Synthèse de presse

Industrie
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    ATR : assurer une connectivité essentielle en période difficile
    ATR, filiale à 50/50 d'Airbus et de Leonardo, a publié ses résultats 2020. Le groupe a livré 10 appareils en 2020, contre 68 en 2019 et 72 initialement prévus en 2020. 6 commandes brutes ont été enregistrées. Le nombre de livraisons devrait doubler en 2021, a estimé le directeur général Stefano Bortoli lors d'une présentation en ligne. « 2020 a été une année difficile pour l'industrie du voyage, et nous ne verrons pas d'amélioration avant la fin de l'année en cours », a-t-il remarqué. Le constructeur reste toutefois confiant sur son avenir à long terme. Car tout au long de la crise, « la connectivité vitale offerte par le transport aérien régional, pour notamment les évacuations sanitaires et les livraisons de matériels médicaux, a rendu ATR plus attractif pour l’Europe et l’Amérique du Nord, tandis que les turbopropulseurs continuent à représenter la solution optimale pour des régions moins bien desservies, comme l’Asie, l’Amérique latine et l’Afrique, où les infrastructures terrestres ne constituent pas une option satisfaisante », observe Stefano Bortoli. Malgré la crise, neuf nouvelles compagnies ont commencé à exploiter des ATR et 84 nouvelles routes ont été ouvertes en 2020. À ce jour, 70% de la flotte d’ATR est en service dans le monde. ATR se considère bien placé pour profiter de la reprise du trafic, qui bénéficiera d’abord aux liaisons intérieures. « Les liaisons de point à point vont doubler entre des aéroports plus petits et moins fréquentés que les grands hubs », souligne Stefano Bortoli. « Notre gamme, avec l’ATR 42 -600 et 72- 600, consomme 40% de carburant en moins et émet 40% de CO2 de moins qu’un jet régional », insiste-t-il, et « nos avions sont certifiés pour voler avec un mélange de 50% de carburants alternatifs ».

    Ensemble de la presse du 18 mars
  • Industrie
    Airbus : le dernier A380 a quitté Toulouse
    Comme prévu en 2019, le dernier A380 sorti des usines Airbus a quitté Toulouse mercredi 17 mars, pour effectuer son premier vol en direction du site Airbus de Hambourg. L’appareil, qui porte le numéro 272, a rejoint un centre de finition, où peinture et aménagement intérieur seront terminés avant une livraison à la compagnie Emirates Airlines. Un envol salué par Guillaume Faury, CEO d'Airbus : « Félicitations à la Team Airbus pour vos contributions au fil des ans - nous sommes impatients de soutenir cet avion emblématique et ses clients pendant de nombreuses années, en offrant la meilleure expérience passager de sa catégorie », a-t-il indiqué sur Twitter.

    Ensemble de la presse du 18 mars
  • Industrie
    Thales lance un nouveau radar numérique pour une gestion plus sûre du trafic aérien
    Thales annonce le lancement du RSM NG, un meta-senseur visant à « offrir aux aéroports des performances remarquables, une meilleure cyber protection et une optimisation du coût sur toute la durée de vie du produit », indique Thales. Le RSM NG associe des données radar (Mode S) et ADS-B pour une initialisation plus rapide des pistes, au bénéfice des contrôleurs aériens. Il suit jusqu'à 2 000 trajectoires de vol et partage simultanément 64 flux de données avec des centres de contrôle aérien. « Son poids et son volume réduits de 30%, ainsi que ses capacités de maintenance prédictive, permettent d’optimiser le coût sur toute la durée de vie du radar », précise Thales.

    Boursorama du 18 mars

Défense
  • Défense
    Mise en service opérationnelle des Rafale au standard F3-R
    Mercredi 17 mars, le ministère des Armées a annoncé la « mise en service opérationnelle » du standard F3-R du Rafale de Dassault Aviation. Le standard F3-R avait été qualifié par la Direction générale de l’armement (DGA) en 2018. La « mise en service opérationnelle » signifie que le standard F3-R va désormais pouvoir partir en mission : « cette décision s’applique notamment aux Rafale du groupe aérien embarqué actuellement mis en œuvre depuis le porte-avions Charles-de-Gaulle ou ceux de l’armée de l’Air et de l’Espace œuvrant depuis la base aérienne projetée de Jordanie dans le cadre de l’opération Chammal », précise le ministère des Armées. Le standard F3-R permet au Rafale, notamment, de mettre en œuvre le missile air-air longue portée Meteor de MBDA, le désignateur laser d’objectifs terrestres Talios développé par Thales et la version à guidage terminal laser de l’Armement Air Sol Modulaire (AASM), de Safran. « Le Rafale disposera notamment de nouvelles capacités de suivi de cibles fixes ou mobiles plus performantes, d’une capacité de détection automatique des cibles mobiles ainsi que d’une nouvelle interface homme/machine facilitant son utilisation », explique le ministère des Armées.

    L’Usine Nouvelle du 18 mars
  • Défense
    Entretien avec le général Thierry Burkhard
    Le général Thierry Burkhard, chef d'état-major de l'armée de Terre, accorde un entretien à La Tribune. Le général détaille sa vision de l'armée de Terre, notamment dans le domaine capacitaire. Il observe qu’un équilibre est à trouver en matière de progrès technologique : « nous devons disposer de systèmes d'armes qui soient le plus en avance possible sur le plan technologique. Mais, compte tenu de l'évolution très rapide de la technologie, il faut que nous ayons également une vraie réflexion de fond sur l'évolutivité et l'agilité avec laquelle nous faisons évoluer nos programmes ». La soutenabilité est notamment un enjeu majeur, dont les industriels, notamment Airbus Helicopters, sont conscients : « le HIL (Hélicoptère interarmées léger) est dérivé d'une plateforme civile avec un gros retour d'expérience. Airbus Helicopters dispose là d'une plateforme qui a déjà absorbé d'éventuels défauts de jeunesse », relève le général. Il rappelle la nécessité d’arriver au standard 3 pour l’hélicoptère Tigre : « on ne peut vouloir être une armée de premier rang en Europe, être capable de faire de la haute intensité et ne pas avoir une composante aéro-combat intégrée. On le voit pour toutes nos opérations : la composante aéromobile est indispensable. Elle passe par le NH90, le HIL qui arrive, et le Tigre, qui avait été le premier hélicoptère de nouvelle génération. Bien évidemment, il faut que cette composante reste à un niveau technologique suffisant pour pouvoir être engagée au combat. D'où le Tigre standard 3 ».

    La Tribune du 18 mars
  • Défense
    Programme SCAF : auditions au Sénat
    Dirk Hoke, CEO d'Airbus Defence and Space, accompagné d'Antoine Bouvier, directeur de la stratégie d'Airbus, ont été entendus au Sénat, une semaine après l’audition d’Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation. Les dirigeants d’Airbus ont évoqué les négociations en cours concernant le programme SCAF. Ils ont relevé qu’un accord existe déjà sur plusieurs des 7 piliers du projet : l'intégration du système complet à mener en cotraitance avec Dassault Aviation, l'avion de chasse futur (NGF) et sa motorisation sous responsabilité de la France, les drones d'appui et le cloud de combat sous responsabilité de l'Allemagne, et les capteurs et la furtivité sous responsabilité de l'Espagne.

    Les Echos du 18 mars
  • Défense
    Le Royaume-Uni veut augmenter de 45% son arsenal nucléaire
    La « revue intégrée de sécurité, défense, développement et politique étrangère », publiée mardi 16 mars par le gouvernement britannique, évoque la possibilité d'augmenter de 180 à 260 le stock d'ogives nucléaires, soit une hausse d'environ 45%. Le ministre des Affaires étrangères, Dominic Raab, a déclaré que le Royaume-Uni devait maintenir un niveau minimum et crédible de dissuasion dans des temps changeants : « c'est la garantie ultime, la police d'assurance contre les pires menaces d'Etats hostiles », a-t-il fait observer.

    Ensemble de la presse du 18 mars

Espace
  • Espace
    Anywaves noue un partenariat avec Loft Orbital
    Anywaves (Toulouse) a conclu un partenariat avec Loft Orbital, startup californienne spécialiste de l'organisation de missions spatiales, implantée à Toulouse depuis 2019. Anywaves a fourni deux antennes en bande S pour le microsatellite YAM-3 de Loft Orbital qui sera lancé depuis la Falcon 9 de SpaceX avec à son bord plusieurs missions (géolocalisation de précision, télécoms, IoT). « Cette première vente pourrait en générer d'autres puisque nous avons réussi à livrer dans un délai record du matériel, en une semaine exactement. Peu de sociétés peuvent y parvenir », souligne Nicolas Capet, le fondateur d'Anywaves. La Tribune rappelle qu’Anywaves avait signé, en décembre 2020, un premier contrat avec Pixxel, une startup indienne du New Space, et avait noué une alliance à l'été 2020 avec l'entreprise bretonne Syrlinks.

    La Tribune du 18 mars
  • Espace
    Le tourisme spatial bientôt réalité
    Le Figaro consacre un article à l’essor du tourisme spatial. Inspiration4, le premier séjour touristique autour de la Terre, doit être organisé par SpaceX au quatrième trimestre 2021 : une fusée Falcon 9 réutilisable doit déposer une capsule Crew Dragon en orbite basse, avec à son bord quatre touristes, pour un séjour de quatre jours. SpaceX entend également proposer, à partir de 2023, des tours de la Terre et de la Lune, avec sa nouvelle fusée Starship, assortis de séjours dans des modules amarrés à l’ISS, développés par son partenaire, la startup américaine Axiom. Un projet auquel Thales Alenia Space participe en tant que responsable de la conception, de la pressurisation et du système de protection contre les débris spatiaux. La startup californienne Orbital Assembly développe quant à elle la station Voyager, un hôtel spatial de luxe qui doit accueillir ses premiers touristes en 2027. La Chine et l’Inde développent également des projets de tourisme spatial. Ce n’est pour l’instant pas le cas de l’Europe, où la question de l’acceptation sociale est plus prégnante ; par ailleurs, « comme le montre l’exemple des États-Unis, il ne peut y avoir de tourisme spatial que si, au préalable, un programme de vols habités institutionnels a été lancé en Europe », relève Stéphane Israël, président d’Arianespace.

    Le Figaro du 18 mars
  • Espace
    L'eau de Mars, retenue dans les minéraux
    De nouvelles données, issues des travaux de chercheurs de l’Institut de technologie de Californie (Caltech, États-Unis) montrent que le phénomène de « fuite atmosphérique » ne rend pas compte de la majeure partie de l'eau disparue de la surface de Mars. Elles suggèrent au contraire qu'entre 30 et 99% de l'eau qui coulait par le passé sur la Planète rouge s'y trouve toujours, piégée dans les minéraux de la croûte martienne. « Lorsqu'une pierre interagit avec de l'eau, il y a une série de réactions chimiques très complexes qui forment un minéral hydraté », explique Eva Scheller, chercheuse au California Institute of technology et principale autrice d’une étude publiée mardi 16 mars dans la revue Science. Jusqu'à 99% de l'eau disparue de la surface martienne pourrait ainsi être emprisonnée dans les roches. « Le rover Perseverance va étudier exactement ces procédés et réactions qui causent l'emprisonnement de l'eau dans la croûte », se réjouit-elle. Il pourrait se révéler être « la plus importante pièce du puzzle », permettant d'apporter une réponse définitive à l'énigme », poursuit Eva Scheller.

    La Tribune, Le Monde et Sciences et Avenir du 18 mars

Environnement
  • Environnement
    Entretien avec Damien Cazé (DGAC)
    Damien Cazé, directeur général de l’aviation civile (DGAC), est l’invité du Podcast du Journal de l’Aviation cette semaine. Il évoque notamment le « bashing » dont le transport aérien est parfois la cible, soulignant que le secteur a réalisé d « énormes progrès » en matière de réduction des émissions de CO2, et la « prise de conscience réelle », antérieure aux critiques, dont le secteur a su faire preuve concernant la nécessité d’une transition écologique. « L’aérien est très visible donc plus facilement critiqué », estime M. Cazé, qui relève que « les émissions ont été divisées par 5 depuis les années 50 ». Le dirigeant évoque également les enjeux de la sortie de crise. L’entretien sera poursuivi la semaine prochaine, et portera sur la transition écologique et les réformes engagées au sein de la DGAC.

    Le Journal de l’Aviation du 17 mars

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    L’assemblée générale d’IATA repoussée à octobre 2021
    L'assemblée générale de l'Association internationale du transport aérien (IATA), qui devait initialement se dérouler du 27 au 29 juin à Boston, aura lieu du 3 au 5 octobre 2021, a annoncé l'organisation. « Nous pensons qu'il est vital de faire tout notre possible pour nous réunir en personne », a expliqué le directeur général d’IATA, Alexandre de Juniac, estimant qu'une réunion en présentiel montrera « que les compagnies aériennes peuvent relier le monde de façon sûre », et « prouvera la capacité de récupération de notre secteur, et confirmera la valeur inestimable des rencontres, facilitées par l'aviation ». M. de Juniac quitte la tête d’IATA le 31 mars prochain ; il sera remplacé par Willie Walsh, ancien dirigeant d'IAG.

    Le Journal de l’Aviation du 18 mars
  • Aviation Commerciale
    A court terme, une possible pénurie de pilotes de ligne dans le monde
    Une étude menée par le cabinet nord-américain Oliver Wyman alerte sur la pénurie de pilotes qui pourrait impacter la reprise du secteur aérien à l’issue de la crise sanitaire. Selon ces estimations, la reprise des vols au niveau de ce qu’étaient les trafics en 2019 serait affectée par un manque de pilotes compris entre 34 000 et 50 000. La pénurie pourrait atteindre 60 000 pilotes en 2029. En Europe, toutefois, l’offre et la demande devraient être à l’équilibre, d’après l’étude, pour les trois à quatre prochaines années. Le cabinet estime que les pilotes formés en Europe pourraient faire office de vivier dans lequel l’Asie pourrait puiser pour ses besoins.

    Aerobuzz du 18 mars