entretien et la fabrication d’aéronefs et d’hélicoptères civils et militaires. En cinq ans, l'ETI lyonnaise a démultiplié son chiffre d'affaires lié à l'aéronautique, passant de 5 M€ réalisés en 2016 à presque 70 M€, soit la moitié de son chiffre d'affaires global. Outre ses activités historiques pour les secteurs de l'industrie et de l'automobile, Addev Materials diversifie ses activités depuis plusieurs années, élargissant sa gamme de produits. Le groupe ne compte pas s'en tenir là puisqu'il annonce une ambition à 125 M€ de son chiffre d'affaires aéronautique à l'horizon 2025. En 2020, les activités aéronautiques d'Addev Materials ont subi une baisse de chiffre d'affaires de 20%, que le groupe estime limitée par rapport aux pertes dans la filière. Julien Duvanel, CEO Aerospace & Defense et cofondateur du groupe avec Pascal Nadobny, reste néanmoins prudent pour la suite : « il faudra attendre 2022 ou 2023 pour revenir au niveau de 2019. Le redémarrage de la demande est plus lent que ce que nous pouvions espérer ». Dans ce contexte, Addev Materials peut compter sur le secteur Défense, moins impacté que l'aéronautique civile. Et Addev Materials mise sur sa stratégie de différenciation pour positionner efficacement son offre.

    La Tribune du 25 octobre

Espace
  • Espace
    La protection multicouches, élément essentiel pour le satellite Syracuse 4A
    Le 23 octobre, le lancement de Syracuse IVA, construit par Thales Alenia Space, par une Ariane 5 XXL, a bénéficié d'une protection multicouches. Une précaution qui illustre le caractère incontournable du satellite pour la défense française. L'essentiel de la menace est en identifié autour des microdrones. Dans cette perspective, de nombreux services de la défense française ont donc été mis à contribution pour la réussite du lancement dans ces conditions : gendarmerie, plusieurs régiments (3e régiment étranger d'infanterie (REI), un régiment d'artillerie, direction du renseignement et de la sécurité de la défense (DRSD), ainsi que divers matériels stratégiques (deux hélicoptères Fennec, un Falcon 50). Le prochain lancement sensible doit intervenir le mois prochain : il s'agira de la constellation CERES à trois satellites, lancée par une fusée Véga.

    Air & Cosmos du 25 octobre

Défense
  • Défense
    La défense française contribue au budget des régions à hauteur de 50 Md€ par an
    Chaque année, les revenus liés au ministère des Armées alimentant les territoires s’élèvent à 50 Md€ environ. Ils découlent de plusieurs dynamiques qui, dans certaines régions, se cumulent pour aboutir à des systèmes locaux liés à la défense, selon l’observatoire économique de la Défense (OED). Ces retombées ne sont néanmoins pas réparties de manière équivalente sur le territoire français. Ainsi, l’Ile-de-France (32%), la Nouvelle Aquitaine (13%) et la région PACA (10%) concentrent à elles seules 53% des revenus. Les retombées en Outre-mer sont également importantes, tout comme à l’étranger, la France disposant de bases militaires dans d’autres pays. Outre les trois régions métropolitaines citées, la Bretagne et la Nouvelle Aquitaine sont également des espaces intéressants pour la défense avec la présence de ports (Brest) ou d’espaces de manœuvre et d’essais de matériels de guerre. Selon l’étude, il existe logiquement une certaine proximité géographique entre les industriels (base productive) et les emprises militaires (base publique), une proximité institutionnelle (parcours professionnels proches entre ingénieurs, techniciens et militaires) et une proximité technique entre les industriels et les personnels militaires, utilisateurs et testeurs.

    Sud-Ouest du 25 octobre

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Les compagnies aériennes françaises tirent la sonnette d’alarme sur l’activité du secteur aérien
    Le président de la FNAM (Fédération Française de l’Aviation et de ses Métiers), Alain Battisti, s’alarme des chiffres du trafic aérien français : « les chiffres de septembre sont en recul par rapport à août ». Selon les chiffres de la FNAM, le trafic aérien en France ne représente, en 2021, que 35% de celui de 2019. Entre janvier et septembre 2021, seulement 44,7 M de passagers ont été recensés, contre 138,5 M en 2019. Pour 2021, la branche européenne de l’association internationale des aéroports (ACI) estime la baisse du nombre de passagers à 60% en comparaison de 2019, et exclut un retour à un niveau pré-pandémie avant 2025. En métropole, sur les neuf premiers mois de 2021, le trafic aérien est en retrait de 74% par rapport à la même période de 2019. Les dirigeants des trois principales compagnies aériennes françaises, Air France, Corsair et Air Caraïbes (et French Bee) ont appelé l’Etat à maintenir ses aides au secteur pour survivre à la crise. « Depuis le début de la crise sanitaire, les compagnies aériennes font preuve d’une remarquable capacité d’adaptation, à l’image d’Air France », affirme Anne Rigail, directrice générale d’Air France. Alain Battisti reconnaît que « l’État français a beaucoup œuvré pour aider et soutenir le secteur aérien » mais s’inquiète d’un arrêt brutal du soutien de l’État alors que le transport aérien est loin d’avoir retrouvé son niveau d’activité antérieur. La FNAM revendique ainsi la poursuite des dispositifs d’aides, telle l’allocation pour activité partielle, adaptés aux spécificités du secteur aérien, et demande que la hausse des redevances soit assumée par le budget de l’Etat, de façon à ne pas impacter le prix des billets.

    Ensemble de la presse du 25 octobre
  • Aviation Commerciale
    En Belgique, l’aviation commerciale retrouve des couleurs et confirme son engagement en faveur d’un secteur aérien plus vert
    Même si l’épidémie de Covid-19 n’est pas encore terminée, le tourisme européen reprend des couleurs, y compris en Belgique. « Nous sommes maintenant revenus au niveau de Toussaint 2019 », se réjouit Sarah Saucin, porte-parole de TUIfly Belgium, qui salue « un bilan auquel on ne s’attendait pas forcément vu que les réservations sont arrivées ces dernières semaines, mais les Belges réservent encore ». Pour le directeur du pôle aéronautique wallon Skywin, Étienne Pourbaix, le secteur aérien n’a pas encore tout à fait repris les chiffres de 2019. En outre, Étienne Pourbaix estime que le poids de l’aviation dans la production de gaz à effet de serre est moins important que par le passé, le secteur ayant déjà fourni des efforts significatifs pour réduire son empreinte carbone. Rappelant les engagements pris par l’IATA, l’Organisation internationale du trafic aérien, lors de la réunion à Boston début octobre, il affirme que « tout le secteur aérien civil s’est engagé et toutes les compagnies aériennes suivent pour être neutres carbone en 2050 », notamment grâce à l'essor des biocarburants.

    RTBF du 25 octobre
  • Aviation Commerciale
    Compagnie HOP! : Air France garantit sa présence dans le capital jusqu'en 2026
    La Tribune consacre un long article au dernier rebondissement relatif aux difficultés de la compagnie aérienne HOP!. Un peu plus de six mois après le refus de son plan social par la direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités, HOP! a réussi à régulariser sa situation. Depuis, la filiale régionale du groupe Air France est entrée en phase de décroissance avancée qui doit la conduire à réduire drastiquement son activité d'ici à fin 2022. L'avenir de HOP! ne semble plus menacé à court terme : en contrepartie de ce plan et d'une promesse de réduction des coûts à l'heure de vol, le groupe Air France s'est engagé à se maintenir au capital et à garantir un certain niveau d'activité jusqu'en mars 2026. A plus long terme, les perspectives restent néanmoins très incertaines pour la compagnie, notamment en termes de gestion de personnel (réduction des effectifs) et de la baisse d’activité. HOP! va devoir piloter de manière fine cette phase de transition afin que les départs ne soient pas plus rapides que la baisse d'activité. Au-delà des réductions des effectifs, c'est toute l'activité de HOP! qui est restructurée. « C'est une toute nouvelle compagnie qui verra le jour en 2023 », assure un pilote de HOP!. Sur le plan financier, le chiffre d'affaires va diminuer proportionnellement à la baisse de l'activité. De 500 M€ avant crise, il sera réduit d'environ 40% pour se situer aux alentours de 300 M€. La direction espère donc atteindre cette situation d'équilibre en 2023. HOP! va tout de même devoir absorber un plan social estimé à 117 M€, actuellement en train d'être réévalué à la hausse.

    La Tribune du 25 octobre

Environnement
  • Environnement
    Climat : les concentrations de gaz à effet de serre battent de nouveaux records
    A quelques jours de l'ouverture du sommet de l'ONU sur le climat, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) met en garde les négociateurs de la COP26. Les derniers chiffres relevés sont alarmants. « Au rythme où augmentent les concentrations de gaz à effet de serre, l'élévation des températures à la fin du siècle sera bien supérieure aux objectifs de l'accord de Paris, soit 1,5 à 2°C au-dessus des niveaux préindustriels », prévient le secrétaire général de l'OMM, Petteri Taalas. L'an dernier, la concentration de CO2 se situait à 149% des niveaux de 1750, c'est-à-dire avant que les activités humaines ne modifient l'équilibre naturel de la Terre. Dans cette trajectoire, la pandémie de Covid n'aura rien changé : le ralentissement de l'économie mondiale liée à la crise sanitaire n'aura « pas eu d'incidence perceptible », note l'organisation. Alors que plus d'une soixantaine de pays se sont fixé des objectifs de neutralité carbone d'ici à 2050, les météorologues de l'ONU espèrent « voir une majoration spectaculaire des engagements » à la COP26. Dans un autre rapport, l'ONU a estimé que, pris dans leur ensemble, ces engagements pourraient entraîner « une hausse de la température d'environ 2,7°C d'ici à la fin du siècle », un réchauffement « catastrophique ».

    Les Echos du 26 octobre

Innovation
  • Innovation
    Le solaire spatial, une piste prometteuse ?
    Capter l’énergie solaire dans l’espace pour la rediriger sur notre planète, cette idée fait son chemin chez les scientifiques et les militaires. Le California Institute of Technology (Caltech), près de Los Angeles, a récemment annoncé qu’il allait tester un procédé permettant de transférer de l’énergie électrique depuis un satellite jusqu’à la Terre grâce à des ondes à radiofréquence. L’armée américaine réalise déjà depuis un an des essais concluants à partir d’un panneau solaire de petite taille, et la Chine s’intéresse également au sujet. En s’affranchissant de l’atmosphère et des nuages, qui filtrent les rayons du soleil, le solaire spatial présente un meilleur rendement théorique. « Une centrale solaire en orbite permet de récupérer 7,6% de l’énergie du soleil malgré toutes les déperditions, contre 1,8 % pour une centrale solaire au sol », avance Philippe Coué, expert de l’industrie spatiale. Il reste néanmoins de gros obstacles techniques à franchir avant que le solaire spatial ne soit considéré à l’échelle industrielle. La transmission de l’énergie par micro-ondes à travers l’atmosphère génère des déperditions importantes et « pourrait rendre nécessaire la création de zones d’exclusion aérienne », pointe Olivier Sanguy, rédacteur en chef de l’actualité spatiale à la Cité de l’espace. Les déchets spatiaux mettent en danger l’intégrité des panneaux solaires, tandis que le défi de la place à occuper par les récepteurs sur Terre se pose. L’Agence spatiale européenne (ESA) anticipe que les premières applications du solaire spatial se trouveront hors de la Terre : cette technique pourrait permettre d’alimenter en électricité des bases scientifiques sur la Lune ou sur Mars, mais pas avant les années 2030.

    Le Figaro du 26 octobre
  • Innovation
    Face aux multiples défis, le président de Sita Europe pointe la résilience de l’aviation
    Après un an et demi de crise, le secteur aérien a encaissé de lourdes diminutions d’activité. Néanmoins, pour Sergio Colella, président de Sita (Société internationale de télécommunication aéronautique, une coopérative rassemblant onze compagnies aériennes), la reprise de la croissance est entamée et le chemin s’éclaircit désormais. En travaillant notamment sur la digitalisation du transport, qui vise à permettre de réduire le temps d’attente des passagers, significativement allongé par les mesures sanitaires. Outre la technologique biométrique, Sergio Colella estime que la réduction des coûts et la réduction de l'empreinte carbone constituent deux autres chantiers susceptibles de soutenir l’innovation des entreprises du secteur. En tout état de cause, la transformation numérique dans le secteur aérien a connu « un bon en avant de cinq ans » à la faveur de la crise, et cette dynamique va certainement se poursuivre avec l’arrivée progressive de la 5G. D’autant que les changements induits par la crise sanitaire ont accéléré des stratégies déjà identifiées comme prioritaires par les compagnies aériennes et les aéroports : « 84% des compagnies aériennes et 89% des aéroports investissent dans des technologies touchless et plus de 70% des aéroports investissent dans des kiosques de contrôle automatique des passeports. Nous nous dirigeons vers un monde où notre smartphone sera la télécommande de notre voyage, afin de rendre l'expérience passagers aussi fluide et positive que possible ». Le président de Sita Europe estime que les changements éminemment stratégiques que sont la blockchain, la mobilité, l'intelligence artificielle, la « computer vision » et la biométrie sont en train de transformer profondément l’industrie.

    La Tribune du 26 octobre

international
  • international
    Les hubs d’Asie en pleine croissance
    En Chine, le secteur aérien est en pleine expansion, occasionnant une très forte augmentation de la construction d’aéroports et méga-plateformes aéroportuaires dans la région. « Malgré le coup d'arrêt lié à la pandémie qui a cloué une bonne partie des compagnies mondiales sur le tarmac, les prévisions de croissance du secteur dans la région ne sont pas remises en cause », observe le consultant indépendant Brendan Sobie. « La hausse du niveau de vie des Chinois et leur appétit pour les voyages tirent la croissance du marché domestique, avec un gros programme de construction d'infrastructures dans le pipeline » souligne-t-il. Avec près de 2 Md de voyages en avion par an en 2037, la Chine deviendra le premier marché aérien du monde, loin devant les Etats-Unis. D'après le plan Transports du gouvernement chinois annoncé en début d'année, le pays ambitionne de comptabiliser 400 aéroports en service d'ici à 2035. Un tel dynamisme contraste avec l'Europe, où les projets d'extensions et les nouvelles constructions aéroportuaires sont pratiquement à l'arrêt. A la suite de l’annulation du plan d'expansion du Terminal 4 de l'aéroport Roissy Charles-de-Gaulle, le groupe ADP (Aéroports de Paris) entend de son côté trouver à l'international des débouchés de croissance, notamment en Inde, qui est en passe de devenir le troisième marché aéroportuaire du monde.

    Challenges du 21 octobre