Synthèse de presse

Industrie
  • Industrie
    Airbus Helicopters : ExxonMobil acquiert deux H145
    ExxonMobil a signé un contrat pour deux hélicoptères Airbus H145 afin de soutenir le projet LNG (liquefied natural gas) en Papouasie-Nouvelle-Guinée. L'appareil sera basé à la Hides Gas Conditioning Plant (HGCP) dans la province d'Hela, dans les Highlands de la PNG, et sera utilisé pour transporter du personnel et du matériel à l'appui des opérations du projet LNG. Cette vente est la première réalisée par Airbus Helicopters à ExxonMobil et la première commande dans le secteur du pétrole et du gaz pour le nouveau H145 dans la région Asie-Pacifique. Outre sa fiabilité et sa rentabilité supérieure, les performances du nouveau H145 ont été déterminantes pour sa sélection en vue d'une utilisation dans un environnement nécessitant des opérations de routine à une altitude de 5 400 pieds à des températures pouvant atteindre 35ºC.

    Aviation International News du 24 novembre
  • Industrie
    La Région Occitanie entend jouer un rôle moteur et participer au développement de l’avion décarboné
    Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, Christophe Cador, président du comité Aéro-PME du GIFAS, Alain Di Crescenzo, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Occitanie, et Yann Barbaux, président du Pôle Aerospace Valley, ont tenu, mardi 24 novembre, une conférence de presse commune, sur le site de l’entreprise ST Composites. Le lancement d'un appel à manifestation d'intérêt a été annoncé, pour le développement de briques technologiques pour un avion décarboné dédié à l’aviation générale. Le processus démarrera en janvier 2021. Les projets seront cofinancés par la région. L’objectif est de tirer parti de l'écosystème aéronautique régional, en intégrant des PME et TPE aux compétences de pointe et en développant des briques technologiques utiles au développement d'appareils décarbonés. Carole Delga a précisé que l’action est coordonnée avec le GIFAS, les régions Nouvelle-Aquitaine et Île-de-France, ainsi que le Conseil pour la recherche aéronautique civile (CORAC), «dans le cadre d'une réflexion nationale». Un techno-campus «hydrogène» sera implanté en 2024 sur la base de Francazal, près de Toulouse. Initié par la région, ce techno-campus sera «le plus grand centre d'Europe de recherche, d'essai et d'innovation technologique dédié à l'hydrogène vert, en partenariat avec le CNRS, l'Université de Toulouse, l'Onera, des laboratoires de recherche mais aussi des grands groupes comme Safran, Airbus et d'autres partenaires industriels». Le Figaro précise que plusieurs acteurs ont déjà été identifiés dans la région comme ayant la capacité de construire un avion complet, tels que Daher, ou le jeune constructeur toulousain Aura Aéro.

    Le Figaro, La Dépêche du Midi et Air & Cosmos du 25 novembre
  • Industrie
    Trois quarts des entreprises internationales jugent que la France demeure attractive pour leurs activités
    D’après un sondage Ipsos présenté par Le Figaro, les responsables d'entreprises étrangères implantées en France estiment en majorité que le pays est plutôt bien parvenu à gérer la crise économique liée au coronavirus. Sur 200 dirigeants interrogés, 77% estiment que la France demeure attractive pour leurs activités. Le frein principal à l'investissement en France tient aux coûts : 82% des dirigeants interrogés considèrent que la France est désavantagée par rapport aux autres pays pour cette raison. À l’inverse, la France est saluée pour son excellence technologique (citée par 61% du panel) ou le respect de l'environnement (39%).

    Le Figaro du 25 novembre
  • Industrie
    Thales teste l’intégration des drones dans l’espace aérien au Dakota du Nord
    Thales collabore avec l’État du Dakota du Nord pour y permettre l’exploitation de drones au-delà de la ligne d’horizon (grande élongation). Le groupe va déployer une infrastructure de surveillance et de communications dans le comté de McKenzie, combinant des services de surveillance, de communication et de gestion du trafic basée dans le cloud, au sein d’une solution inédite de type système de systèmes axée sur la sécurité. Un déploiement sur des sites clés «validera les besoins d’infrastructures et de procédures en vue d’une intégration de routine, sûre et sécurisée, des drones dans l’espace aérien», précise Thales.

    Aerobuzz du 25 novembre
  • Industrie
    Accompagnement financier du secteur aéronautique : table-ronde
    Dans le cadre du Paris Air Forum, Marwan Lahoud, le Président du directoire d’ACE Management, Jean-Louis Girodolle, Directeur général de Lazard, Emmanuel Viellard, Directeur général de LISI Group, et le député Jean-Louis Thiériot, ont échangé sur le sujet de l’accompagnement des banques et des fonds pour les entreprises aérospatiales et de défense françaises. Emmanuel Viellard a précisé que les 880 millions d'euros d’aides apportés aux entreprises cette année doivent leur permettre de passer le cap de la crise, mais qu’il faut désormais envisager l’année 2021, et les investissements nécessaires en 2022. Il faut également prendre en compte la frilosité des banques à financer les entreprises de défense, des positions qui mettent en péril certaines entreprises, souligne Jean-Louis Thiériot. Les intervenants ont souligné la nécessité de permettre des investissements étrangers en France, tout en mettant en place des mesures juridiques de protection qui garantissent la souveraineté des entreprises et de la base industrielle, afin de permettre de pérenniser le mouvement de consolidation des acteurs du secteur. Cette restructuration de la filière devra avoir lieu dans un cadre européen, avec l'émergence de «champions industriels». Marwan Lahoud souligne qu’en France, la structuration de la filière aéronautique, avec l’action du GIFAS, pourrait servir de modèle à d'autres filières industrielles.

    La Tribune du 25 novembre

Défense
  • Défense
    SCAF : Thales développe des capteurs tactiques connectés au sein d’un consortium industriel
    Le consortium allemand FCMS, Indra et Thales ont reçu le feu vert pour commencer la conception des capteurs qui contribueront à assurer la supériorité du programme européen NGWS/SCAF. Le consortium va développer une suite innovante de capteurs connectés et distribués. Au nom de l'Allemagne, de l'Espagne et de la France, la Direction générale de l'armement (DGA) a signé avec Indra, leader du consortium, le contrat qui verra l'intégration des capteurs dans le cadre contractuel de la Phase 1. Cette phase, qui porte sur l'étude de conception des capteurs, doit durer 12 mois, avec une prolongation possible de 6 mois, si nécessaire. Les capteurs «contribueront aux capacités tactiques du programme NGWS/SCAF et à son aptitude à opérer sans être détecté», précise Thales.

    Boursier.com du 24 novembre
  • Défense
    Garantir l’indépendance de la BITD, enjeu essentiel pour la souveraineté
    A l'occasion du Paris Air Forum, Françoise Dumas, Présidente de la commission de Défense nationale et des forces armées de l'Assemblée Nationale, Antoine Bouvier, Directeur de la stratégie, des fusions acquisitions et des affaires publiques chez Airbus, Thomas Courbe, Directeur général des entreprises, et François Mestre, chef du Service des Affaires industrielles et de l'Intelligence économique à la DGA, ont participé à une table-ronde consacrée aux enjeux de la préservation de la Base Industrielle et Technologique de Défense (BITD) française. L'importance de l'autonomie industrielle a été soulignée : la BITD française est la seule en Europe à être capable de répondre à tous les besoins des armées. L’État doit garantir les moyens d'assurer la course technologique et éviter la captation des entreprises ou des données par d'autres puissances. Il est également fondamental de préserver dans le pays les compétences : très longues à acquérir, elles disparaissent très rapidement, et ne peuvent plus être retrouvées, explique Françoise Dumas. Le soutien à l'apprentissage est également essentiel, et les investissements consentis par l'État, autant en R&D que par la commande publique, sont des leviers très importants, sans oublier les fonds mis à la disposition, notamment, des PME. Antoine Bouvier a souligné la grande cohérence de la filière en France, qui va des donneurs d'ordre aux PME capables de produire des composants.

    La Tribune du 25 novembre
  • Défense
    Désignation de cibles : la Chine mène des essais associant un drone et un hélicoptère
    La Chine annonce avoir mené avec succès des essais ayant pour but de faire collaborer un hélicoptère et un drone, afin que le drone désigne une cible, engagée ensuite par l'hélicoptère. Le recours à un drone permet d'identifier l'objectif en s'affranchissant des contraintes visuelles, particulièrement en conditions climatiques difficiles, et de mener des tirs au-delà du champ de vision (BVR – beyond visual range), ce qui accroît la portée des missiles. Air & Cosmos rappelle que MBDA a déjà présenté, en mars 2019, son projet Lynkeus, où un drone NX70 de Novadem servait à la désignation de cibles pour son missile MMP.

    Air & Cosmos du 25 novembre

Environnement
  • Environnement
    Cinq défis à surmonter pour un avion à hydrogène en 2035
    A l'occasion du Paris Air Forum 2020, Jean-Brice Dumont, Vice-président en charge de l'ingénierie chez Airbus et Président du CORAC, Bruno Sainjon, Président-directeur général de l'Onera, et Pierre-Etienne Franc, Vice-président de la branche d'activité mondiale Hydrogène énergie d'Air Liquide, sont revenus sur les challenges liés à l’objectif de faire voler un avion à hydrogène d'ici à 2035, que s’est fixé Airbus. Le projet soulève cinq défis majeurs : le stockage, l'évolution de l'architecture de l'avion, le coût de l’hydrogène vert, les infrastructures nécessaires à proximité des aéroports, et la certification. En ce qui concerne l'architecture de l'avion, Airbus envisage plusieurs configurations : un avion «classique» avec une turbine modifiée et un réservoir cylindrique d'hydrogène liquide logé à l'intérieur du fuselage ; un avion à hélices, également alimenté par la combustion de l'hydrogène dans des turbines à gaz modifiées ; et un troisième concept, très novateur : l’aile volante. «L'aile volante est une formule très prometteuse. Par sa géométrie, elle offre des volumes de stockage beaucoup plus importants. Ce concept pose des enjeux au niveau aérodynamique. Cela demande aussi un niveau de commandes de vol et une permanence du pilote automatique qui est au-delà de ce que nous faisons aujourd'hui. C'est le projet le plus ambitieux mais il est réalisable», souligne Jean-Brice Dumont. Au sujet du coût de l’hydrogène vert, Pierre-Etienne Franc précise que l'objectif est de livrer l'hydrogène liquide à bord d'un avion pour quatre à cinq euros du kilo. «Nous sommes convaincus que nous arriverons à certifier l'hydrogène en 2035. On peut nous laisser le crédit d'avoir relevé un certain nombre de challenges dans le passé et d'avoir tenu nos promesses», conclut Jean-Brice Dumont.

    La Tribune du 25 novembre

Innovation
  • Innovation
    Dassault Aviation, partenaire du Paris Region Challenge AI for Industry 2020
    La Région Ile-de-France et Dassault Aviation ont lancé le concours «Paris Region Challenge AI for Industry 2020», consacré au domaine de l’intelligence artificielle. Doté de 500 000 euros, ce concours est réalisé en partenariat avec Startup Inside, les pôles de compétitivité franciliens Astech et Systematic, ainsi que l’Université Paris Saclay. Il a pour objectif de développer des capteurs virtuels qui estimeront les déformations structurales locales subies par les avions en service, grâce aux seules données des instruments de bord. La date limite de dépôt de dossier est fixée au 31 décembre 2020. Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation, explique : «Les concurrents traiteront des données industrielles réelles, et bénéficieront de l’accompagnement de nos équipes. Outre son intérêt sur le plan scientifique, le sujet proposé intègre un véritable enjeu économique et environnemental, tant dans l’aéronautique que dans d’autres domaines industriels comme les transports et l’énergie. Ceci est conforme à notre conception de l’IA qui doit développer des algorithmes au service de l’Homme. Bref, tout est fait pour rendre ce challenge particulièrement motivant».

    Actu IA et ZoneBourse.com du 25 novembre

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Crise sanitaire : IATA révise ses prévisions
    A l’occasion de sa 76ème assemblée générale, tenue virtuellement le 24 novembre, IATA a révisé l’estimation des pertes pour l’ensemble de ses membres en 2020. Elles atteindront 118,5 milliards de dollars en 2020, et encore 38,7 milliards en 2021, selon les dernières prévisions de l'Association (contre 84 milliards estimés en juin dernier). Le nombre de passagers ne devrait pas dépasser 2,8 milliards, contre 4,5 milliards en 2019, et le retour du trafic passagers au niveau précédent ne devrait pas intervenir avant 2024. Alexandre de Juniac a appelé les gouvernements à poursuivre leur soutien. Selon l'association, entre 70 et 80 milliards de dollars d'aides supplémentaires seront encore nécessaires pour permettre aux compagnies de passer la crise. La principale requête des compagnies aériennes reste toutefois la réouverture des frontières et la suppression des quarantaines. «Nous ne pouvons pas attendre que les vaccins soient partout disponibles», a souligné Alexandre de Juniac. «Quand on leur donne la possibilité, les gens se remettent à voyager», a-t-il ajouté.

    Les Echos, Le Journal de l’Aviation et Air Journal du 25 novembre
  • Aviation Commerciale
    IATA présente le «Travel-pass», un passeport sanitaire numérique
    IATA a présenté le 23 novembre un projet de passeport sanitaire dématérialisé pour favoriser la réouverture des frontières. Il s’agit d’un «laissez-passer sanitaire numérique» baptisé «Travel Pass». En phase ultime de développement, cette solution se présente sous la forme d’une application mobile pour les passagers. Elle devrait être introduite sur le marché au premier trimestre 2021. «Le dépistage constitue la première clé pour permettre les voyages internationaux sans exigence de quarantaine. La deuxième clé réside dans une infrastructure mondiale d’information, nécessaire pour gérer de façon sécuritaire, partager et vérifier les données de test correspondant à l’identité des voyageurs, conformément aux exigences des contrôles frontaliers», argumente Alexandre de Juniac, directeur général de IATA.

    Air & Cosmos du 24 novembre et L’Usine Nouvelle du 25 novembre
  • Aviation Commerciale
    Covid-19 : rétablir la connectivité aérienne
    Rétablir la connectivité aérienne, victime de la pandémie de Covid-19 qui a entraîné des fermetures de lignes, est un enjeu majeur pour les territoires et les relations intra-européennes. Thomas Juin, président de l'UAF (Union des aéroports français), Nathalie Stubler, PDG de Transavia, Carlos Munioz, PDG fondateur de Volotea, et Olivier Jankovec, directeur général d'ACI (Airports Council International) Europe, ont discuté à ce sujet lors du Paris Air Forum. L'index de connectivité directe entre aéroports a baissé de -59% en septembre, et devrait atteindre -80% pour octobre/novembre en raison des confinements. Au niveau intercontinental, les chiffres se situent entre -75 et -91%. L’arrivée d’un vaccin devrait conduire à une amélioration courant 2021, mais «durant les cinq mois qui nous restent, il nous faut un mode opératoire qui nous permette de fonctionner sous Covid» explique Thomas Juin. Le président de l'UAF réclame des tests Covid dans les aéroports pour les passagers à l'arrivée mais aussi au départ, au niveau de l'Union Européenne mais également hors UE. «L'Etat français doit signer des accords de réciprocité avec les principaux pays partenaires pour créer des corridors sanitaires. Sinon, toute reprise est illusoire» avertit Thomas Juin. La collaboration entre États est indispensable aux yeux de l'ACI, qui va discuter prochainement avec l'AESA (agence européenne de la sécurité aérienne) et l’ECDC (centre européen de prévention et de contrôle des maladies) sur un projet de protocole de tests, pour établir une analyse uniforme du risque par les États.

    La Tribune du 25 novembre