Synthèse de presse

Industrie
  • Industrie
    Lors de la crise sanitaire, « nous avons vraiment vu à l’oeuvre la solidarité de filière », selon Guillaume Faury
    Guillaume Faury, CEO d’Airbus, accorde son premier entretien comme Président du GIFAS à L’Usine Nouvelle. Il détaille les défis qui se présentent pour les filières aéronautique et spatiale, en pleine transformation suite, notamment, à la crise sanitaire et aux enjeux de la décarbonation du secteur aérien. Il souligne que la crise liée à la Covid-19 a démontré la résilience et la solidarité de la filière : « Cette solidarité de filière, dont le GIFAS a été un acteur important et dont on parlait souvent, nous l’avons vraiment vue à l’œuvre », se réjouit-il. Il attire l’attention sur la chaîne d’approvisionnement aéronautique : « Le redémarrage s’effectue avec un système sous tension », souligne-t-il : « Nous ne sommes pas sortis de la crise. Il faut aujourd’hui reformer, remettre en route les outils de production. Or dans le même temps, pour des raisons financières, les stocks ont atteint des niveaux très faibles ». Il met en garde contre la rareté d’un certain nombre de ressources et les difficultés de recrutement. Il rappelle que la numérisation des entreprises constitue un enjeu majeur pour l’ensemble de la filière : « la trajectoire portée par le GIFAS visant à moderniser la filière, notamment avec le programme Industrie du futur, doit être maintenue pour garder la tête de la compétition mondiale et rester une filière d’excellence ».

    L’Usine Nouvelle du 5 octobre
  • Industrie
    Airbus : TApps, une plateforme de transport à la demande qui fluidifie la chaîne logistique
    Dans le cadre de sa stratégie de transformation numérique reposant sur une approche dite DDMS pour « Digital Design, Manufacturing and Services », Airbus recourt depuis 2019 à une plateforme de gestion des demandes de transport de ses fournisseurs. Il s’agit d’un outil interconnecté aux systèmes de commandes et d'acheminement, qui permet d’améliorer le flux des pièces d'un site à l'autre. Baptisé TApps, pour « Transport Apps », « cet outil est interconnecté au système de commandes, ainsi qu'au Transport Management System de notre principal prestataire de transport », explique Benoît Lemonnier, vice-président Logistics & Transport d'Airbus. Il permet de mieux qualifier les demandes de transport émises par les commanditaires, tout en garantissant un suivi, de bout en bout et en temps réel, de la chaîne logistique. TApps offre une interface unique afin d'orchestrer leurs livraisons par route, mer ou air. « Pour notre part, nous disposons d'une meilleure visibilité sur l'exécution des transports », souligne Benoît Lemonnier, ajoutant que « l'arrivée des pièces dans les usines est désormais mieux corrélée aux besoins de la production ».

    Les Echos du 5 octobre
  • Industrie
    Satys se réorganise et réalise une augmentation de capital de 40 M€
    Satys (Toulouse) annonce une réorganisation en deux entités distinctes : Satys Aerospace, qui regroupe les activités peinture d'avions, étanchéité et traitement de surface pour l'aéronautique, et Satys Interiors, pour l'activité aménagement intérieur dans l'aéronautique et le ferroviaire. Le groupe fait également part d’une augmentation de capital de 40 M€ pour sa division Aerospace. Ace Capital Partners, filiale de Tikehau Capital, apporte 30 M€, devenant le deuxième actionnaire de Satys Aerospace. « Cette opération renforce la structure du groupe et prépare un futur en croissance et en acteur de la consolidation aéronautique en France, en Europe et aux Etats-Unis », commente Christophe Cador, fondateur et PDG de Satys. Le groupe se donne pour objectif de réaliser 250 M€ de chiffre d’affaires à l’horizon 2025 (contre 110 M€ en et 155 M€ en 2019).

    La Tribune et La Dépêche du Midi du 5 octobre

Environnement
  • Environnement
    L’avion à hydrogène, un « rendez-vous historique », souligne Guillaume Faury
    Lors de l’entretien qu’il accorde à L’Usine Nouvelle, Guillaume Faury, CEO d’Airbus et Président du GIFAS, aborde notamment les enjeux liés au développement de l’avion à hydrogène. « L’hydrogène impliquera une profonde évolution des structures et des formes des avions dans les prochaines décennies. Les sous-traitants de la filière aéronautique travaillent évidemment de concert avec les avionneurs, dont Airbus, pour être prêts à ce rendez-vous historique », souligne-t-il. Interrogé sur la pertinence de commencer avec un avion régional, en collaboration avec ATR, il explique que les réflexions autour des technologies analysées actuellement ne concernent pas seulement l’avion lui-même, mais aussi « les infrastructures qui assureront son exploitation ». Il attire l’attention sur les enjeux liés à la mise en place d’un écosystème performant : « Si nous observons qu’entre 2025 et 2027, seulement deux aéroports français et allemand distribuent de l’hydrogène, un avion régional fera sens. Mais si nous constatons que l’écosystème hydrogène s’est déployé dans plusieurs pays du monde, nous aurons sans doute la volonté d’aller vers un appareil plus ambitieux », explique-t-il. « Ce travail est en cours, en concertation avec de nombreux acteurs hors aéronautique », précise Guillaume Faury, qui indique que les décisions seront prises entre 2025 et 2027, après la maturation des technologies et le développement de démonstrateurs. Le dirigeant souligne qu’Airbus, et l’ensemble de la filière, restent « très actifs » également concernant les carburants d’aviation durables (SAF).

    L’Usine Nouvelle du 5 octobre
  • Environnement
    Le secteur aérien s’engage à atteindre la neutralité carbone en 2050
    Réunies pour l'assemblée générale d’IATA (Association du transport aérien international), qui se tient du 3 au 5 octobre à Boston (États-Unis), les compagnies aériennes internationales ont décidé de la hausse de leurs engagements environnementaux. Alors qu’elles s'étaient déjà engagées à réduire de moitié leurs émissions de CO2 d'ici à 2050 par rapport au niveau de 2005, elles visent désormais la neutralité carbone, soit le « net zéro émission », en 2050. « Nous pouvons y arriver », a affirmé le directeur général d’IATA, Willie Walsh. « Cela nécessitera de combiner les carburants alternatifs, des gains d'efficacité, des méthodes nouvelles de capture du CO2 et de compensation des émissions, ainsi que des concepts d'avions radicalement nouveaux. Il est possible de parvenir au net zéro émission d'ici à 2050 », a-t-il souligné.

    Ensemble de la presse du 5 octobre

Espace
  • Espace
    La construction du spatial européen, un enjeu pour les Etats et les industriels
    Interrogé par l’Usine Nouvelle sur la nécessité de mobiliser la filière spatiale européenne, face notamment au dynamisme américain et à la montée en puissance de la Chine, Guillaume Faury, CEO d’Airbus et Président du GIFAS, estime que la construction européenne en matière de spatial « est en cours ». « C’est un travail pour les futurs gouvernements qui vont se mettre en place dans les prochaines années. Cette phase de construction européenne, qui a atteint son apogée dans le domaine de l’aviation commerciale, reste à poursuivre dans le spatial », insiste-t-il. Il se félicite de l’existence d’ « une vraie ambition, comme le prouve Galileo », et rappelle que la vision du spatial européen « engage à la fois les politiques nationales, celles de la France et de l’Allemagne en particulier », mais aussi les industriels. Il rappelle que « les industriels du GIFAS, qu’ils soient dans les lanceurs, les satellites ou les équipements, y travaillent ». Le développement de lanceurs réutilisables représente à ses yeux une des technologies crédibles du futur, mais reste une technologie parmi d’autres, « qui est surtout pertinente quand on a de fortes cadences d’utilisation ».

    L’Usine Nouvelle du 5 octobre
  • Espace
    Thomas Pesquet prend les commandes de la Station spatiale internationale (ISS)
    Thomas Pesquet est devenu, lundi 4 octobre, le premier Français et le quatrième européen à diriger la Station spatiale internationale (ISS). Il a pris la relève de son coéquipier japonais de l’Agence d’exploration aérospatiale japonaise (JAXA) Akihiko Hoshide, qui lui a remis symboliquement la clé du véhicule spatial lors d’une cérémonie de passation, retransmise sur le site de la NASA.

    Le Monde, La Dépêche du Midi et FranceInfo du 5 octobre
  • Espace
    Début du tournage du premier film dans l'espace, réalisé par un équipage russe
    Le réalisateur Klim Chipenko et l'actrice Ioulia Peressild doivent embarquer sur une navette Soyouz qui doit décoller ce mardi du cosmodrome russe de Baïkonour, au Kazakhstan, pour la Station spatiale internationale (ISS), où ils auront 12 jours pour tourner le premier film réalisé dans l’espace. Il s’agit d’un long-métrage, provisoirement intitulé Vyzov (Le Défi ou L'Appel, en russe), qui mettra en scène une femme médecin envoyée dans l'espace pour sauver la vie d'un cosmonaute. La NASA a de son côté également un projet de film dans l’espace, avec l'acteur américain Tom Cruise.

    Le Figaro du 5 octobre

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Selon les estimations d’IATA, les compagnies aériennes devraient perdre 52 Md dollars cette année
    D’après les estimations d’IATA (Association du transport aérien international), le trafic mondial ne devrait pas dépasser 40% du niveau de 2019 en 2021 (2,3 Md de passagers) et 61% en 2022. Pour le trafic international, la proportion est de 22% du niveau antérieur en 2021, et 44% en 2022. Les pertes pour le secteur sont estimées à 52 Md dollars au total en 2021. Le retour du secteur à la rentabilité n'est pas espéré avant 2023. La réouverture des Etats-Unis aux voyageurs vaccinés, à compter du 1er novembre, suscite toutefois l’espoir. « Nous sommes très heureux de la décision du gouvernement américain », a déclaré le directeur général d'Air France-KLM, Benjamin Smith, « les Etats-Unis sont le marché le plus important pour Air France-KLM, qui représente 40% de notre activité long-courrier ». L'annonce de cette décision s'est traduite par une envolée des réservations pour les Etats-Unis, conduisant Air France à revoir son offre à la hausse pour les prochains mois. « Nous reviendrons à une centaine de vols par semaine [à destination des Etats-Unis, NDLR] à partir de novembre », a annoncé Anne Rigail, la directrice générale d'Air France.

    Ensemble de la presse du 5 octobre

Défense
  • Défense
    Pour le chef d’état-major des armées, la France doit pouvoir « gagner la guerre avant la guerre »
    Le général Thierry Burkhard, nouveau chef d’état-major des armées (CEMA), doit présenter, mercredi 6 octobre, sa vision stratégique pour les années à venir devant les députés de la Commission de la défense de l’Assemblée nationale. Après l’avoir fait valider au sommet de l’Etat, il en a dévoilé des éléments à la presse. Il estime que la France doit être capable de « gagner la guerre avant la guerre », en avançant sur des domaines tels que l’influence et la lutte informationnelle (lutte informatique d’influence, ou LII). « Avant, les conflits s’inscrivaient dans un schéma « paix-crise-guerre ». Désormais, c’est plutôt un triptyque « compétition-contestation-affrontement », a détaillé le général. « La compétition est devenue l’état normal, que ce soit dans le champ économique, militaire, culturel ou politique et les conflits dits périphériques appartiennent à cette compétition. On a vécu vingt ans durant lesquels la logique était l’engagement sur le terrain, mais aujourd’hui ce n’est plus l’unique solution », a-t-il insisté. La France doit être en mesure de conduire des guerres « hybrides », comme ses adversaires. « Le terme hybride a une connotation négative, mais c’est ce que nous faisons déjà en combinant des actions de nature différente », explique le général. L’enjeu de l’hybridité est « de freiner voire d’empêcher l’autre de décider en faisant planer sur lui une incertitude », a-t-il résumé.

    Le Monde et Le Figaro du 5 octobre