Synthèse de presse

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    Nouvel accord franco-britannique pour la mission MicroCarb d’étude du CO2
    La France et le Royaume-Uni ont renouvelé leur collaboration dans le projet de satellite MicroCarb destiné à mesurer le CO2 atmosphérique, qui va bénéficier d'une nouvelle enveloppe financière britannique, a annoncé le CNES, mercredi, lors de la COP26 à Glasgow. Le CNES et l’United Kingdom Space Agency (UKSA) ont signé un amendement à l’accord conclu en avril 2017 afin de poursuivre leur collaboration dans la mise en œuvre de la mission MicroCarb, qui vise à lutter contre le changement climatique. L’accord officialise un nouveau financement de 3,9 M£ (4,6 M€) de la part du Royaume-Uni, qui porte sa contribution à 13,9 M£ (16,4 M€), sur un budget global de 250 M€, pourvu par la France via le Programme d’investissement d’avenir (PIA), le CNES et l’Union européenne. Initiée par l’Agence spatiale française, MicroCarb est un projet de microsatellite dont l’objectif est de cartographier, à l’échelle planétaire, les sources et les puits de dioxyde de carbone (CO2). Il sera le premier satellite européen dédié à la mesure du CO2 atmosphérique de la Terre. « Le CNES soutient fortement les efforts de la France pour atteindre l'objectif de l'Accord de Paris. Nous sommes donc très heureux que l’UKSA ait rejoint le CNES pour développer cette mission innovante et ambitieuse qui nous apportera de précieuses connaissances sur les endroits où le CO2 est le plus émis et capté par les écosystèmes terrestres, et comment ces flux vont évoluer sous l’influence du changement climatique », souligne Philippe Baptiste, Président Directeur Général du CNES. « L'instrument et le système MicroCarb présentent plusieurs innovations permettant d'obtenir la précision de mesure requise pour obtenir une réelle valeur ajoutée. L'utilisation de ces données spatiales ouvrira la voie à un service carbone opérationnel, qui est une priorité pour l'Europe », ajoute-t-il.

    Air & Cosmos du 4 novembre
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    Airbus Defence and Space : entretien avec Michael Schoelhorn
    Michael Schoellhorn, CEO d’Airbus Defence and Space, s’est exprimé devant la presse ce mercredi 3 novembre. Il est notamment revenu sur l'accord franco-allemand concernant Ariane 6, soulignant qu’il s’agit d’une preuve de la prise de conscience européenne quant à la nécessité de protéger la souveraineté dans l'accès à l'espace. Dans le secteur spatial, Michael Schoellhorn rappelle les succès d’Airbus Defence and Space : « Avec OneWeb, nous avons été pionniers dans la production de satellites en série. Avec notre plateforme OneSat, nous avons créé le modèle des satellites reconfigurables en opération. A présent, il nous faut commercialiser et faire fructifier le lourd investissement consenti par Airbus (700 M€) dans sa propre constellation de satellites d'observation Pléiades Neo. Deux satellites sur quatre sont déjà en orbite et offrent une résolution époustouflante », observe-t-il. Concernant l’activité militaire, il a évoqué notamment les projets Eurodrone et SCAF, cruciaux pour l’autonomie stratégique européenne, et s’est félicité de l'alliance nouée avec Lockheed Martin afin de répondre à un appel d'offres préliminaire du Pentagone pour la fourniture de 140 à 160 avions ravitailleurs dérivés de l’Airbus MRTT.

    Les Echos du 4 novembre
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    Mission Arctic Weather Satellite : Anywaves choisie par OHB Sweden
    La société toulousaine Anywaves vient d'être sélectionnée par OHB Sweden pour fournir les antennes de la mission européenne Arctic Weather Satellite, un projet initié par l’Agence Spatiale Européenne (ESA). L’objectif est de lancer un satellite de démonstration afin de prouver l'utilité des mesures radiométriques dans l'amélioration des prévisions météorologiques. En cas de succès de la mission, le prototype débouchera sur le lancement d'une constellation d'une dizaine de satellites qui fourniront « un flux quasi constant de données de température et d'humidité en provenance de tous les endroits de la Terre, ce qui permettrait, pour la première fois, de faire des prévisions météorologiques à très court terme dans l'Arctique », selon les indications de l’ESA. Fondée en 2017, Anywaves a été choisie à l'automne 2020 par Thales pour équiper les nanosatellites IoT d'Omnispace puis a été retenue en juin dernier par Airbus à bord de la constellation CO3D, rappelle La Tribune.

    La Tribune du 4 novembre
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    Boeing autorisé par les autorités américaines à lancer sa constellation de satellites
    La Commission fédérale des communications (FCC) a donné son autorisation au projet de Boeing de déployer une constellation de 147 satellites d'ici neuf ans, afin de fournir un accès internet depuis l'espace, notamment dans les régions peu connectées. « Boeing prévoit de fournir un service d'internet haut débit et de communications pour des utilisateurs résidentiels, commerciaux, institutionnels, gouvernementaux et professionnels », indique la FCC. Le service devrait d'abord être disponible aux Etats-Unis, puis ailleurs dans le monde une fois le déploiement complet. 132 satellites évolueront en orbite basse, à une altitude d'environ 1 000 km, et 15 seront placés beaucoup plus haut, entre 27 000 et 44 000 km d’altitude.

    Les Echos du 4 novembre

Défense
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    Autonomie de la défense européenne : entretien avec Jean-Pierre Maulny (IRIS)
    Jean-Pierre Maulny, Directeur adjoint de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), accorde un entretien à Capital. Il insiste sur la nécessité pour la France de rester dans l’OTAN, suite à l’abandon des commandes australiennes de sous-marins et la formation du pacte de défense Aukus, et souligne les progrès de l’autonomie de la défense européenne. Au niveau industriel, « il y a déjà eu de nombreuses coopérations en Europe dans le domaine de l’armement avec les Italiens, les Allemands ou les Britanniques, par exemple les Fremm, l’Airbus A400M, l’hélicoptère Tigre ou encore les missiles Meteor. Le lancement du programme du drone de reconnaissance MALE, qui regroupe la France, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie, est acté. II est soutenu à hauteur de 100 M€ par l’UE », détaille-t-il. Le Fonds européen de défense, disposant de « dispose de 8 Md€ utilisables sur sept ans pour la R&D, soit plus de 1 Md€ par an, dont environ 300 M€ pour la recherche fondamentale », a de plus été adopté en avril 2021. « Le Rafale, notre plus belle vitrine, est très compétitif », souligne Jean-Pierre Maulny, qui cite également « les missiles conçus par MBDA, numéro 2 mondial dans sa spécialité, les hélicoptères NH90 d’Airbus ou le Caesar, un canon autoporté développé par Nexter, qui en a vendu plus de 300 à l’exportation, et les sous-marins Scorpène ». « La force de notre industrie de l’armement est d’être présente sur tous les créneaux », conclut-il.

    Capital, novembre 2021
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    Rafale : vers un standard F5 ?
    Un rapport parlementaire de la commission de la Défense nationale et des Forces armées, consacré à la dissuasion nucléaire, demande le développement d’un standard F5 pour le Rafale, à l’horizon 2035. L'objectif est de maintenir une capacité nucléaire pour le Rafale jusqu'à ce que son successeur, le NGF du programme SCAF, acquière cette capacité autour de 2050. Le standard F4 est actuellement en cours de validation, rappelle Air & Cosmos, après un lancement en janvier 2019, via l’attribution d’un contrat de développement à Dassault Aviation, pour un montant de 2 Md€. Une première campagne de « revue d’aptitude à l’utilisation » [RAU], visant à éprouver les nouvelles fonctionnalités de combat collaboratif dont sera dotée cette nouvelle version, a déjà été menée à Istres, sous la responsabilité du centre d’expertise DGA Essais en vol. La validation du standard F4 est prévue pour 2024.

    Air & Cosmos et ZoneMilitaire du 4 novembre

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    La reprise du trafic aérien se confirme pour la saison d'hiver
    La reprise du trafic semble devoir se poursuivre, après l’embellie estivale. « Nous sommes sur la bonne trajectoire », a souligné mercredi le directeur général de l'association du transport aérien international (IATA), Willie Walsh, « nous avons eu plusieurs bonnes nouvelles ces derniers jours concernant la levée des restrictions, notamment entre l'Europe et les Etats-Unis, et nous voyons que le trafic reprend partout où les restrictions sont levées ». L’harmonisation des règles sanitaires contribue à cette reprise : « Une cinquantaine de pays ont déjà adopté le principe du passe sanitaire européen afin de pouvoir rouvrir », s'est félicité Willie Walsh. Le Canada, les Etats-Unis, mais aussi le Chili, l'Argentine, l'Egypte, l'Inde, l'Indonésie, la Thaïlande, la Malaisie, Singapour, Israël et l'Australie ont récemment annoncé leur réouverture aux voyageurs vaccinés. La Chine reste toutefois une exception majeure, rappellent Les Echos. Willie Walsh a par ailleurs souligné que la hausse des prix du pétrole, « indicateur positif » pour les compagnies aériennes parce qu'elle témoigne d'une reprise de la croissance de l'économie, devra être répercutée dans les prix des billets : « Les compagnies aériennes ont subi d'énormes pertes au cours des derniers mois, il est donc impossible que ces compagnies puissent absorber cette augmentation : elle devra être répercutée sur les consommateurs et cela aura un impact sur les prix » des billets, a-t-il expliqué.

    Les Echos du 4 novembre
  • Aviation Commerciale
    Lufthansa retrouve la rentabilité opérationnelle
    Lufthansa a publié un résultat opérationnel positif pour le troisième trimestre 2021, pour la première fois depuis le début de la pandémie de la Covid-19, notamment grâce à une reprise forte du trafic. La remontée de l'activité devrait se poursuivre au dernier trimestre. « A la fin du troisième trimestre, les nouvelles réservations avaient déjà atteint environ 80% du niveau de 2019 », indique Lufthansa. La compagnie a transporté près de 20 M de passagers entre juillet et septembre, soit plus du double de l'été 2020, avec un taux de remplissage à 69%. Cela lui a permis de multiplier par deux, par rapport à la même période l'an dernier, son chiffre d'affaires, qui s’établit à 5,2 Md€ au troisième trimestre (contre 2,66 Md€ au troisième trimestre 2020).

    Ensemble de la presse du 4 novembre
  • Aviation Commerciale
    La Compagnie propose une nouvelle ligne Paris-Tel Aviv
    La Compagnie, compagnie aérienne française 100% classe affaires, proposera à partir du 5 décembre 2021 sa nouvelle ligne Paris – Tel Aviv dans le prolongement du vol New York – Paris. Cette liaison sera opérée en Airbus A321neo, en prolongement direct de la ligne New York – Paris Orly, la ligne historique de La Compagnie. « Les nouvelles annonces des gouvernements américain et israélien nous offrent enfin une belle visibilité sur la reprise de l’activité. Exploiter toute la capacité de nos appareils en élargissant nos horizons est indispensable mais également pertinent au regard des marchés loisirs/business exigeants concernés », déclare Christian Vernet, président de La Compagnie.

    Aerobuzz du 4 novembre

Environnement
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    Lisi Aerospace entend investir 15 M€ sur 3 ans pour son site de Marmande
    A Marmande, dans le Lot-et-Garonne, Lisi Aerospace s’est lancé dans un plan d’amélioration de la performance énergétique de son site, pour lequel il a notamment reçu une subvention de 446 600 euros de la Région Nouvelle-Aquitaine. « Entre 2021 et 2023, [Lisi Aerospace] devrait dépenser 5 M€ a minima chaque année pour Lisi-Creuzet à Marmande », relève Marc Steuer, directeur général de Lisi Aerospace, cité par Sud-Ouest. « Notre stratégie, c’est de monter en gamme et d’acquérir des savoir-faire de plus en plus pointus », souligne-t-il. Le plan d’amélioration de la performance énergétique du site de Marmande devrait lui permettre d’atteindre une réduction de 10% de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici les deux années à venir.

    Sud-Ouest du 4 novembre

international
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    Entretien avec Sergueï Tchemezov, directeur général de Rostec
    Le directeur général du conglomérat russe Rostec, Sergueï Tchemezov, accorde un entretien au Figaro. Il rappelle que Rostec a récemment créé un cluster aéronautique : « Les entreprises aéronautiques du consortium de l’United Aircraft Corporation (UAC), qui comprend Sukhoi, MiG, Tupolev, Iliouchine, Yakovlev et Beriev, ont été placées sous notre gestion. Pratiquement tout ce qui concerne la production d’avions et d’hélicoptères en Russie dépend désormais de Rostec ». Il évoque, notamment, le lancement du biréacteur moyen-courrier Irkout MC-21 300, indiquant que la production en série a commencé : « Les premiers avions seront livrés l’an prochain à la compagnie aérienne Rossiya (du groupe Aeroflot). Ils seront équipés de moteurs américains Pratt & Whitney 1400 g. Mais des appareils équipés de moteurs russes PD-14 sont en train d’être testés. Ils seront plus économiques, grâce à des coûts d’exploitation inférieurs de 14 à 17% par rapport à la génération précédente ». Il évoque aussi le projet de nouvel avion chasseur, le Checkmate, qu’il espère voir « très demandé par les forces aériennes du Moyen-Orient, d’Amérique latine et d’Asie du Sud-Est ». Interrogé sur la coopération avec la France, il souligne qu’elle existe depuis longtemps, notamment avec Renault, et Safran : « Safran est pour nous un partenaire stratégique de longue date. Ensemble, nous avons développé le moteur SaM146 qui équipe l’avion régional Superjet 100. Nous sommes prêts à travailler avec les entreprises françaises, dans l’aviation, la médecine, les produits pharmaceutiques, etc. ».

    Le Figaro du 4 novembre