Synthèse de presse

Industrie
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    Entretien avec Guillaume Faury, CEO d’Airbus : « Les compagnies aériennes commencent à émerger de la crise »
    Guillaume Faury, CEO d’Airbus, accorde un entretien au Journal du Dimanche. Il revient sur les commandes enregistrées jeudi, de la part d'Air France-KLM (100 appareils et 60 en option) et de Qantas la veille (40 fermes, 94 en option). « Ces contrats sont un signe fort alors que nos clients, les compagnies aériennes, commencent à émerger de la crise et à préparer l'avenir. Le remplacement de leurs flottes par des appareils de dernière génération est un levier déterminant pour réduire leurs émissions », explique le dirigeant. En 2022, la priorité sera « plus que jamais, de maintenir notre cap vers le zéro émission. L'aviation commerciale n'est qu'au début de son histoire, si nous réussissons à relever ce défi de la décarbonation. L'avion constitue le meilleur moyen de se déplacer sans bouleverser notre paysage… mais il émet du carbone. Si l'on ne parvient pas à résoudre ce problème, les pressions sociales et réglementaires vont devenir de plus en plus fortes. Mais si l'on y parvient, l'avion deviendra le mode de transport idéal. Nous nous sommes vraiment attaqués à cela, avec ambition et détermination. Nous mettons énormément de ressources pour fédérer autour de nous des gens du transport aérien, du monde de l'énergie, des aéroports, des régulateurs, des grands financiers de la planète. Nous allons réussir. Nous le devons », insiste Guillaume Faury. Il salue la pertinence de la politique sectorielle pour l'aviation mise en place suite à la crise sanitaire : « Nous avons eu un dialogue de qualité avec le gouvernement français. Sur la protection de nos fournisseurs, qui nous a énormément préoccupés, nous avons mis tout le monde autour de la table pour utiliser les bons dispositifs et préserver l'essentiel de nos capacités. C'est cela aujourd'hui qui nous permet de prendre de nouveaux contrats et de remonter en cadence », souligne-t-il. Abordant l’évolution des relations internationales, il rappelle l’importance du rôle « de modérateur » de l’Europe dans un contexte de tensions croissantes : « L’Europe doit continuer à garantir son autonomie stratégique et sa souveraineté pour garder sa capacité à s'autodéterminer et à assumer ses choix indépendamment des autres », insiste-t-il. Le système industriel d’Airbus « est au carrefour des trois blocs : Europe, Chine et États-Unis », rappelle-t-il également, soulignant l’attachement de l’avionneur à son « modèle de coopération avec la Chine ».

    Le Journal du Dimanche du 19 décembre
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    ATR livre son 1 600ème avion
    ATR, qui fête en décembre 2021 son 40ème anniversaire, a livré son 1 600ème avion, un ATR 72-600, à Air New Zealand. Cette livraison « souligne la force durable du programme ATR, fournissant une connectivité essentielle aux communautés du monde entier. Elle prouve également la valeur de l'ATR 72-600 pour desservir les lignes intérieures en Nouvelle-Zélande, puisqu'il s'agit du dernier des 29 appareils commandés », souligne ATR. Air New Zealand a choisi d’intégrer l’ATR 72-600 à sa flotte « en raison de sa faible consommation de carburant et de ses émissions de CO2 réduites, soit près de 40% de moins qu’un jet régional de même capacité » précise le groupe.

    Aerobuzz et Air & Cosmos du 18 décembre
  • Industrie
    Comment Airbus transforme son approche de l’innovation
    Airbus mène une refonte de sa stratégie liée à l’innovation, en particulier à travers sa collaboration avec des startups, rappelle L’Usine Nouvelle. Une réorganisation pilotée par Airbus Scale, nouvelle entité dévoilée début novembre. « C’est une révolution dans l’approche d’Airbus vis-à-vis de l’innovation et des startups », souligne Christian Lindener, à la tête d’Airbus Scale, cité par L’Usine Nouvelle. « Airbus a besoin de technologies prêtes à être implémentées. C’est d’autant plus vrai dans l’aérospatiale, où l’enjeu de la sécurité est primordial. Les nouvelles technologies que l’on adopte doivent être matures et testées », explique-t-il. Airbus Scale se penchera notamment sur les enjeux de la décarbonation du transport aérien et les technologies associées : « Les nouvelles énergies constituent un sujet central, en particulier en ce qui concerne la production », indique Christian Lindener.

    L’Usine Nouvelle du 20 décembre
  • Industrie
    Thales et Aeronav accompagnent Haïti dans sa gestion de l'espace aérien
    En partenariat avec Aeronav, groupe canadien spécialisé dans les domaines du contrôle du trafic aérien, Thales fournira à l’Office National de l’Aviation Civile haïtien (OFNAC) ses nouveaux systèmes CNS / ATM (Communication Navigation Surveillance / Air Traffic Management) afin de moderniser et optimiser la gestion du trafic aérien haïtien, un contrat à hauteur de 11 M$, financé par la Banque interaméricaine de développement et le gouvernement d'Haïti. Thales et Aeronav « fourniront à Haïti des équipements de communication, de navigation, de surveillance, de météorologie et de gestion du trafic aérien. Ces solutions permettront à Haïti de basculer de manière transparente dans une nouvelle ère de gestion de l’espace aérien moderne et sécurisé », indique Thales. Ils équiperont Haïti avec le nouveau système de contrôle TopSky - ATC, la solution de gestion d’information aéronautique TopSky - AIM, le radar secondaire RSM970S et la solution ADB-S (MAGS).

    Boursorama du 20 décembre
  • Industrie
    Commandes record d’Airbus : « Une bonne nouvelle pour toute la sous-traitance », se réjouit la filière en Occitanie
    Le Parisien consacre un article à la filière aéronautique en Occitanie, qui se réjouit des commandes record annoncées par Airbus jeudi 16 décembre. Agnès Timbre, présidente de la CCI du Tarn-et-Garonne et dirigeante de Celso (qui fournit des coussins aux avions), se félicite de voir qu’« Airbus s’impose face à Boeing. C’est une belle victoire et une bonne nouvelle pour la visibilité de toute la sous-traitance, pour retrouver les cadences d’avant-crise ». « C’est encourageant pour le futur », déclare Stéphane Trento, PDG de ST Composites, qui s’inquiète toutefois des problématiques de recrutement et d’approvisionnement : « À l’heure actuelle, il y a une vraie rareté des matières premières, ce qui entraîne une importante hausse des prix. Ce sera une difficulté au moment de la reprise », indique-t-il.

    Le Parisien du 18 décembre
  • Industrie
    La Danoise Eva Berneke prend la tête d’Eutelsat
    Eutelsat a annoncé ce dimanche la nomination d’Eva Berneke comme directrice générale. Elle succède à Rodolphe Belmer, qui avait annoncé sa démission en octobre. Eva Berneke rejoint Eutelsat après avoir dirigé KMD, la principale société danoise d'informatique et de logiciels, spécialisée dans la fourniture de solutions et de services informatiques à destination des secteurs public et privé (qui appartient désormais au groupe NEC). Eva Berneke « possède une expérience considérable dans les domaines des télécommunications et de la haute technologie », souligne Eutelsat. En octobre dernier, Eutelsat est devenu le deuxième actionnaire de OneWeb et de sa constellation destinée à fournir de l'Internet à haut débit par satellite, rappellent Les Echos.

    Ensemble de la presse du 20 décembre
  • Industrie
    Fret aérien : la progression du commerce en ligne entraîne l’essor des vols dédiés au fret express international
    Le marché du fret express international, dominé notamment par les plateformes américaines spécialisées FedEx et DHL, connaît un essor considérable : « L’e-commerce est en pleine expansion avec un taux de croissance d’environ 10% chaque année », estime Édouard Mathieu, directeur du développement de l’aéroport Paris Charles-de-Gaulle au sein du Groupe ADP, cité par Le Parisien, qui consacre un article au phénomène. Depuis les années 2000, le commerce en ligne international connaît une croissance interrompue. Philippe Prétat, PDG de DHL Express France, rapporte quant à lui : « Fin octobre 2021, on était à plus de 11% de croissance par rapport à 2019. En 2010, 2% de nos livraisons étaient destinées à des particuliers. En 2025, on sera à 55 ou 65% ». Dans ce contexte, les compagnies aériennes investissent notamment pour limiter leur impact environnemental en modernisant leur flotte.

    Le Parisien du 20 décembre
  • Industrie
    Le Groupe Dubreuil prend livraison de deux A350-1000 et recapitalise French bee et Air Caraïbes
    Le Groupe Dubreuil vient de réceptionner deux A350-1000, livrés par le loueur Air Lease et destinés aux compagnies French bee et Air Caraïbes, dont il est propriétaire. Le groupe a de plus réalisé une augmentation de capital, à hauteur de 15 M€ pour chacune des deux compagnies. Marc Rochet, président de French bee et directeur général d’Air Caraïbes, a déclaré : « Nous sommes optimistes et combatifs pour 2022. Nous sommes assez confiants sur le redémarrage de l'activité. Dès que les conditions de voyage s'assouplissent, nos clientèles reviennent ».

    Le Figaro et La Tribune du 20 décembre

Défense
  • Défense
    La DGA commande deux H145 D3 supplémentaires pour la Sécurité Civile
    La Direction générale de l'armement (DGA) a commandé deux H145 à cinq pales supplémentaires, destinés à équiper la Sécurité civile, un organisme du ministère de l'Intérieur qui effectue des services de sauvetage et de transport médical aérien dans toute la France. Ce contrat fait suite à celui signé en 2020 pour un premier lot de deux H145. « Le nouveau H145 à cinq pales sera un atout pour les missions critiques que la Sécurité Civile accomplit, comme nous l'avons vu lors des différentes vagues de la pandémie et des inondations en France », a déclaré Bruno Even, PDG d'Airbus Helicopters. Propulsé par deux moteurs Safran Arriel 2E, le H145 est équipé d'un système de régulation numérique à pleine autorité du moteur (FADEC) et de la suite avionique numérique Helionix.

    Aerobuzz et Air & Cosmos du 20 décembre

Espace
  • Espace
    « La France dispose toujours des capacités spatiales propres aux grands pays » : entretien avec Xavier Pasco, Directeur de la Fondation pour la recherche stratégique
    La Croix publie un entretien avec Xavier Pasco, Directeur de la Fondation pour la recherche stratégique, spécialiste de politique spatiale, qui souligne que la France dispose de tous les atouts pour demeurer une grande puissance spatiale : « Nous avons un accès à l’espace, avec le port spatial de Kourou en Guyane. Par sa position géographique, proche de l’équateur, Kourou est idéal pour desservir à la fois l’orbite basse et l’orbite géostationnaire et donc assurer une variété de missions », rappelle-t-il notamment. « Côté fusée, nous disposons de la famille Ariane, qui doit encore s’agrandir avec Ariane 6 l’année prochaine et est l’un des lanceurs les plus fiables sur le marché. La France possède une industrie spatiale importante, avec Airbus et Thales », rappelle-t-il. Côté militaire, « nous sommes l’un des rares pays au monde à s’être doté d’une capacité spatiale, avec des satellites d’observation de la Terre à des fins militaires, la série CSO, des satellites d’écoute et d’interception de signaux électromagnétiques, le programme Ceres, et des satellites de télécommunications protégés contre les attaques, le programme Syracuse. Seuls les États-Unis, la Russie et la Chine disposent de capacités semblables », relève-t-il.

    La Croix du 20 décembre
  • Espace
    Jeff Bezos veut construire une station spatiale privée
    Jeff Bezos entend construire, au sein de sa société Blue Origin, la première station spatiale privée, positionnée en orbite basse, afin de développer des activités commerciales, industrielles et scientifiques. La station, baptisée « Orbital Reef » (« récif orbital »), devrait être opérationnelle d’ici à 2030. Blue Origin fait partie, avec Nanoracks et Northrop Grumman, des trois sociétés signataires de contrats avec la NASA, rendus publics le 2 décembre dernier. « Nous nous associons avec les entreprises américaines pour développer des destinations spatiales que les gens pourront visiter, où ils pourront vivre et travailler », avait alors indiqué la NASA.

    L’Usine Nouvelle du 18 décembre

Environnement
  • Environnement
    Bruxelles ouvre une enquête sur la suppression des vols intérieurs en France
    La Commission européenne a annoncé vendredi ouvrir une enquête pour examiner la légalité de la suppression des lignes aériennes françaises dès lors qu'il existe une alternative ferroviaire en moins de 2h30. Cette mesure de la loi Climat et Résilience a fait l'objet de plaintes de différents acteurs du transport aérien, dénonçant une discrimination et une distorsion de concurrence « contraire aux principes européens ». Une telle interdiction est normalement permise au titre de l'article 20 du règlement européen CE n° 1008-2008, « lorsqu'il existe des problèmes graves en matière d'environnement ». La Commission européenne « a décidé de faire une analyse approfondie du dossier, et va ouvrir un dialogue formel avec les autorités françaises », a déclaré à l'AFP un porte-parole, Stefan De Keersmaecker ». C'est une étape procédurale » qui ne préjuge pas de la décision finale d'interdire ou non la mesure, a-t-il précisé.

    Ensemble de la presse du 18 décembre

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Nathalie Stubler : « Les objectifs de croissance de Transavia restent inchangés »
    Air & Cosmos publie un entretien avec Nathalie Stubler, PDG de Transavia, qui s’est exprimée dans le cadre des « Matinales » du CEPS (Centre d’Etude et de Prospective Stratégique). La dirigeante fait un point sur l’évolution du modèle low-cost en Europe et en France, secteur « en forte croissance depuis de nombreuses années ». Depuis 2007, la croissance de Transavia France a été constante. La compagnie a fait la preuve de résilience face à la crise sanitaire : « En 2022, nous serons la deuxième compagnie low-cost en France et la première au départ de Paris grâce au développement de notre flotte. En 2019, nous exploitions 38 avions, au cours de l’été 2022 nous disposerons de 61 appareils. Cela représente une croissance de la flotte de 60% », explique Nathalie Stubler. Transavia nourrit toujours de fortes ambitions de développement, et dispose d’avantages qui lui permettent de se différencier face à une forte concurrence : « La force de notre groupe est de proposer des offres adaptées aux attentes des clients et aux différents besoins », indique la dirigeante. « Le modèle low-cost de Transavia repose sur une utilisation maximale des avions, une structure simple et un recentrage sur le cœur de notre métier. C’est ainsi que nous pouvons proposer des tarifs abordables », précise-t-elle.

    Air & Cosmos du 20 décembre