Synthèse de presse

Industrie
  • Industrie
    A Dubaï, le président du GIFAS souligne la vitalité du secteur aéronautique français
    Dans un article publié par le journal Arabian Aerospace lors du Dubaï Airshow 2021, le président du GIFAS, également président exécutif d’Airbus Guillaume Faury, a réaffirmé sa confiance en la résilience de l’industrie aéronautique et spatiale française. Relevant que pas moins de 55 entreprises françaises, dont 48 membres du GIFAS, étaient représentées au salon de Dubaï, il a souligné la densité de l’activité de ces entreprises dans cette région du Proche-Orient. Si le dirigeant a réitéré sa confiance en une sortie de crise prochaine, il a souligné que, concernant l’aviation commerciale, la reprise risquait de prendre davantage de temps. En effet, la pandémie n’a pas disparu, les tensions persistent sur les chaînes d’approvisionnement mondiales, et certains appareils restent cloués au sol. Guillaume Faury a salué la bonne résistance des entreprises françaises du secteur aéronautique, rappelant que celui-ci n’avait perdu que 4% de son personnel au cours de la crise, notamment grâce à un soutien important de l’Etat qui a rendu possible l’adoption de mesures spécifiques, comme le travail à temps partiel. Le redécollage de la filière est en perspective.

    Arabian Aerospace du 16 novembre
  • Industrie
    Les commandes s’enchaînent pour Airbus
    Après l’annonce du méga-contrat de 255 avions avec Indigo Partners, de la commande par Air Lease (ALC) de 111 avions (devenant le premier client de l'A350 cargo), Airbus a enregistré le 16 novembre une commande de dix A220 de la part de la compagnie aérienne Ibom Air (Nigeria), et un engagement de la lowcost Jazeera Airways (Koweït) pour 28 appareils A320neo et A321neo. La version cargo de l'A350, qui doit entrer en service en 2025, avait été dévoilée par Airbus en juillet dernier, avec l'ambition de conquérir un marché encore dominé par son concurrent Boeing, notamment grâce au dynamisme du fret aérien. Au sujet de la commande d’ALC, le directeur commercial d'Airbus Christian Scherer affirmait que « nous sortons du marasme de Covid (…) ALC consolide son portefeuille de commandes pour les types d'avions les plus recherchés alors que nous sortons de la crise et, en particulier, a constaté la formidable valeur que l'A350F apporte au marché du fret ».

    Gulfnews du 16 novembre et Air Journal du 17 novembre
  • Industrie
    ATR engrange les commandes au Dubai Airshow 2021
    Après Air Corsica, Binter Canarias et Toki Air, ATR a enregistré une nouvelle commande de la part d’AfriJet. La compagnie gabonaise AfriJet a confirmé une commande de trois biturbopropulseurs ATR 72-600, alors qu'elle se prépare à remplacer certains de ses appareils ATR 72-500 existants. Lors de l'annonce de l'accord, ATR a affirmé sa vision pour une aviation responsable en Afrique. « Pour être efficace en Afrique, un avion doit être rentable, fiable et polyvalent sur le plan opérationnel », a déclaré Mark Gaffajoli, PDG d'AfriJet, ajoutant : « Nous avons besoin de ces nouveaux avions ATR, car la création d'une connectivité dans le golfe de Guinée est vitale pour l'essor du commerce et l'intégration communautaire (…) En tant qu'opérateur en Afrique équatoriale, nous sommes fiers de nous préparer à investir dans un appareil à faible empreinte carbone et à l'impact écologique contrôlé et prévisible ». Parallèlement, le transporteur régional japonais Toki Air a signé une lettre d'intention portant sur une collaboration avec ATR afin de consulter sur l'ajout d'avions ATR 42 à sa flotte.

    Aviation International News du 16 novembre

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Pourquoi Emirates mise toujours sur l’A380
    Malgré la crise, la compagnie aérienne émiratie continue de chérir ses A380. Si l’avion a été perçu comme trop difficile à remplir pour d’autres compagnies, Emirates a maintenu à flot son engin pendant la crise sanitaire. « Si on les avait cloués définitivement au sol, Dubaï, qui possède Emirates, aurait dû passer une perte de 45 à 50 Md$ », reconnaît le président de la compagnie Tim Clark. Ce modèle offre aussi un confort incomparable par rapport à d’autres avions plus petits : « Les clients sont très attachés à l’A380. Depuis que nous avons rouvert le Nice-Doha en juillet, nous le faisons en 777. Et les passagers nous réclament le retour de l’A380 » explique Cédric Renard, directeur général d’Emirates France. Grâce à son tropisme exclusivement long-courrier où les passagers enchaînent deux vols avec une correspondance au hub de Dubaï, la compagnie parvient à remplir ces avions. Néanmoins, la consommation de kérosène de ces gros appareils reste une préoccupation pour Emirates, alors que les prix du pétrole continuent d’augmenter.

    Le Figaro du 17 novembre
  • Aviation Commerciale
    Air France KLM choisit Intelsat pour équiper ses appareils d’internet haut débit
    Intelsat a été sélectionné par Air France pour installer son système d’internet à haut débit à bord des 60 Airbus A220, commandés par la compagnie aérienne. Dave Bijur, vice-président Aviation commerciale d’Intelsat, s’est félicité de ce choix : « C’est un succès important pour nous car Air France aurait pu opter pour des services de connectivité terrestres (air-to-ground) puisque l’A220 réalise des vols court et moyen-courriers ». En Europe, Intelsat a déjà remporté des contrats auprès de British Airways et Iberia, membres du groupe IAG, et de Virgin Atlantic. Le groupe américain réfléchit aussi à comment répondre au besoin des lowcost Ryanair et EasyJet qui souhaitent installer à bord de leurs flottes « un système d’internet haut débit, léger et peu coûteux ». Intelsat propose aussi d’installer un équipement d’internet rapide. Pour acquérir de nouvelles parts de marché en Europe, Intelsat compte sur la technologie 2 KU plus puissante et à large bande passante qui permet une couverture d’une large région et de « suivre chaque avion individuellement, de son point de départ à sa destination finale », précise Dave Bijur.

    Le Figaro du 16 novembre

France Relance
  • France Relance
    L'Etat engage près de 2 Md€ supplémentaires sur la filière hydrogène
    Emmanuel Macron a annoncé, lors de sa visite de Genvia, un fabricant d'électrolyseurs (ces appareils permettant de produire de l'hydrogène à partir d'un courant électrique injecté dans de l'eau), que 1,9 Md€ seront consacrés au développement de la filière hydrogène. Un montant qui s'inscrit dans le cadre du plan d'investissements France 2030, et qui s’ajoute aux 7 Md€ déjà consacrés à cette filière dans le cadre du plan France Relance. L'entreprise Genvia tire sa force de sa technologie très innovante et prometteuse issue des « électrolyseurs dits « à haute température », qui permettent d'obtenir un rendement supérieur de 15 % sur la quantité d'hydrogène décarboné par rapport à un électrolyseur alcalin classique. A terme, une telle technologie pourrait permettre d'économiser 6 mégatonnes de CO2 par an, soit l'équivalent des émissions de la ville de Paris. Pour le gouvernement, le développement d'une filière française hydrogène forte répond à de nombreux enjeux, dont la création « de 50 000 à 100 000 emplois d'ici à 2030 », selon l'Elysée.

    Les Echos du 17 novembre

Défense
  • Défense
    Thales dévoile un radar de surveillance aérienne aux capacités de traitement cinq fois plus élevées
    Thales a dévoilé un nouveau radar aux performances significativement accrues par rapport à celles affichées par ses précédents modèles de la gamme GM400. Le radar Ground Master 400 Alpha dispose d’une puissance de traitement cinq fois plus élevée et d’algorithmes d’intelligence artificielles « avancés ». Radar 3D à longue portée, le GM400 Alpha pourra constituer pour les forces armées un « outil précieux pour obtenir un avantage tactique, en détectant tous les types de menaces de manière précoce, offrant ainsi de précieuses minutes pour la prise de décision et l’action », assure l’industriel. Le fonctionnement de ce GM400 Alpha repose sur la technologie numérique à faisceaux superposés, ce qui lui permet de détecter des cibles « allant des jets et missiles rapides aux hélicoptères et drones en vol stationnaire ». Surtout, Thales insiste sur sa capacité à détecter et à poursuive la menace des « drones tactiques volant près du sol », tout en faisant de même, simultanément, pour les chasseurs-bombardiers évoluant à plus haute altitude.

    Opex360 du 15 novembre

Environnement
  • Environnement
    Safran Helicopter Engines et ÖAMTC Air Rescue vont coopérer sur le déploiement des biocarburants
    Safran Helicopter Engines et l'opérateur autrichien ÖAMTC Air Rescue vont coopérer sur le déploiement de carburants aérien durables (SAF). Le motoriste va assister l'opérateur autrichien dans l'utilisation de SAF sur sa flotte d'Airbus H135 équipés de moteurs Arrius 2B2. L’objectif est de parvenir, d'ici à l'été 2022, à ce que l’un de ses hélicoptères de transport médical soit en mesure de fonctionner avec 30 à 50% de biocarburant. Dans un deuxième temps, les deux partenaires étudieront l'utilisation de 100% de SAF, ainsi que des carburants innovants tels que les e-carburants. Marco Trefanitz, PDG d'ÖAMTC Air Rescue, a déclaré : « Les SAF sont un atout essentiel pour réduire l'empreinte carbone de notre flotte. Notre société de maintenance Helikopter Air Transport GmbH (HeliAir) (..) va nous apporter tout son soutien dans cette campagne d'essais ». Franck Saudo, Président de Safran Helicopter Engines, a commenté : « L'utilisation de carburants durables, chez les opérateurs d'hélicoptères et sur nos sites, est un levier prometteur pour réduire significativement les émissions de CO2 sur l'ensemble du cycle de vie de nos produits ». Le premier vol d'un hélicoptère d'ÖAMTC avec du carburant durable est prévu pour l'année prochaine.

    Zonebourse du 17 novembre

Formation
  • Formation
    L'ancien président de Thales nommé à la tête de l'Académie des technologies
    Denis Ranque, qui fut patron de Thales, et ancien président du conseil d'administration d’Airbus, prend la tête de l'Académie des technologies, une institution qui ambitionne d'éclairer la société et les pouvoirs publics sur les grands choix technologiques, du nucléaire aux vaccins en passant par la 5G. Denis Ranque vient d’être élu président de l’institution, et explique vouloir doper la notoriété de ces académiciens particuliers, issus de la recherche et de l'industrie. Il explique vouloir contribuer à sa manière à la « bataille » en faveur d'un « progrès raisonné, choisi et partagé », la devise de cette société savante comptant plus de 330 membres. « Aujourd'hui, de plus en plus de monde doute de l'apport de la technologie et du progrès », déplore Denis Ranque, qui espère faire de l'Académie un « tiers de confiance » recherché au truchement de travaux détaillés et nuancés.

    Les Echos du 16 novembre
  • Formation
    Patrick Gandil devient le nouveau président de l’Aéro-Club de France
    Première femme présidente de l’Aéro-Club de France, Catherine Maunoury est arrivée au terme de ses deux mandats et laissé la place à Patrick Gandil, nouveau président de l’institution. Membre du conseil scientifique du Musée de l’Air et de l’Espace et Co-fondateur de l’association Aérobiodiversité, le nouveau Président est ingénieur issu de l’Ecole Polytechnique et de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Après un début de carrière marqué par les techniques de génie civil, il a officié dans plusieurs cabinets ministériels (fonction publique, de la décentralisation et de la Réforme de l’Etat, Equipement), avant de devenir en 1997 chef du service des Bases Aériennes de la Direction Générale de l’Aviation Civile puis d’en prendre la tête en 2007. Un poste qu’il gardera jusqu’en 2020, date à laquelle il entre au Conseil d’Etat. Il fut également Président d’Eurocontrol et Vice-Président de la conférence Européenne de l’Aviation Civile.

    Aerobuzz du 10 novembre

Espace
  • Espace
    NewSpace : la startup Pangea Aerospace réussit une première mondiale
    Pangea Aerospace, une startup basée à Barcelone, a réussi le premier essai à feu d'un moteur-fusée aerospike à refroidissement régénératif. Ce démonstrateur permet à Pangea Aerospace de déverrouiller des verrous technologiques liés à l'histoire de ce type de moteur, très compliqué à refroidir. Une performance qui permettra à ce moteur de propulser des mini-lanceurs actuellement en développement. Cette campagne de tests « visait à démontrer notre process de fabrication du moteur et de son refroidissement », précise le patron du commerce et cofondateur de Pangea Aerospace, Xavier Llairó. Selon Pangea Aerospace, qui pourrait ouvrir une filiale à Toulouse, il s'agit d'une « avancée majeure dans la propulsion » des lanceurs. La startup promet un moteur-fusée aux performances incroyables si les engagements annoncés sont tenus en opérations et à condition de terminer son développement. Il s’agit d’un type de moteur que la NASA avait tenté de mettre au point dans les années 90, mais le programme a été finalement abandonné.

    La Tribune du 16 novembre