Synthèse de presse

Industrie
  • Industrie
    Albany International Corp. et Safran Aircraft Engines prolongent leur partenariat jusqu'en 2046
    Safran Aircraft Engines et Albany International Corp, développeur et fabricant de matériaux composites techniques de premier plan, ont annoncé un accord prolongeant leur partenariat jusqu'en 2046. Les deux sociétés entendent travailler ensemble sur la prochaine génération de moteurs et de contribuer ainsi à l'engagement de l'industrie aéronautique en faveur de l'objectif de zéro émission nette de CO2 en 2050. Albany International Corp. et Safran ont signé en 2006 l'accord-cadre initial, qui a donné lieu à la création de leur coentreprise pour le développement de pièces composites de haute technologie destinées aux moteurs, trains d'atterrissage et nacelles d'avions. « Les objectifs fixés pour la prochaine génération de moteurs d'avion présentent de multiples facettes et sont techniquement exigeants (…) La prochaine génération de moteurs d'avion rehausse considérablement la barre en matière de rendement énergétique et contribue à un avenir plus durable », a déclaré Bill Higgins, président et PDG d'Albany International Corp. « Sur la base du partenariat que nous avons développé avec Albany sur le programme LEAP, nous nous réjouissons d'entamer un nouveau chapitre de notre coopération stratégique », a déclaré Jean-Paul Alary, Président de Safran Aircraft Engines.

    Zone Bourse du 30 novembre
  • Industrie
    Collins Aerospace relance sa filiale Actuation France
    Un an après des difficultés rencontrées en raison de la crise sanitaire, sa filiale Actuation France retrouve le dynamisme. « Je m'attends à un vrai décollage au deuxième semestre 2022 », confirme le PDG d’Actuation France au sein de Collins Aerospace, Jean-Marie Carvalho. Entretemps, Airbus a enregistré différentes commandes et prévoit une augmentation de la cadence d'assemblage des A320. Collins Aerospace, qui fournit la quasi-totalité des commandes de vol actionnant les gouvernes du best-seller d'Airbus, devrait donc accélérer le tempo. Ceci, alors que la supply chain génère des inquiétudes liées aux tensions sur les matières premières et dans certaines spécialités telles que le traitement de surface ou l'électronique. Mais Jean-Marie Carvalho estime que l’entreprise peut compter sur plusieurs atouts pour faire face à cette remontée en puissance des cadences, notamment le plan de transmission des savoir-faire qui a permis d’anticiper les départs, et le soutien de l’Etat, qui va lui allouer 11 M€ sur cinq ans, au titre de la R&D. Cela permettra notamment, le développement des nouvelles générations de commandes de vols « plus écologiques, plus électriques, plus intelligentes et plus intégrées ».

    La Tribune du 30 novembre
  • Industrie
    Un tandem s'apprête à diriger Air Liquide
    Air Liquide veut profiter d'un changement de génération à la tête de la direction opérationnelle du groupe pour revoir sa gouvernance. Le conseil d'administration vient ainsi d'annoncer que lors de la prochaine assemblée générale du groupe en mai 2022, une dissociation des fonctions sera proposée entre le rôle de président et celui de directeur général. Benoît Potier sera proposé comme futur président et la direction générale devrait être confiée à François Jackow, actuellement directeur général adjoint. La nouvelle organisation a vocation à devenir opérationnelle en juin 2022. Sous la direction de Benoît Potier, le groupe a plus que doublé de taille pour dépasser les 20 Md€ de revenus et sa capitalisation boursière a été multipliée par cinq. Air Liquide pèse aujourd'hui autour de 70 Md$ en Bourse.

    Les Echos du 1er décembre

Environnement
  • Environnement
    Biocarburants : essais concluants sur l’A350 avec deux moteurs Rolls-Royce
    Pouvoir utiliser un carburant 100% durable est l'objectif que se sont fixés avionneurs et motoristes après avoir réussi à certifier depuis 2013 un mélange de 50% de carburant durable et de carburant traditionnel. Pour l’atteindre, des essais ont été lancés début 2021 avec un Airbus A350 propulsés par des moteurs Rolls-Royce Trent XWB, avec un carburant 100% durable (CAD) utilisé sur les deux moteurs. Ces travaux ont montré les performances avantageuses en matière d'émissions des mélanges de carburant jusqu'à 50 % de carburant durable et ont ouvert la voie aux vols d'essais à 100% de CAD pour ECLIF3. L'équipe a également effectué des tests de conformité qui n'ont révélé « aucun impact opérationnel », indique Airbus. L'équipe de recherche a constaté que le CAD « libère moins de particules que le kérosène conventionnel dans toutes les conditions de fonctionnement, ce qui laisse entrevoir la possibilité de réduire l'impact climatique et d'améliorer la qualité de l'air autour des aéroports ». Une piste très prometteuse pour la décarbonation du secteur aérien.

    Air & Cosmos du 30 novembre

Défense
  • Défense
    Les critères européens de l'ESG mettent la pression sur les entreprises européennes de défense
    Les entreprises européennes du secteur de la défense font face à des difficultés venues des investisseurs mettant en avant leur « responsabilité sociale ». Ces derniers exigent notamment de ces entreprises une plus grande transparence dans la fabrication et la vente d'armes, dans le cadre de la montée en puissance des critères ESG (environnemental, social et de gouvernance). L’ASD (l'association pour "Aeronautics, Space, Defence and Security Industries" en Europe) a écrit à la Commission européenne, soulignant les contradictions entre la volonté de l'UE de renforcer ses capacités en matière de défense et les projets de propositions sur les critères ESG. Déjà, certaines banques et investisseurs coupent les liens avec l'industrie, a déclaré Alessandro Profumo, président de l'ASD et directeur général du groupe de défense italien Leonardo. Plusieurs grandes entreprises de défense européennes, dont le français Thales et le britannique BAE Systems, ont intensifié leurs efforts pour expliquer ce qu'elles font et souligner leurs contributions aux économies et à la sécurité nationale. D'autres cadres européens avertissent qu'un écart d'évaluation est en train de se creuser avec les États-Unis, où les industries de défense sont plus largement acceptées. En considérant l'industrie de la défense comme socialement nuisible, l’UE pourrait mettre en péril sa propre sécurité.

    Financial Times du 1er décembre
  • Défense
    Le futur porte-avions de nouvelle génération (PANG) est sur la bonne voie
    Le magazine Air & Cosmos consacre un dossier au porte-avions de nouvelle génération, dont le programme a été officiellement lancé par le président Emmanuel Macron en décembre 2020 qui avait précisé que le futur porte-avions serait à propulsion nucléaire. La construction du PANG est prévue de 2031 à 2034, avant des essais en mer en 2036 et une entrée en service en 2038. Pour l’amiral Chaperon, conseiller marine de Thales, le PANG représente « le SCAF du naval, le programme qui va porter le combat collaboratif (…) L’activité aérienne, autour de ce porte-avions, comprendra des NGF, mais aussi des remote carriers, le drone va prendre une importance considérable et trouvera sa place à bord du PANG ». D’ici là, l’état-major de la Marine doit obtenir que la problématique RH soit convenablement prise en compte par les Armées, alors que la Marine nationale aura besoin d’un noyau de 300 marins pour permettre de constituer un vivier qualifié à l’horizon 2033. Un chantier dans le chantier.

    Air & Cosmos du 26 novembre

Compétitivité
  • Compétitivité
    Le pôle Systematic, pilote de la filière drones en Île-de-France
    La filière drones d’Île-de-France se restructure pour accélérer son développement. Systematic, le pôle européen de la « deeptech », a repris les activités du cluster Drones Paris Région en 2021 et pilote désormais le développement de la filière francilienne. Il inaugure aujourd’hui, avec Thales et Eurocontrol, le Centre d'excellence drones d'Ile-de-France, à Brétigny-sur-Orge (Essonne). Pour ce faire, Systematic s’est doté d’un nouveau « hub » technologique, le hub drones. « Systematic va apporter son expérience d’animateur de filières d’excellence et fédérer les acteurs autour d’une dynamique collective. Le pôle va aussi œuvrer à une ouverture transverse dans les domaines technologiques de Systematic, offrant l’opportunité aux membres du hub drones de tisser des liens avec l’ensemble de cet écosystème » résume Morgan Bertin, directeur digital ATC&UTM Services chez Thales et président du hub drones. Ce transfert va contribuer à renforcer l’écosystème francilien des drones, lequel a déjà atteint une masse critique et rassemblerait 19% des acteurs du secteur. « Systematic est une belle locomotive. Toutes les entreprises sont embarquées, se sentent impliquées », se réjouit Arnaud Bazin, le patron de Drones Center.

    L’Usine Nouvelle du 1er décembre

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Kenya Airways et South African Airways signent un accord de partenariat stratégique
    Kenya Airways et South African Airways (SAA) ont signé le 25 novembre un accord de partenariat stratégique avec pour objectif de lancer un groupe aérien panafricain d’ici 2023. Ce partenariat fait suite au protocole de coopération (MoC) que les deux compagnies africaines ont signé il y a deux mois dans le but de promouvoir l’échange d’expertise, d’innovation et de technologies numériques. Toutes deux ébranlées par la crise de la Covid-19, les deux compagnies africaines estiment qu’une alliance des actifs, voire éventuellement une fusion de certaines opérations, fournira « un environnement aérien plus fort et plus compétitif ». « Le partenariat renforcera la viabilité financière des deux compagnies aériennes en créant une connectivité de transport aérien, en bénéficiant des deux hubs basés à Johannesburg et Nairobi. Cela stimulera les circuits touristiques du Kenya et de l’Afrique du Sud, qui représentent une part importante du PIB des deux pays », a indiqué le président de SAA, John Lamola. De son côté, le président de Kenya Airways, Michael Joseph, a déclaré : « Cette coopération est conforme à l’objectif principal de Kenya Airways de contribuer au développement durable de l’Afrique et est basée sur des avantages mutuels. Il augmentera la connectivité en augmentant le trafic de passagers et les opportunités de fret tout en améliorant la mise en œuvre de l’AFCFTA (Accord de Zone de libre-échange continentale africaine) ».

    Air Journal du 28 novembre
  • Aviation Commerciale
    EasyJet entame l'exercice 2022 dans l’incertitude
    L'exercice 2020-2021 d'easyJet, clos fin septembre, s'est achevé avec des pertes majeures et un espoir d'amélioration, tempéré par une forte incertitude liée à la 5ème vague de la Covid-19. Au vu de l'exercice précédent, la compagnie aérienne peut se féliciter d'avoir réduit sa perte, ramenée à 1,22 Md€. Ce qui reste important, compte tenu d'un chiffre d'affaires de 1,46 M£, et équivaut à une chute de 51,6% comparé à 2020. Pour réduire son déficit et enrayer sa consommation de cash, easyJet a réduit ses coûts (d'environ 30%) et son offre, pour ne conserver que les vols susceptibles de rapporter assez pour couvrir au minimum les frais d'exploitation. EasyJet ne représente ainsi plus qu'un tiers de l'offre de Ryanair. La compagnie prévoyait de remettre 70% de ses capacités pour les vacances de Noël, mais le regain de l'épidémie et l’arrivée d’Omicron font planer le doute. Comme d'autres compagnies, easyJet a dû prolonger la possibilité offerte aux passagers d'annuler ou reporter sans frais leur billet jusqu'au 31 mars 2022.

    Les Echos du 30 novembre

Covid-19
  • Covid-19
    Un protocole sanitaire renforcé à La Réunion mis en place par la préfecture
    Après la confirmation, le mardi 30 novembre, d’un premier du variant Omicron identifié à la réunion, la préfecture a annoncé que la mise en place d’un protocole sanitaire renforcé était « en cours d’élaboration » et s’ajouterait à la mesure de suspension des vols en provenance de l’Afrique du Sud, effective depuis le 27 novembre et renouvelée jusqu’au 1er décembre pour le moment. Les tests systématiques des passagers de vols régionaux seront renforcés par des tests antigéniques au résultat immédiat, permettant d’isoler « les cas positifs par arrêté préfectoral ». Les mesures devraient permettre de « limiter le flux de voyageurs en provenance des pays de la zone Océan indien et de renforcer le suivi des personnes soumises à isolement ». Saint-Denis est d’ordinaire reliée en direct à l’Afrique australe par Air Austral, qui a suspendu ses vols le 26 novembre dernier.

    Air Journal et France TVinfo du 1er décembre