Synthèse de presse

Industrie
  • Industrie
    Le nouveau moteur du Falcon 6X de Dassault Aviation désormais certifié
    Transport Canada vient de délivrer à Pratt & Whitney Canada le certificat de type du moteur PW812D, choisi par Dassault Aviation pour son biréacteur d’affaires Falcon 6X. Une étape cruciale pour tout programme aéronautique ambitieux, hautement symbolique dans le cas du Falcon 6X qui a effectué son roll out il y a un an. Pour Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation, « Le moteur PW812D de Pratt & Whitney Canada représente une avancée majeure en matière de rendement énergétique, de facilité de maintenance et de performances, et contribuera à faire du 6X un avion vraiment exceptionnel ». Pour Pratt & Whitney Canda, le PW812D « offre des progrès à deux chiffres en matière de consommation de carburant, d’émissions et de bruit par rapport à la génération actuelle de moteurs. » Le moteur devrait également nécessiter 40% de moins de maintenance programmée et 20% de moins d’inspections que les autres moteurs de sa catégorie.

    Aerobuzz du 2 décembre
  • Industrie
    Safran envisage 2025 avec confiance
    Safran organise aujourd'hui une Journée Investisseurs (CMD'21) afin de « stimuler l'innovation pour une croissance durable ». Le groupe prévoit une croissance organique annuelle moyenne de plus de 10% sur 2021-2025, et se fixe comme objectif l'accélération de ses dépenses de recherche pour réduire l'empreinte carbone de l'aviation. Safran s’estime « bien positionné pour faire face à la dynamique de croissance du marché aéronautique », qui a fait face à la chute brutale de son activité avec la pandémie de Covid-19, et pour profiter des livraisons de nouveaux avions, alors que la part de marché de son moteur Leap s'élève à 72%. « Notre modèle économique est ancré sur des bases solides et des positions de premier plan sur nos marchés (...) Safran rebondit après la crise avec une croissance forte et rentable, à l'avant-garde de l'aviation durable », a affirmé son directeur général Olivier Andriès. Safran entend aussi accélérer ses dépenses de recherche et technologie (R&T) entre 2021 et 2025 « avec une part autofinancée représentant 2,8 Md€ et un financement public attendu d'1,4 Md€ ». Safran mise notamment sur le programme Rise, développé avec General Electric « qui vise à fournir des technologies de rupture pour les futurs moteurs des avions court et moyen-courrier ».

    Boursorama et BFMTV du 2 décembre

Espace
  • Espace
    Le représentant de la NASA en Europe estime que le retour sur la Lune fournit un nouveau champ de coopération avec les Etats-Unis
    Après 30 ans d'attente, le James Webb Telescope, le plus grand et le plus puissant engin d'observation jamais lancé dans l'espace doit être envoyé en orbite le 22 décembre. Un instrument à la pointe de la technologie qui est le fruit d'une importante coopération entre les Etats-Unis et l'Europe, comme l'a fait remarquer Matthew Koeppe, nommé représentant de la NASA en Europe en août dernier et qui assure l'interface diplomatique entre l'agence spatiale américaine et les différents partenaires européens, dont l'agence spatiale européenne (l'ESA). En déplacement à Toulouse pour y rencontrer les principaux acteurs du spatial, il a déclaré : « Toulouse est le coeur du spatial en France donc il était important pour moi de venir ici. Nous avons coopéré avec la France tout au long de l'histoire du programme spatial. Nos domaines traditionnels de coopération sont orientés autour des vols habités, des programmes scientifiques, de l'observation de la Terre et de la recherche sur le climat ». Après le lancement du James Webb Telescope, les Etats-Unis devront accomplir un autre défi de taille : le retour de l'homme sur la Lune à l'horizon 2025 dans le cadre du programme Artemis.

    La Tribune du 30 novembre
  • Espace
    La constellation de satellites Galileo sera bientôt achevée
    Plus de 20 ans après ses débuts, le projet Galileo touche au but. Deux nouveaux satellites seront envoyés dans l'espace dans la nuit du 1er au 2 décembre. Opérée par Arianespace pour le compte de l'Agence spatiale européenne (ESA), cette mission baptisée VS26 décollera depuis le port spatial de Kourou (Guyane française) et mobilisera une fusée Soyouz. Ce programme représente une alternative européenne aux systèmes américain (GPS), russe (Glonass) ou chinois (Beidou). L'Union européenne a investi 7 Md€ entre 2014 et 2020 et a prévu un montant similaire pour la période 2021-2027. « Galileo offre des services ultra précis de positionnement, navigation et synchronisation horaire à plus de 2,3 Md d’usagers dans le monde entier », précise Arianespace dans un communiqué. 6 satellites supplémentaires viendront compléter la constellation Galileo d'ici à 2025. Une deuxième génération de douze satellites, plus performants, est déjà en préparation. Pour ce marché de 1,47 Md€, l'ESA a choisi en janvier Airbus et Thales Alenia Space au détriment de l'entreprise allemande OHB.

    L’Usine Nouvelle du 1er décembre
  • Espace
    Pour Elon Musk, SpaceX est confrontée à « un véritable risque de faillite »
    Elon Musk, le fondateur de SpaceX, a envoyé le 26 novembre un mail à ses employés dans lequel il dresse un état des lieux inquiétant pour l'avenir de la firme : « La crise de production du Raptor est bien plus grave que ce qu'il semblait (…) Nous sommes confrontés à un véritable risque de faillite si nous ne pouvons pas assurer au moins un vol tous les quinze jours l'an prochain ». En cause, le Raptor, moteur du lanceur lourd Starship, symbole des ambitions spatiales d'Elon Musk, qui fait face à des problèmes de production alors que Starship doit réaliser son premier vol orbital début 2022. « Si nous n'avons pas assez de Raptor, nous ne pourrons pas lancer la deuxième génération de Starlink, qui est financièrement bien plus solide que la première », a prévenu le dirigeant. Cette crise traversée par SpaceX pourrait aussi éclabousser la NASA, qui a choisi Starship pour la prochaine mission lunaire dans le cadre des missions Artemis. Une fois le contenu du courriel dévoilé par la presse, Elon Musk a tenté de dédramatiser sur Twitter.

    Les Echos du 2 décembre

Innovation
  • Innovation
    Ascendance Flight Technologies dévoile le design de son avion hybride
    La startup Ascendance Flight Technologies vient de dévoiler le design de son futur avion hybride. Cette solution offrira une capacité de déplacement de 400 kilomètres tout en réduisant les émissions polluantes de 80% selon l'entreprise, avec l'atout de réduire les nuisances sonores par quatre par rapport à un hélicoptère. « Nous avons signé nos premières lettres d'intention cet été avec des clients européens et asiatiques », fait savoir le CEO Jean-Christophe Lambert. Avec cet engin nouvelle génération, qui à terme pourra tourner à l'hydrogène et à l'énergie électrique, l'idée est de conquérir le marché sur lequel opère actuellement les hélicoptères. L’enjeu est celui de l'industrialisation de la production et de la réduction des coûts ; pour le moment, un modèle ATEA est estimé en 1,5 et 2 M€. Son premier prototype à échelle 1 sortira des ateliers de la société toulousaine en 2023. Le ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, est venu rendre visite à la jeune pousse sur la base aérienne de Francazal.

    L’Usine Nouvelle du 1er décembre

Emploi
  • Emploi
    Sabena technics veut recruter 40 peintres aéronautiques de manière innovante
    Face aux difficultés de recrutement constatées dans l'industrie, la filière aéronautique s’adapte pour trouver preneur à ses offres d'emploi. Sabena technics, compte ainsi innover pour tenter de recruter une quarantaine de peintres aéronautiques en CDI, en seulement quelques heures. « Nous avons essayé d'être créatifs et innovants en changeant nos habitudes pour recruter » explique Philippe Rochet, CEO du groupe. Le dirigeant entend ouvrir les portes de son atelier de peinture aéronautique, à proximité immédiate de l'aéroport Toulouse-Blagnac, dans le cadre de l’évènement « Un rendez-vous, un CDI » de la société Sabena technics, qui se fixe pour objectif d’avoir « 40 CDI signés le 2 décembre au soir ». Avec des campagnes de communication solide, le groupe espère attirer tous types de candidats, qui, une fois sélectionnés, se verront offrir une formation qualifiante de peintre professionnel en aéronautique. Sabena technics a franchi les 500 M€ de chiffre d'affaires, après une baisse à 450 M€ en 2020.

    La Tribune du 30 novembre

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    La compagnie italienne ITA confirme une commande de 28 Airbus
    Italia Trasporto Aereo (ITA), la nouvelle compagnie aérienne italienne qui a succédé à Alitalia, a passé une commande ferme de 28 avions à Airbus, confirmant le protocole d'accord annoncé le 30 septembre. Cette commande porte sur 7 monocouloirs A220, 11 A320neo et 10 long-courriers A330neo et la transaction devrait s’élever au plus à 4,7 Md€ (prix catalogue). « En outre, la compagnie aérienne italienne poursuivra ses projets de location d'A350 pour compléter la modernisation de sa flotte », indique Airbus dans un communiqué. ITA, dont les vols ont commencé le 15 octobre, a signé fin septembre un accord avec Air Lease Corporation (ALC) pour 31 appareils Airbus de nouvelle génération supplémentaires, court, moyen et long-courriers. L’Italie a approuvé fin juillet l'injection de 700 M€ de fonds dans ITA, fondée en 2020. Après cette injection initiale, ITA devrait bénéficier de deux autres augmentations de capital en 2022 et 2023, portant le total à 1,35 Md€.

    Le Figaro du 2 décembre
  • Aviation Commerciale
    Air France obtient deux ans de plus pour rembourser son PGE de 4 Md€
    Alors que le groupe Air France-KLM a finalisé la renégociation avec les banques des 4 Md€ de prêts garantis, le gouvernement français a obtenu l’accord de la Commission européenne pour la prolongation, jusqu'en mai 2025, de sa garantie sur les 4 Md€ de prêts bancaires consentis à Air France en mai 2020. Cette prolongation de deux ans était la condition à l'acceptation par les banques d'un « lissage » des remboursements du PGE, au-delà de l'échéance initialement fixée à 2023. « En vue de la lente reprise des activités dans le secteur aérien, cette mesure vise à préserver la position de trésorerie de l'entreprise à moyen terme », estime la Commission, jugeant la mesure d'aide française « nécessaire, appropriée et proportionnée ». Air France-KLM va donc pouvoir annoncer très prochainement la signature d'un accord définitif avec les banques. Le groupe doit aussi restaurer sa situation de fonds propres, en négatif à hauteur de 5,4 Md€ au 31 décembre 2020.

    Les Echos du 2 décembre

Défense
  • Défense
    Rafaut Group, nouveau champion européen de la défense
    Rafaut Group, sous-traitant du Rafale de Dassault Aviation, aspire à grandir à l’échelle européenne. La PME française pèse désormais 160 M€ de chiffre d’affaires pour 640 salariés, et ambitionne d’atteindre les 250 M€ de chiffre d’affaires en 2025. Basée à Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine), Rafaut Group est spécialisé dans les systèmes d’emports et d’éjection, mais aussi les réservoirs carburants et d’autres équipements. Après une réorganisation et une modernisation de ses sites, le groupe veut devenir un fournisseur de premier rang. Soutenu par le fonds d’investissement HLD (actionnaire majoritaire avec 55% du capital), aux côtés d’ACE (Tikehau), d’Etoile Capital et de BNP Paribas, le groupe a acquis différentes entreprises depuis trois ans : AEds, Secapem, Alkan... Des acquisitions qui lui ont permis de renforcer ses compétences dans les hélicoptères, systèmes d’entrainements pour pilotes ou encore des systèmes d’emport et d’éjection. Mais le groupe tient à maintenir une stratégie duale, et pourrait viser prochainement une acquisition dans le secteur civil. Le groupe s’intéresse également aux drones, et travaille à la numérisation de ses sites comme ceux de Villeneuve-la-Garenne et Vitry, dans le cadre du programme Industrie du Futur chapeauté par le GIFAS.

    L’Usine Nouvelle de décembre 2021