Synthèse de presse

Environnement
  • Environnement
    Avion à hydrogène : Airbus installe un centre « zéro émissions » en Espagne
    S’il faudra encore attendre quelques années avant de voir le premier avion à hydrogène d’Airbus prendre son envol, le groupe continue d’investir massivement sur le sujet. En Espagne, Airbus vient ainsi d’annoncer la création d’une nouvelle filiale d’innovation baptisée Airbus UpNext ainsi que le lancement d’un nouveau « Zero Emission Development Center » (ZEDC). Ce ZEDC fait suite à l'ouverture cette année de deux autres centres similaires sur les sites Airbus de Brême (Allemagne) et de Nantes (France). Dans le détail, le nouveau site espagnol se concentrera sur « l'énergie non propulsive », les systèmes de refroidissement des piles à combustible ainsi que les réservoirs en fibre de carbone pour le stockage de l'hydrogène liquide cryogénique. « Le développement du réservoir se fait dans une approche coordonnée avec les autres entités nationales d'Airbus » précise le communiqué du groupe. Un ensemble de technologies essentielles qui doivent conduire l’avionneur à faire voler son premier avion à hydrogène d’ici 2035.

    H2Mobile du 11 décembre

Industrie
  • Industrie
    Latécoère acquiert MADES, fournisseur de services de fabrication électronique
    L'équipementier Latécoère, qui a inauguré le 7 décembre son nouveau siège social à Toulouse, a annoncé lundi soir avoir conclu avec American Industrial Acquisition Corporation un accord définitif portant sur l'acquisition de Malaga Aerospace, Defense & Electronics Systems (MADES). Le montant de l’opération n’a pas été communiqué. Cette acquisition est la troisième opération de croissance externe depuis l’augmentation de capital du groupe, réalisée au mois d’août 2021. MADES est une société de fabrication de produits électroniques (EMS) spécialisé dans les cartes de circuits imprimés (PCB) pour des applications de haute fiabilité sur les marchés de la défense (environ 80% des ventes), de l'aviation commerciale et de l'industrie (environ 20% des ventes), qui opère à partir d'un site à Malaga (Espagne).

    Capital du 14 décembre
  • Industrie
    Dassault Aviation entend travailler à la réalisation d’un « vrai avion de combat européen de bon niveau »
    Le 30 août 2021, la France, l’Allemagne et l’Espagne signaient un accord relatif au Système de combat aérien du futur (SCAF) « consacrant la crédibilité de la coopération engagée par les trois nations sur ce programme sous leadership de la France », avait alors souligné le ministère français des Armées. Éric Trappier, PDG de Dassault Aviation, s’est exprimé au sujet du programme SCAF. Evoquant la vente de 80 Rafale F4 aux Émirats arabes unis, M. Trappier a noté la « volonté politique de faire un avion de combat en commun entre la France, l’Allemagne et l’Espagne », ajoutant que « si l’on fait en européen, il faut faire mieux, c’est-à-dire qu’on peut partager les coûts d’une certaine manière, pourvu qu’on donne le travail à ceux qui savent faire et non pas que l’on fasse de la duplication ». Le NGF sera européen, seulement si les « règles édictées au départ sont suivies », avec un « vrai maître d’œuvre, un vrai maître d’ouvrage » et donc un « pays leader », a ajouté M. Trappier.

    Opex360 du 12 décembre
  • Industrie
    Conflit Qatar Airways-Airbus sur l'A350 : l'AESA donne sa version des faits
    Depuis quelques jours, le ton monte entre Qatar Airways et Airbus à propos des dégradations de peinture de l'A350. La compagnie qatarie a décidé de donner une dimension judiciaire au différend et Airbus n’entend pas céder. Qatar Airways, qui aurait immobilisé 20 de ses 53 Airbus A350 à cause du craquèlement de la peinture sur certaines zones du fuselage et de l'empennage vertical de l'A350, affirme que ces désagréments présentent un problème de sécurité pouvant affecter la navigabilité de l'avion. De son côté, Airbus a déclaré que « la tentative de ce client de faire passer ce sujet spécifique pour un problème de navigabilité représente une menace pour les protocoles internationaux en matière de sécurité ». Le constructeur affirme avoir mené les évaluations nécessaires pour établir que ces problèmes de peinture n'ont « aucun impact sur la navigabilité de la flotte d'A350 ». Et l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA), qui a analysé les données fournies par les deux parties et inspecté certains avions concernés, confirme ce diagnostic : « Rien n'indique que la dégradation de la peinture et de la protection (ECF) affecte la structure de l'avion ou introduit d'autres risques (…) L'AESA ne prévoit donc pas d'émettre une consigne de navigabilité ». L’AESA ne va donc pas imposer de changement de conception. Toujours selon l'Agence, les résultats obtenus ont aussi permis au constructeur d'optimiser ces processus de peinture et de lancer des initiatives d'amélioration supplémentaires.

    La Tribune du 13 décembre

Défense
  • Défense
    Les Etats-Unis veulent renforcer leurs alliances dans l'Indo-Pacifique
    En tournée en Asie du Sud-Est, le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a présenté la vision des Etats-Unis de la région Indo-Pacifique, une région « libre et ouverte » où ces derniers entendent renforcer leurs alliances en matière de défense et de renseignement avec leurs partenaires. L'objectif est de resserrer les liens dans la région après la période d'incertitude sous l'administration Trump et sur fond d'influence grandissante de la Chine. Depuis Jakarta, le secrétaire d’Etat a appelé la Chine à cesser ses « actes agressifs » dans la région Indo-Pacifique. « Nous sommes déterminés à garantir la liberté de navigation en mer de Chine méridionale, où les actes agressifs de Pékin menacent des échanges commerciaux pour un montant de plus de 3 000 Md$ chaque année », a-t-il lancé dans un discours à l'Université d'Indonésie. Réaffirmant l'attachement de Washington à la paix et la stabilité dans le détroit de Taïwan, il a accusé la Chine de « revendiquer des mers ouvertes comme son propre territoire », de « fausser des marchés ouverts à travers de subventions à ses entreprises étatiques », et de « refuser des exportations ou abroger des accords avec des pays dont elle conteste les politiques ». « Les pays de la région veulent que ce comportement change. Nous aussi », a-t-il insisté.

    Le Figaro et la Tribune du 14 décembre
  • Défense
    L’Australie renonce à l’hélicoptère MRH90 au profit de matériel américain
    Après l’annulation du contrat de sous-marins à Naval Group, l’Australie continue de se rapprocher des USA dans le matériel de défense, au détriment d'Airbus Helicopters qui a vu en quelques mois Camberra renoncer à ses EC665 Tigre puis à ses NH-90. Début 2021, l’Australie avait déjà annoncé le remplacement des 22 EC665 « Aussie Tigers » par 29 hélicoptères AH-64E de Boeing, malgré la proposition de porter l'appareil au standard Mk3 et d’en garantir le maintien en service jusqu’en 2040. L’Australie renonce ainsi au partenariat industriel et stratégique avec l'Europe et rejoint Singapour, l'Indonésie ou le Japon pour sa flotte d'hélicoptères d'attaque. Le ministre de la défense australien n’a pas caché le fait que l’acquisition des nouveaux hélicoptères (des Black Hawk et Seahawk de Lockheed Martin) vise à permettre à la flotte australienne de s'aligner sur celle des États-Unis, une priorité pour l’Australie. « Nous sommes déçus par cette annonce, mais restons engagés à soutenir pleinement la flotte de MRH90 en service en Australie, et notre importante présence, plus largement, dans le pays », a indiqué un porte-parole d’Airbus. Au lendemain du choix de la Finlande de se doter de F-35 pour son aviation de combat, il s’agit d’une déconvenue supplémentaire pour l'industrie de défense européenne.

    Air & Cosmos du 14 décembre
  • Défense
    L’UE sanctionne des personnes et des sociétés liées à la société militaire privée (SMP) russe Wagner
    Le Conseil de l’Union européenne a décidé de sanctionner les dirigeants de la SMP Wagner, qui n’a pas officiellement d’existence légale. Le 13 décembre, les ministres des Affaires étrangères des 27 États membres ont pris des mesures à l’encontre de huit personnes liées à Wagner, dont son fondateur présumé, Dimitri Outkine, ancien officier du renseignement militaire russe (GRU), et Valery Zakharov, actuel conseiller pour la sécurité du président centrafricain. Les six autres individus ont été sanctionnés pour leurs actions en Libye, en Syrie et en Ukraine. En outre, trois sociétés liées à Wagner, à savoir Evro Polis, Mercury et Velada, impliquées dans l’exploitation d’hydrocarbures en Syrie, ont été sanctionnées. Dénonçant son influence « malveillante ailleurs, notamment dans la région du Sahel », le Conseil de l’UE estime que Wagner « constitue une menace pour les habitants des pays où ils sont présents, la région au sens large et pour l’Union européenne ».

    Les Echos du 14 décembre et Opex360 du 13 décembre

Covid-19
  • Covid-19
    Variant Omicron : les compagnies britanniques appellent à l’aide
    Les dirigeants des principales compagnies aériennes britanniques (British Airways, easyJet, Jet2, Ryanair, Virgin Atlantic, TUI, Airlines UK, etc.) ont appelé le gouvernement britannique à des mesures de soutien économique et à la limitation des mesures sanitaires face à la résurgence de la pandémie de Covid-19. Dans une lettre ouverte au Premier ministre Boris Johnson publiée le 13 décembre, ils se disent « profondément préoccupés par l’approche désordonnée et disproportionnée du gouvernement concernant les restrictions de voyage suite à l’émergence du variant Omicron », ce dernier étant en passe de devenir le variant dominant au Royaume-Uni. Les compagnies aériennes dénoncent « l’introduction de restrictions disproportionnées » concernant les voyages, notamment les tests avant le départ et à l’arrivée qui « perturbent inutilement Noël pour les familles ainsi que les entreprises tout en endommageant gravement l’industrie du voyage au Royaume-Uni ». Les CEOS appelle le gouvernement britannique à prendre des mesures pour soutenir les consommateurs et alléger les mesures qui pèsent sur le secteur, sous peine de « tuer » l’industrie du voyage, qui représenterait plus de 500 000 emplois directs au Royaume-Uni.

    Air Journal du 14 décembre

Espace
  • Espace
    Dix startups prometteuses pour booster le futur du spatial européen
    A la fin du mois de novembre à Paris, dix startups ont été invitées à présenter leur vision du spatial européen devant des investisseurs. Un futur fait d’exploration, d’observation de la Terre dans ses zones fragiles ou reculées (VorteX.io, Vida), de science réalisée en laboratoire gonflable (Interstellar Lab), de gestion de milliers de satellites et milliards de données (Okapi:Orbits), etc. Le PDG du Centre national d’études spatiales (CNES), Philippe Baptiste, y voit un « pari sur l’avenir » du secteur. L’Europe spatiale a en effet de nombreux atouts à faire valoir, et ambitionne de rattraper son retard sur les concurrents américains du New Space que sont Jeff Bezos, Elon Musk ou encore Richard Branson. La création, au printemps 2021, de l’accélérateur SpaceFounders vise à consolider cette dynamique. Pour les dix startups lauréates de sa première promotion, il reste désormais à convaincre les investisseurs, privés ou publics, de les soutenir.

    Challenges du 9 décembre

international
  • international
    Il y a 20 ans, la Chine rejoignait l’OMC
    Il y a 20 ans, la Chine intégrait l'Organisation mondiale du commerce (OMC) avec le soutien des Etats-Unis, présidés à l'époque par Bill Clinton. « En rejoignant l'OMC, la Chine n'accepte pas simplement d'importer davantage de nos produits, elle accepte d'importer l'une des valeurs les plus chères à la démocratie, la liberté économique », s'enthousiasmait à l'époque le président démocrate. L'adhésion s'était faite à l’issue d’années de négociations. A l'époque, les partisans de l'intégration considéraient que cela obligerait Pékin à se soumettre aux pratiques de libre-échange. Son intégration à l'OMC s'est traduite par une envolée des investissements étrangers en Chine, passés de 47 Md$ en 2001 à 124 Md$ une décennie plus tard. Depuis, l’OMC est devenue le théâtre d'un affrontement entre Chine et Etats-Unis, ce qui pèse sur son fonctionnement. Outre cette guerre commerciale, la dynamique de la mondialisation a marqué le pas sous l'effet des confinements entraînés par la crise sanitaire de la Covid-19. Ceux qui pensaient que le « doux commerce » favoriserait la démocratisation du système politique chinois ont déchanté, tant la structure du pouvoir à Pékin reste plus que jamais verrouillée par le Parti communiste chinois.

    Le Monde du 11 décembre et la Tribune du 13 décembre