Synthèse de presse

Environnement
  • Environnement
    Patrice Caine, PDG de Thales, détaille la stratégie renforcée du groupe en matière d’éthique
    Le PDG de Thales, Patrice Caine, revient sur l’adoption des critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance), présentée aux investisseurs du groupe la semaine dernière. Détaillant les différents apports de cette stratégie au groupe Thales, il évoque les dossiers en cours chez plusieurs industriels de la défense : éthique, décarbonation, place du numérique, rôle de l’UE sur les questions de défense, etc. Pour Patrice Caine, travailler sur des objectifs clairs dans ces différents domaines aidera à mobiliser les investisseurs. Outre l’objectif de réduction de ses émissions de CO2 à 35 % dès 2023, le groupe affiche des ambitions claires en matière de représentativité, avec notamment l’objectif de féminisation des instances dirigeantes (à hauteur de 20%), la sécurité au travail et les questions d'éthique, notamment dans le numérique. « Pour un groupe d'ingénierie et de tech, il est important de montrer comment, au-delà de ses réductions d'émissions de CO2, Thales peut contribuer positivement à trois grands enjeux sociétaux : rendre le monde plus sûr (questions de sécurité et de défense), plus respectueux de l'environnement et plus inclusif, plus équitable » explique Patrice Caine. Rappelant l’adage « No Sustainability without Stability » cher aux Américains, le patron de Thales voit dans l’adoption du Fonds européen de défense un encouragement, signe que les Européens prennent progressivement de l’importance d’inclure les questions de défense dans leurs objectifs communs.

    La Tribune du 11 octobre
  • Environnement
    10 pays membres de l’UE appellent à ce que le nucléaire soit considéré comme une « énergie verte »
    Dans une tribune publiée par Le Figaro, la France et 9 pays européens appellent à ce que l’énergie nucléaire soit incluse dans la « taxonomie verte » élaborée par la Commission européenne. Les signataires, qui incluent le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, la ministre déléguée chargée de l’Industrie Agnès Pannier-Runacher affirment que « l’énergie nucléaire est sûre et innovante. Elle est l’un des secteurs les plus réglementés au monde, avec 126 réacteurs en service dans 14 pays européens. Les échanges constants entre les agences donnent à cette industrie la capacité de garantir les standards de sécurité les plus élevés dans le monde ». Les signataires rappellent également qu’aucune preuve scientifique ne serait venue infirmer l’idée que l’énergie nucléaire contribuerait plus au réchauffement climatique que les énergies renouvelables. Outre la France, les ministres de Roumanie, République tchèque, Finlande, Slovaquie, Croatie, Slovénie, Bulgarie, Pologne et Hongrie ont signé cet appel.

    Le Figaro du 10 octobre
  • Environnement
    Net Zero Carbon : l’IATA parie sur les carburants de substitution
    A l'occasion de sa 77ème assemblée générale annuelle qui vient de se tenir à Toronto, l'Association du transport aérien international (IATA) a approuvé une résolution visant à ce que le secteur du transport aérien mondial atteigne des émissions nettes de carbone nulles d'ici 2050. L'industrie aéronautique, avionneurs et motoristes en tête, approuvent. Baptisée « Net-Zero Carbon Emissions by 2050 », la nouvelle feuille de route pour réduire l’empreinte carbone du transport aérien, et répondre aux ambitions de l’Accord de Paris, prévoit donc qu’à l’horizon de 2050, toutes les émissions de C02 générées par le transport aérien devront être compensées en absorbant une quantité équivalente de CO2. Cet objectif répond aux exigences de l’accord de Paris (2015) et permet de stabiliser le réchauffement climatique planétaire à 1,5°C. Selon Aerobuzz, des questions demeurent quant à la faisabilité de cette nouvelle feuille de route. En effet, selon lui, les prévisions optimistes de l’IATA ne prennent pas en compte un certain nombre de paramètres, comme une éventuelle évolution du trafic aérien, les adaptations techniques nécessaires pour réaliser ces baisses significatives, ainsi que les défis liés à la production des biocarburants. L’IATA fixe un objectif aux énergéticiens pour la production des SAF : entre 7,9 milliards de litres en 2025 (2% du besoin) et 449 milliards de litres en 2050 (65% du besoin).

    Aerobuzz du 9 octobre

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Le gouvernement indien cède Air India au conglomérat Tata
    Le 9 octobre, le gouvernement indien a annoncé la privatisation d’Air India, de sa filiale low-cost Air India Express, et de la branche fret et manutention du groupe. Le conglomérat Tata l’a emporté en mettant 180 milliards de roupies (2 Md€) sur la table. Les ministères des Finances et des Transports se sont vivement félicités de cette vente, rappelant que l’entreprise coûtait à l’Etat 70 M€ d’argent public chaque mois. Mais les autorités devront tout de même assurer une grande partie de la dette de l’entreprise. Ce rachat par Tata intervient après deux tentatives infructueuses, l’une en 2001 et l’autre 2017, et après que le gouvernement indien a renoncé à deux conditions (conserver 24% du capital et transmettre à l’entreprise une part significative de la dette, estimée à 7,2 Md€). Tata va donc acquérir 100 % des parts, quelque 120 appareils, et 6 200 créneaux d’atterrissage et de stationnement dans des aéroports indiens et étrangers. Le contribuable indien devra assumer une dette d’environ 5 Md€, héritage de plusieurs décennies marquées par la corruption et la mauvaise gestion. Des soupçons de malversations entourent notamment l’achat et la vente d’avions de ligne. Le gouvernement espère rembourser rapidement une partie de cette dette, notamment avec la vente de certains actifs comme des terrains et des biens immobiliers évalués à 1,7 Md€.

    Ensemble de la presse du week-end

Innovation
  • Innovation
    Dassault Aviation innove en matière de luxe
    En prélude au salon mondial de l’aviation d’affaires de Las Vegas, Dassault Aviation a dévoilé une cabine entièrement repensée pour le Falcon 8X. Le vaisseau amiral de la gamme Falcon tire parti des aménagements intérieurs du futur 6X. Le nouveau modèle de cette cabine pour avion d’affaires haut de gamme comprend des changements significatifs qui renforcent le confort et le bien-être du voyageur. Outre un nouvel éclairage LED qui réduit la fatigue oculaire, la cabine du 8X bénéficie d’un nouveau traitement acoustique. Par ailleurs, un nouveau système de cabine innovant (ICS) combine et simplifie le contrôle de la gestion de la cabine et des fonctions de divertissement. Celle-ci est entièrement équipée de la technologie Bluetooth. Une fois connectée par Bluetooth, l’application ICS identifie la position assise du passager et propose des paramètres environnementaux pour la température, l’éclairage et le réglage des stores des fenêtres. Le service de communication FalconConnect de Dassault Aviation offre une gamme complète d’applications de connectivité cabine pour les passagers. Une petite révolution pour les voyageurs d’affaires.

    Aerobuzz du 8 octobre

Industrie
  • Industrie
    Global Medical Response commande 21 nouveaux hélicoptères à Airbus
    Global Medical Response (GMR), une société américaine de transport aérien médical, a annoncé la commande de 21 hélicoptères Airbus de la famille des H125, H130 et H135 pour sa flotte d'appareils médicaux. Une option 23 hélicoptères supplémentaires a été également signée, portant le potentiel de commande total à 44 hélicoptères. GMR, une organisation de premier plan dans le secteur des services d'incendie aériens, terrestres, spécialisés et du transport médical géré avec plus de 38 000 employés, est l'un des plus grands exploitants d'hélicoptères Airbus. Cette dernière commande viendra s'ajouter à la flotte Airbus actuelle de GMR, qui compte près de 133 hélicoptères. Au cours des 18 derniers mois seulement, GMR a pris livraison de 15 hélicoptères Airbus. Airbus Helicopters est le principal fournisseur d'hélicoptères au secteur du transport médical aérien, fournissant environ 55% des 2 600 hélicoptères volant dans le monde aujourd'hui. Plus de la moitié des hélicoptères médicaux aériens neufs vendus au cours de la dernière décennie aux États-Unis ont été produits par Airbus.

    Air & Cosmos du 7 octobre
  • Industrie
    Le patron d’Eutelsat confiant sur l’attractivité de l’entreprise, boostée par son modèle économique
    Alors que l’offre de rachat de Patrick Drahi a été refusée, Rodolphe Belmer, directeur général d'Eutelsat depuis 2016, y voit avant tout la preuve de l'attractivité d’Eutelsat, un des leaders mondiaux du secteur avec 2,5 Md€ générés en cinq ans. Si Eutelsat a souffert de l'atonie du marché des télécoms ces dernières années, passant de 1,5 à 1,2 Md€ de chiffre d'affaires de 2015 à 2020, l'opérateur reste très rentable, avec une marge opérationnelle de plus de 38%. Son modèle économique repose sur l’achat des satellites de télécommunications à Thales ou Airbus, les faire lancer par Arianespace ou SpaceX, avant la commercialisation de la bande passante auprès des chaînes de télévision, gouvernements ou opérateurs télécoms. En avril 2021, l’acquisition par Eutelsat de 17,6% de la constellation OneWeb (550 M$) a été saluée par les experts : Eutelsat complète ainsi sa flotte de gros satellites géostationnaires (36 000 km d'altitude), avec un des pionniers des constellations de petits satellites en orbite basse (1 000 km). « Il n'y aura que quatre ou cinq constellations télécoms en orbite basse dans le monde, estime Rodolphe Belmer. Avec l'investissement dans OneWeb, nous avons sécurisé l'accès à un acteur qui dispose d'un portefeuille de fréquences unique, et affiche au moins deux ans d'avance sur les autres : la constellation complète sera en orbite dès fin 2022 ». Les autorités françaises possèdent, via Bpifrance, 20% d'Eutelsat. Labellisé opérateur d'importance vitale (OIV), il fournit des télécoms à l'armée française et même au Pentagone. « Eutelsat, du fait des fréquences qu'il détient, du caractère stratégique de ses activités télécoms et de son poids pour l'industrie spatiale européenne, est au carrefour de plusieurs sujets de souveraineté », confirme Rodolphe Belmer.

    Challenges du 9 octobre

Défense
  • Défense
    Développé par A-NSE, le ballon captif convainc la Bundeswehr engagée au Sahel
    Après dix ans de développement, l’entreprise française A-NSE (Aero-Nautic Services & Engineering) voit ses efforts couronnés de succès, avec la vente d’un aérostat capital qui sera exploité par l’armée allemande dans le cadre de son déploiement au Niger. Doté de nombreux capteurs et de caméras longue portée, il permettra de repérer 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 tout mouvement potentiellement hostile à des dizaines de kilomètres à la ronde. « Ce contrat est une référence de prestige qui signe les débuts industriels du marché des ballons captifs » annonce Baptiste Regas, président cofondateur d’A-NSE. Trois brevets protègent les techniques développées par la société qui a vendu une quinzaine de spécimens. « Nous avons amélioré leur autonomie et leur coût d’exploitation (…) le ballon résiste à des tempêtes de 120km/h, peut transporter un tiers de masse supplémentaire, dispose de quatre fois plus d’autonomie en vol (40 jours) et nécessite moins de personnel au sol » explique le dirigeant. L'entreprise termina l’exercice en cours autour de 3 M€ de chiffre d’affaires et dispose déjà d’un carnet de commandes fourni pour l’année 2022. Une ascension qui devrait se poursuivre dans les années à venir, les besoins dans le domaine allant croissant.

    Les Echos du 11 octobre

international
  • international
    136 pays s’accordent pour imposer les multinationales à hauteur de 15%
    Après plusieurs années de négociations, l’accord définitif sur une taxation des multinationales a été finalisé vendredi 8 octobre 2021, et doit être validé lors du sommet du G20 qui se tiendra à Rome à la fin du mois d’octobre. Avec cette grande réforme de la fiscalité internationale, l'enjeu est de freiner la compétition entre États et mettre en place un impôt minimum mondial sur les bénéfices les multinationales avec en tête les GAFA, champions de l'optimisation fiscale. Les ultimes tractations entre les 140 pays engagés ont permis d'arriver à un compromis définitif, et le communiqué publié acte bien le taux minimum de 15% tout en visant une mise en œuvre en 2023. « Ce nouveau taux d'imposition minimum s'appliquera aux entreprises qui réalisent un chiffre d'affaires d'au moins 750 M€ et devrait générer chaque année environ 150 Md$ de recettes fiscales supplémentaires à l'échelle mondiale », précise le communiqué. L’Inde a accepté ce texte in extremis, auquel aucun pays européen ne s’est opposé. « C'est une révolution fiscale parce que nous ne reviendrons pas en arrière (…) enfin, nous pourrons lutter avec plus d'efficacité contre l'optimisation fiscale, grâce à un impôt minimal, dont le taux a été fixé à 15% » a commenté le ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire.

    Ensemble de la presse du week-end