Synthèse de presse

Industrie
  • Industrie
    Eric Trappier, président du GIFAS, confirme la mobilisation de la filière face à la crise
    Face à la crise qui touche le secteur aérien, l’Etat a réagi avec un plan de relance de 15 milliards d’euros, avec l’objectif d’aider la filière à tenir jusqu’à un retour à la normale espéré avant 2023 et de financer la décarbonation du trafic aérien. « Nous avons travaillé avec les pouvoirs publics pour élaborer ce plan, rappelle Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation et président du GIFAS, dans les colonnes de Paris Match. Et quatre grandes entreprises ont investi en parallèle. Il faut sauver le savoir-faire technologique et continuer à mobiliser les ingénieurs ». Selon Eric Trappier, le projet d’aboutir à un avion décarboné d’ici 2035 permet de surcroît d’avoir « l’oeil sur l’horizon ». « Notre mobilisation est intacte et le restera quelle que soit la durée de la crise », ajoute Eric Trappier pour qui rouvrir les routes aériennes et retrouver un trafic soutenu dès que possible relève de la nécessité. « Il faudra trouver des solutions, sans quoi les compagnies aériennes ne vont pas survivre, et nous non plus », conclut-il. Jean-Brice Dumont, directeur de la R&D d’Airbus et président du comité de pilotage du Conseil pour la recherche aéronautique civile (CORAC), rappelle par ailleurs dans le même article les efforts de la filière pour se diriger vers l’avion de demain, « le combat d’une génération ». « La consommation de kérosène a déjà baissé de 80% en une cinquantaine d’années. Et l’aviation ne représente que 2% à 3% des émissions totales de CO2 », détaille-t-il, tout en évoquant la nécessité d’aller vers des « innovations de rupture », comme l’optimisation des trajectoires ou les vols « en formation » qui permettent d’économiser 5% à 10% du carburant. Il insiste également sur l’accélération des programmes de recherche et de développement sur l’hydrogène « porteur de beaucoup d’espoirs » pour un avion vert en 2035 qui ne doit plus être un rêve.

    Paris Match du 5 novembre 2020
  • Industrie
    Comment les industriels préparent le monde d’après
    En dépit de l’aggravation de la conjoncture économique, certains industriels font le choix d’investir afin de préparer l’après-crise. C’est notamment le cas de Damien Marc, PDG de JPB Système, comme il le raconte dans l’Usine Nouvelle. « Nous avons tout de suite fait le choix d’accélérer. Bien sûr nous prenons un risque, mais il faut sortir plus fort de cette crise », jure-t-il. La baisse des cadences a d’ailleurs aidé sa PME à précipiter sa diversification hors de l’aéronautique. « En 2019, nous avions augmenté nos dépenses de R & D, explique de son côté Joseph Puzo, PDG d’Axon’ Câble. Cela nous avait permis de gagner des parts de marché à la reprise, alors que nos concurrents américains avaient du mal à redémarrer après avoir réduit leurs coûts ». Il ajoute : « Le secteur finira bien par redémarrer. Notre produit permettra à nos clients de s’automatiser davantage, donc d’être plus compétitifs ».

    L’Usine Nouvelle du 4 novembre 2020

Emploi
  • Emploi
    L’UIMM demande des clarifications sur le télétravail
    Quatre jours après le début du reconfinement national et de la demande du gouvernement à télétravailler « cinq jours sur cinq » - quand cela est possible -, Philippe Darmayan, président de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) demande des clarifications sur le télétravail. Il regrette l’intervention excessive de l’Etat. « On est en train de rogner sur la responsabilité du chef d'entreprise, qui est d'organiser le travail et de mener le dialogue social », poursuit-il. Selon lui, les inspecteurs du travail ont déjà entamé des contrôles, et pris des sanctions, sur le sujet, alors que « le télétravail à 100% est impossible ».

    Les Echos du 4 novembre 2020
  • Emploi
    Les PME et ETI face à la crise
    Dans Les Echos, cinq patrons de PME et d'ETI racontent leurs combats, leurs angoisses et leurs espoirs face à la deuxième vague du coronavirus et à l'épreuve du reconfinement. « La crise du Covid a eu un effet ciseaux pour nous, explique Mikel Charritton, directeur général du groupe Lauak. Notre chiffre d’affaires s’est effondré mais les coûts fixes ont continué d’augmenter parce qu’on avait investi en 2019. A l’origine, nous visions un chiffre d’affaires de 194 millions en 2020. Au final, on devrait faire environ 120 millions parce qu’on a bien travaillé les premiers mois de l’année ». Il ajoute : « Il y avait plusieurs scénarios sur la table. Fermer trois de nos dix usines, en fermer deux, une ou bien aucune. Au final, on a fait le choix de ne fermer aucune usine parce qu’on a mis beaucoup de temps à acquérir nos savoir-faire ». L’ETI a en effet jugé qu’une fermeture de site entraînerait une perte inévitable de compétences parce que les salariés ne sont pas partants pour déménager.

    Les Echos du 5 novembre 2020

Compétitivité
  • Compétitivité
    Covid-19 : le gouvernement présente un quatrième budget rectificatif face à la crise
    L'exécutif s'apprête à lancer son quatrième budget rectificatif depuis le printemps. Ce nouvel arsenal budgétaire a été présenté en Conseil des ministres ce mercredi 4 novembre. « Le PLFR 4 est placé sous le sceau du soutien aux commerces et aux indépendants [...] Il s'agit de répondre à l'urgence avec un soutien massif aux entreprises et protéger les plus démunis », explique l'entourage du ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire à la Tribune. La première lecture du texte est programmée pour mardi prochain à l’Assemblée nationale. Le Premier ministre a notamment prévu une nouvelle panoplie de mesures de soutien d'environ 20 milliards d'euros supplémentaires pour aider les entreprises les plus affectées et les ménages les plus vulnérables.

    La Tribune du 5 novembre 2020

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    L’UNCAF réclame des aides spécifiques pour les petites compagnies aériennes
    L’Union nationale des compagnies aériennes françaises (UNCAF) a lancé, le 3 novembre, un appel à l’Etat à lancer un plan de soutien aux petites compagnies aériennes du pays, face à l’impact de la pandémie de Covid-19. Pour l’association, les mesures de confinement en France vont « définitivement anéantir les compagnies aériennes qui sont actuellement devant une montagne de dettes absolument impossible à rembourser ». L’UNCAF reconnaît que les mesures sanitaires étaient nécessaires, mais demande à l’Etat de « prendre les bonnes mesures d’accompagnement qui vont avec, changer de concept » et envoyer un signal fort vers l’ensemble de l’industrie du transport aérien. « Pour pallier la faillite immédiate de certaines entreprises, l’Etat a orienté son aide vers les compagnies dont il est directement ou indirectement propriétaire au travers des collectivités, alors que maintenant, le défi de la juste réponse est de trouver le concept le plus adéquat par rapport à la situation économique et non par rapport à la situation spécifique de telle ou telle compagnie », a déclaré Olivier Manaut, Président de l’UNCAF et patron de Twin Jet.

    Air Journal du 4 novembre 2020
  • Aviation Commerciale
    Lufthansa enregistre une perte nette de 2 milliards d'euros au troisième trimestre
    Le premier groupe européen de transport aérien Lufthansa, sauvé de la faillite par l'État allemand, s'attend à un « hiver difficile » en raison de la pandémie de Covid-19, après une perte nette de 2 milliards d'euros au troisième trimestre. Sous réserve de la situation sanitaire, le géant du transport aérien espère atteindre en 2021 une offre représentant 50% du niveau pré-pandémie, comparé à la capacité de 25% opérée jusqu'à la fin de l'année 2020.

    AFP du 5 novembre 2020 - Le Figaro du 5 novembre 2020
  • Aviation Commerciale
    Le fret aérien retrouve son niveau d’avant-crise
    Le 4 novembre lors de son point hebdomadaire, l'Association du transport aérien international (IATA) a souligné que le marché du fret, dont c'est la haute saison, avait retrouvé son niveau d'avant crise. Contrairement au trafic passager, le marché du cargo souffre même d'un manque de capacités disponibles, du fait de l'arrêt de nombreux avions passagers - dont les soutes transportent habituellement 50% du fret aérien mondial. Les tarifs du fret se sont envolés et la contribution du cargo au chiffre d'affaires de certaines compagnies bien positionnées sur ce marché, comme Air France et KLM, a plus que doublé.

    Les Echos du 4 novembre 2020

Espace
  • Espace
    Elistair dévoile son nouveau drone, l’Orion 2
    Elistair a dévoilé le 4 novembre son nouveau drone, l'Orion 2, conçu pour répondre aux besoins des acteurs de la défense et de la sécurité publique. Ce nouvel aéronef est un drone filaire, permettant aux opérateurs de mener des missions dans le temps long. Le drone est ainsi « capable d'assurer des missions de surveillance de plus de 24 heures d'affilée à 90 mètres de haut et de couvrir plusieurs dizaines de km2 », rapporte l'entreprise. L'emploi de ce système permet de compléter les missions d'observation menées par les autres mini-drones, dont l'endurance est assez limitée dans le temps, souvent autour de 20 à 30 minutes.

    Air & Cosmos du 4 novembre 2020

Défense
  • Défense
    La France confie à Thales la réalisation de son système de drones anti-mines du futur
    Le 3 novembre, le gouvernement a officialisé « le lancement en réalisation » du programme d’armement dit SLAM-F (pour « système de lutte anti-mines futur »). Dès 2022, la Marine nationale s’équipera de drones sous-marins et de surface pour affronter la guerre des mines. Le SLAM-F comportera plusieurs volets, dont un volet consacré aux systèmes de drones capables d’être opérés depuis la terre ferme ou depuis un navire militaire dédié. En 2015, le groupe français de défense Thales avait été désigné chef de fil industriel de ce volet. « L’étude de définition et la réalisation des prototypes du système de drones ont été confiés à Thales, dont la société Études et constructions aéronautiques [ECA, filiale du groupe Gorgé] sera le principal sous-traitant français », confirme le ministère des Armées dans son communiqué.

    L’Usine Nouvelle du 4 novembre 2020