Synthèse de presse

Industrie
  • Industrie
    Airbus approche les 400 commandes au salon de Dubaï
    Après la commande groupée de 255 appareils moyen-courriers A321 monocouloirs par Indigo Partners, Airbus a annoncé le 15 novembre une précommande de 111 avions, de l'A220 au nouvel A350 cargo, par le loueur américain ALC. Par ailleurs, Jazeera Airways a signé un protocole d’accord portant sur la commande de 28 Airbus (A320neo). L’accord comprend 20 appareils A320neo et 8 appareils A321neo. Ces trois commandes consécutives d'Airbus confirment l’impression de reprise qui domine au salon aéronautique de Dubaï. En deux jours de salon, Airbus a donc engrangé près de 400 nouvelles commandes, portant son score à 658 commandes depuis le début de l’année, contre 732 pour Boeing. Ce redécollage des commandes ne concerne encore que les avions moyen-courriers. Et le président exécutif d’Airbus Guillaume Faury rappelle que la crise n’est pas encore derrière nous : « Pour le moyen-courrier, ça sera en 2023, mais pour le long-courrier, ça sera plutôt 2025, même si le trafic international repart lui aussi », estime Guillaume Faury. Par ailleurs, la reprise ne produit pas ses effets de manière homogène au niveau mondial : « L'Asie est encore largement fermée et il est plus facile de prendre des décisions régionales ou nationales qu'à l'international ». Concernant la hausse des cadences anticipée, le dirigeant est conscient que cela sera difficile pour l'ensemble de la chaîne de fournisseurs, mais estime que ces commandes constituent avant tout une réelle opportunité de relancer durablement le secteur.

    Ensemble de la presse du 16 novembre
  • Industrie
    ATR verdit à son tour sa gamme d'avions (ATR 72 et ATR 42)
    Après l'A320neo et l'A330neo, l'avionneur franco-italien ATR (Airbus et Leonardo) lance la remotorisation de sa gamme d'avions (ATR 72 et 42) grâce à des moteurs plus verts. Le constructeur numéro un mondial d'avions régionaux a choisi les moteurs Pratt & Whitney Canada PW127XT, qui offriront aussi une efficacité supérieure et un temps de vol supplémentaire. « Disponible aujourd'hui, la série de moteurs PW127XT crée un nouveau précédent dans le secteur de l'aviation régionale », souligne le président exécutif d'ATR, Stefano Bortoli. « Grâce à ce moteur, ATR établit une nouvelle référence en matière de durabilité et de coûts d'exploitation pour l'aviation régionale », estime l'avionneur. Avec des émissions de C02 diminuées de 40%, la technologie du PW127XT devrait permettre à ATR d'atteindre son ambition de 100% de compatibilité avec les carburants durable d'aviation (SAF), d'ici à 2025. Plusieurs opérateurs ont déjà manifesté leur intérêt, dont Air Corsica, client de lancement de cette nouvelle série de moteurs. Fidèle à ATR depuis sa création il y a plus de 30 ans, la compagnie aérienne corse a pris la décision de renouveler intégralement sa flotte de turbopropulseurs ATR 72 en commandant cinq ATR 72-600, propulsés par le nouveau moteur de Pratt & Withney Canada. Les premières livraisons sont prévues dès novembre 2022.

    La Tribune du 16 novembre
  • Industrie
    Après des premières années timides, le Rafale rencontre un franc succès
    L’entrée en vigueur du contrat entre l’Egypte et Dassault Aviation, ce lundi 15 novembre, est l’occasion pour Les Echos de revenir sur les succès engrangés par le Rafale depuis 2015. Après une première phase compliquée, 162 commandes fermes ont été passées et depuis les bonnes perspectives se succèdent. En février 2015, l'Egypte a été signataire du tout premier contrat à l'exportation du Rafale, portant sur 24 appareils pour un montant total de 5,2 Md€. Depuis, Dassault Aviation a enregistré plusieurs grandes commandes, avec le Qatar (24 appareils neufs, relevés à 36 en 2017), puis l’Inde (36 appareils à livrer à New Delhi jusqu'en 2022). Malgré les turbulences liées au contrat indien, Dassault Aviation poursuit sa lancée puisqu’en janvier dernier, la Grèce est devenue le premier acheteur européen du Rafale, suivie par la Croatie. Plusieurs tractations pourraient venir compléter le carnet de commandes de Dassault dans les années à venir : des discussions pour une commande de 36 Rafale sont en cours avec l’Indonésie, qualifiées de « très avancées » par la Ministre des Armées Florence Parly. Dassault Aviation devrait également recevoir bientôt le verdict de l'appel d'offres lancé par la Finlande, qui cherche à remplacer sa flotte d’escadrons.

    Les Echos du 16 novembre
  • Industrie
    A Dubai, Overland Airways commande trois Embraer 175
    Annoncée le 15 novembre 2021 dans le cadre du salon aéronautique de Dubaï, la compagnie aérienne du Nigeria Overland Airways a commandé trois Embraer 175 avec une option pour trois autres. Le président et chef de la direction d’Overland Airways Edward Boyo a déclaré : « Nous sommes convaincus que c’est le bon moment pour investir, car l’aviation régionale est sur une reprise post-pandémie optimiste ». Cesar Pereira, vice-président pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique d’Embraer Commercial Aviation a ajouté : « Nous constatons une demande croissante à long terme d’avions aux dimensions adaptées afin de fournir des liaisons intérieures rentables au Nigéria ». Présentant lundi ses perspectives de marché à 20 ans, Embraer a identifié les tendances qui, selon lui, influenceront la demande de voyages aériens et façonneront la demande future de voyages et d’avions dans les prochaines décennies : l’environnement (les compagnies aériennes acquerront des flottes plus économes en carburant), la numérisation (progrès technologiques, y compris le travail à domicile et la vidéoconférence) et la régionalisation (relocaliser la production et minimiser les perturbations de la chaîne d’approvisionnement).

    Air Journal du 16 novembre

Espace
  • Espace
    Un essai de missile antisatellite russe menace l'équipage de l'ISS
    Lundi, la Russie a mené un tir de missile antisatellite qui a entraîné des débris orbitaux menaçant directement les occupants de la Station spatiale internationale (ISS), en orbite à environ 402 km au-dessus de la Terre. « La Russie a conduit de façon irresponsable un test destructeur de missile antisatellite à ascension directe à l'encontre de l'un de ses propres satellites », a déclaré le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, dans un communiqué. Le test aurait généré plus de 1 500 de débris orbitaux traçables, et pourrait en générer des centaines de milliers de morceaux plus petits. « Je suis scandalisé par cette action irresponsable et déstabilisatrice », a déclaré dans un communiqué le patron de l'agence spatiale américaine, Bill Nelson. Cet évènement intervient quelques jours après que plusieurs grands acteurs du secteur de l'aéronautique spatiale ont lancé au Forum de Paris sur la Paix une initiative afin de réduire la pollution de l'orbite terrestre.

    Les Echos du 16 novembre
  • Espace
    La prochaine mission lunaire n’aura pas lieu avant 2026, selon la NASA
    Le retour d'humains sur la Lune, déjà repoussé la semaine dernière par la NASA de 2024 à 2025, aura en réalité lieu en 2026 « au plus tôt », a jugé lundi 15 novembre un rapport indépendant du Bureau de l'inspecteur général. Le programme américain Artemis de retour sur la Lune rencontre « des difficultés techniques et des retards accrus par la pandémie de Covid-19 et des événements météo », explique le rapport. Ainsi, les nouvelles combinaisons spatiales ne seront pas prêtes « avant mai 2025 au plus tôt », notamment en raison de « défis techniques et de manque de financements ». Et le développement du système d'alunissage habité (HLS), confié à SpaceX, subira lui aussi des retards. Compte tenu de ces facteurs, « nous estimons que la NASA va dépasser de plusieurs années son calendrier actuel pour poser des humains sur la Lune en 2024 » indiquent les auteurs du rapport, qui ne prend pas en compte la dernière annonce de l'agence ayant déjà reculé la date. Par conséquent, la date de la prochaine mission lunaire glissera probablement à 2026, au plus tôt.

    Sciences et Avenir et Les Echos du 16 novembre
  • Espace
    Le secteur spatial européen mise sur les lanceurs réutilisables et les vols habités pour revenir dans le jeu mondial
    Concurrencé de toutes parts, le secteur spatial européen parie sur les lanceurs réutilisables et un programme de vol habité pour se relancer. La situation de l’Europe spatiale est délicate, qui est menacée de déclassement par rapport à la Chine, aux Etats-Unis et à la Russie : « Il y a, à l'évidence, un risque que SpaceX s'impose comme un acteur hégémonique mondial », estime Philippe Baptiste, président du CNES, l'agence spatiale française. « L'Europe commence à réinvestir, mais l'effort est loin de celui des Etats-Unis, de la Chine ou de l'Inde », résume Arthur Sauzay de l'Institut Montaigne. Outre ce retard, les pays européens font face au risque de division et de concurrence, chacun souhaitant pousser ses projets de micro-lanceurs (France, Allemagne et Italie). Le soutien de l’Agence spatiale européenne (ESA) et des industriels à Ariane 6 reste certes fort, et l’UE conserve aussi de belles positions sur le segment des satellites. Mais pour espérer rester un acteur dans la course mondiale, l’Europe va devoir encore accélérer. La prochaine conférence ministérielle de l'ESA, prévue fin 2022, s'annonce donc décisive. Des voix s'élèvent aussi pour réclamer un grand programme de vol habité, qui permettrait à l'Europe de rejoindre le club très fermé des puissances capables d'envoyer des humains dans l'espace (Etats-Unis, Chine, Russie).

    Challenges du 13 novembre

Compétitivité
  • Compétitivité
    SpaceX mise sur l’avion connecté
    Après avoir fait irruption dans l’industrie des lanceurs spatiaux avec SpaceX et celui des voitures électriques Tesla, Elon Musk entend désormais s’attaquer au marché de l’internet haut débit dans l’aéronautique commerciale avec Starlink, sa constellation géante, qui compte 1700 satellites, en orbite basse, sur un total de 12 000 à terme. Le milliardaire ambitionne de devenir un fournisseur d’internet haut débit à un prix ultra compétitif, partout dans le monde. La constellation a testé ses premiers services en 2019 avant d’en lancer une première version fin 2020. La signature des premiers contrats avec des compagnies est espérée en 2022, une fois obtenu le feu vert des autorités de la sécurité aérienne aux États-Unis et en Europe. Chaque système doit être certifié par type d’avion. Le patron de SpaceX cible d’abord les Boeing 737 Max et Airbus A320neo qui représentent 70% de la flotte mondiale, mais l’objectif est bien de cibler tous les appareils. Alors que Starlink devient concurrent de Thales et de Panasonic, l’arrivée de SpaceX dans le jeu de la connectivité aérienne est prise au sérieux par les acteurs historiques.

    Le Figaro du 15 novembre

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Après l’impact de la pandémie, Lufthansa reprend des couleurs
    La compagnie aérienne allemande Lufthansa a franchi une étape importante de sortie de crise. Vendredi 12 novembre, elle a annoncé avoir remboursé la dernière tranche des aides publiques reçues lors de la crise sanitaire, soit 1 Md€. Interrogé ce week-end par plusieurs médias, Carsten Spohr, le directeur du groupe, s’est déclaré « soulagé et fier ». Clouée au sol début 2020 à cause de la pandémie liée à la Covid-19, au bord de la faillite après avoir connu les trois meilleures années de son histoire, Lufthansa n’avait dû son salut qu’à une intervention massive de l’Etat allemand. Le plan de sauvetage de Lufthansa, bouclé le 25 mai 2020, comprenait un paquet d’aides à hauteur de 9 Md€ garantis par Berlin, l’Autriche, la Suisse et la Belgique. 3,8 Md€ d’euros au total ont été utilisés par la compagnie, désormais remboursés. La compagnie a réussi ce retournement grâce au placement réussi d’une obligation sur les marchés (d’un montant de 1,5 Md€), à la nette reprise de l’activité au troisième trimestre par rapport à l’an dernier à la même période (avec un chiffre d’affaires de 5,2 Md€), et à la baisse drastique des coûts de fonctionnement (30 000 emplois ont été supprimés ces derniers mois, sur la base de départs volontaires). Restent deux grandes inconnues sur l’évolution de l’activité : l’évolution de la pandémie et l’effet des politiques de réduction des émissions de CO2.

    Le Monde du 16 novembre

Défense
  • Défense
    Les EAU profitent du Dubai Airshow pour renforcer leurs équipements militaires
    Pleins feux sur les Emirats arabes unis et leur salon de l’aéronautique, le Dubai Airshow. Afin d’assurer le plus grand rayonnement possible à l’évènement, les EAU ont annoncé une série de contrats militaires, pour un montant global dépassant les 4 Md€. L'annonce la plus notable a été la commande de deux ravitailleurs supplémentaires Airbus A330 MRTT, pour un montant de 625 M€. Les livraisons débuteront en 2024 et les deux appareils bénéficieront des dernières améliorations opérationnelles développées par les équipes d'Airbus Military Aircraft. Autre contrat d'importance, celui passé auprès de Progressive Technologies pour la fourniture de munitions pour la Force aérienne et la Défense aérienne des Emirats Arabes Unis. L'américain Goodrich s'est vu attribuer 16,5 M€ pour la fourniture de services de soutien et d'assistance technique ainsi que de pièces de rechange. Thales a de son côté enregistré deux contrats, l'un portant sur l'achat de systèmes de communication, l'autre portant sur l'achat de pièces de rechange et de maintenance.

    Air & Cosmos du 15 novembre
  • Défense
    En France, l’aviation de chasse est à la peine
    Dans une vaste enquête, Air & Cosmos pointe les fortes tensions qui pèsent sur les flottes de l’armée française, en particulier dans le secteur stratégique de la chasse. Si au Sahel, 58% des frappes aériennes en 2020 ont été réalisées par des drones Reaper, cette efficacité apparait en partie due à la nature asymétrique du conflit qui se joue dans la bande sahélo-saharienne. Or, la plupart des autres conflits nécessiteront probablement des chasseurs, polyvalents, réactifs et adaptables. Dans ce contexte, l’Armée de l’Air et de l’Espace (AAE), qui s’est vu prélever 12 appareils à destination de la Grèce, fait face à une réduction de ses équipements, alors qu’au moins 12 autres avions devraient suivre afin d’honorer le contrat passé avec la Croatie. Une situation qui, d’après Air & Cosmos met à mal la situation de l’AAE, fragilisée par le manque de personnels (ses effectifs ont décru de 25% en quelques années) et les ponctions export. Une situation qui justifierait l’établissement d’un plan d’urgence pour assurer la modernisation et la soutenabilité des équipements des armées françaises.

    Air & Cosmos du 12 novembre