Synthèse de presse

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    Airbus prépare sa supply chain à l’augmentation des cadences de production
    Airbus anticipe « un retour aux niveaux d’avant-crise COVID entre 2023 et 2025 pour le marché des avions commerciaux, sous l'impulsion du segment des monocouloirs » et prévoit « une cadence de production moyenne pour la famille A320 de 45 appareils par mois au T4 2021 ». S’agissant de la famille des A220, « la cadence mensuelle sera portée à environ six avions par mois début 2022 ». Le groupe invite ainsi ses fournisseurs à « planifier les investissements nécessaires et sécuriser les capacités de long terme permettant de garantir les cadences de production, en phase avec les prévisions de reprise ». Sur le segment des long-courriers, la relance sera plus lente. La production des A330 est maintenue à une cadence moyenne de deux par mois tandis que les cadences mensuelles de l'A350, actuellement à cinq unités, devrait monter à six d'ici l'automne 2022.

    Air & Cosmos, 27 mai
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    Airbus et Safran planchent sur le dossier de l’hydrogène
    L’avionneur européen est le premier à s’être lancé dans l’hydrogène. Dès, les années 2000, l’avionneur a intégré un consortium européen, Cryoplane, qui a étudié́ une version à hydrogène de l’A300. Cependant, le défi reste de taille pour les ingénieurs. Jean-Brice Dumont, directeur de l'ingénierie d’Airbus, indique qu’il « faudra revoir l’architecture de l’avion afin d’optimiser la circulation de l’hydrogène » car qu’il soit sous forme liquide ou gazeuse, il est bien plus volumineux que le kérozène. Il doit également être stocké dans un réservoir de forme cylindrique à double enveloppe logé à l’arrière de la carlingue. L’hydrogène liquide doit aussi être regazéifié pour être acheminé vers les réacteurs et recomprimé juste avant sa combustion. « Il faudra procéder à des modifications dans la chambre à combustion et dans le circuit carburant. Le plus compliqué, c’est la gestion du carburant. C’est de la responsabilité́ d’Airbus, mais nous travaillons étroitement avec eux », confirme Stéphane Cueille, directeur de la R&T et de l’innovation chez Safran. De son côté, Safran développe avec General Electric l’open rotor, une « solution prometteuse », qui permettrait une économie de carburant de 30% par rapport aux réacteurs actuels, convertissable à l’hydrogène. Les industriels vont se positionner bientôt : « en 2025, Airbus décidera d’y aller ou pas. Si c’est un go, il faudra deux années pour sélectionner les fournisseurs et tester des démonstrateurs au sol et en vol. Puis on lancera le programme pour obtenir les certifications afin d’être en mesure de livrer le premier avion en 2035 » indique Jean-Brice Dumont tout en précisant que « la probabilité́ est très faible de ne pas y aller ». Pour les deux dirigeants d’Airbus et Safran, les pouvoirs publics devront aussi encourager le développement et l’utilisation des biocarburants indispensables notamment pour les long-courriers. Mais le défi n’est pas que technologique, il est aussi politique. Les recherches se concentrent sur « l’élimination du CO2, qui reste cent ans dans l’atmosphère » selon Stéphane Cueille. Les industriels n’ignorent pas les inquiétudes suscitées par les émissions d’oxyde d’azote (NOx) et de vapeurs d’eau mais il faut prendre en considération que « la condensation a un impact d’une semaine et pourrait être réduite par certains procédés. Quant aux NOx, les effets sont plus faibles et il reste beaucoup d’incertitude » poursuit Stéphane Cueille.

    Le Point, 27 mai

Environnement
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    Singapore Airlines envisage la neutralité carbone d’ici 2050
    La compagnie Singapore Airlines (SIA) s’est engagée à atteindre des émissions nettes de carbone nulles d’ici 2050. Pour atteindre cet objectif, le groupe envisage d’investir dans des avions de nouvelle génération, d’atteindre une efficacité opérationnelle plus élevée, d’adopter des technologies à faible émission de carbone telles que les carburants d’aviation durables (SAF), et de rechercher des compensations de carbone de haute qualité. Sa flotte a une moyenne d’âge de 5 ans et 10 mois et son carnet de commandes comprend des A350-900 et des A320neo d’Airbus, ainsi que des Boeing 777-9, 787 Dreamliner et 737-8 MAX. « Aujourd’hui, le moyen le plus efficace et le plus direct pour une compagnie aérienne de réduire sensiblement ses émissions de carbone est d’exploiter une flotte d’avions jeune. La flotte du groupe SIA a un âge moyen de moins de six ans, ce qui en fait l’une des plus jeunes au monde. Au cours de la dernière année, nous avons sorti de notre flotte 45 appareils plus anciens. Nous les remplacerons graduellement par des avions de nouvelle génération qui sont jusqu’à 30 pour cent plus économes en carburant, et nous réduirons considérablement nos émissions dans les années à venir » déclare le CEO de la compagnie, Goh Choon Phong, dans un communiqué.

    Air-Journal, 26 mai
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    L’A330-900 d’Airbus décroche une « certification CO2 » de l’EASA
    L’A330-900 a passé avec succès le processus de certification CO2 de l’agence européenne de sécurité aérienne (EASA) le 26 mai. Avec les attentes environnementales qui ne cessent de croître, Airbus a voulu certifier l’efficacité énergétique de l’appareil durant la croisière, au regard des dernières normes définies par l’Organisation de l'aviation civile internationale (OACI). A compter du 1er janvier 2028, tous les appareils produits devront respecter les nouveaux standards de l’OACI qu’ils soient sonores ou environnementaux.

    Journal de l’Aviation, 26 mai
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    Dans 3 ans, la nouvelle directive européenne sur le reporting extrafinancier entrera en vigueur
    La transposition de la directive CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) pourrait intervenir d’ici à fin 2022 ou début 2023. Elle devrait déboucher sur une obligation pour toutes les grandes entreprises, de publier une batterie d’indicateurs harmonisés de leur performance écologique et sociale et donner à ces informations le même statut que les informations financières. Afin de préparer les entreprises à cette échéance, le gouvernement lance ce jeudi, sur le site impact.gouv.fr, une plateforme d’information interactive. Les utilisateurs pourront y découvrir une liste de 47 critères RSE (responsabilité́ sociale et environnementale des entreprises). « Cette directive peut faire peur aux entreprises. Nous voulons les rassurer et leur donner les outils pour s’y préparer. Cette plateforme s’inscrit dans la volonté́ de l’Europe d’établir son propre référentiel de mesure de la performance extrafinancière qui corresponde à ses valeurs sociales et environnementales (…). Tout l’enjeu de cette plateforme est de faire de la pédagogie, d’aider les entreprises à se préparer à la future régulation. Grâce à ce site, elles vont disposer de ressources, d’un lieu d’échanges sur les bonnes pratiques. » explique Olivia Grégoire, secrétaire d’Etat chargée de l’Economie sociale, solidaire et responsable.

    Le Figaro et les Echos, 27 mai

Industrie
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    Première opération de retrofit d’un H145 à 5 pales par Airbus Helicopters et DRF Luftrettung
    Avec les travaux de modernisation, le H145 gagne une pale. Cette opération peut être effectuée par tout atelier de maintenance qualifié Part145 en suivant le bulletin de service associé publié par Airbus Helicopters. Elle vise à échanger le système rotor, à mettre à jour la suite avionique Helionix de l’hélicoptère et à l’installation d’un nouveau stabilisateur horizontal. L’appareil augmente ainsi la charge utile (un gain de 150 kg) et améliore ses capacités de mission, tout en éliminant la maintenance du moyeu rotor. Désormais, cette configuration sortira des chaînes de production, sous le nom de H145D3.

    Air & Cosmos, 26 mai
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    Interview de Pascal Bouchiat, directeur financier de Thales
    Après les bons résultats au premier trimestre, « Thales a confirmé l’ensemble de ses objectifs financiers pour 2021(…), le groupe est prêt à considérer des projets d’acquisitions, plutôt de taille moyenne, en particulier pour se renforcer dans les technologies digitales » sans privilégier de géographie particulière explique Pascal Bouchiat, directeur financier de Thales. Il souligne que « la dynamique commerciale du premier trimestre 2021 est très positive, et notamment dans les domaines de la défense et du spatial ». Le groupe prépare l’avenir avec un budget de R&D de « plus de 3,5 milliards d’euros investis dont 1 milliard autofinancé ». Les investissements se concentrent « sur le développement d’un socle technologique commun irrigant l’ensemble de son portefeuille, dans les domaines du numérique et de la deeptech. (…) dans l’IA (intelligence artificielle), la connectivité, la cybersécurité, le big data et le quantique ».

    mieuxvivre-votreargent.fr, 26 mai

Défense
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    Thales va fournir des radars à la Norvège et aux Pays-Bas
    Thales annonce que les agences d'approvisionnement en matériels militaires norvégienne et néerlandaise ont signé un contrat pour l'acquisition de cinq radars Ground Master 200 Multi Mission Compacts, avec une option pour trois systèmes supplémentaires. « Ce premier contrat de gouvernement à gouvernement permettra aux forces armées norvégiennes et néerlandaises de disposer d'une plateforme radar commune pour poursuivre leur collaboration en matière d'évaluation des menaces. Le GM200 MM/C est adapté au champ de bataille moderne. Les deux parties bénéficieront de la technologie radar logicielle la plus récente, permettant une extension simple des capacités et l'intégration rapide des futures mises à jour » indique le groupe.

    Tradingsat.com, 25 mai

international
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    Les conséquences du blocus aérien de la Biélorussie pour le transport aérien
    Depuis lundi, les compagnies européennes ne survolent plus l’espace aérien biélorusse et les avions biélorusses celui de l’Europe. La compagnie nationale Belavia est la grande victime des mesures de rétorsion. Mardi 25 mai 2021, elle informait ses clients : « suite aux décisions des gouvernements français et britanniques, nous sommes dans l’obligation d’annuler tous nos vols vers Paris et Londres jusqu’au 30 octobre 2021 ». De plus, ses vols vers l’Ukraine ont été suspendus jusqu’au 25 août 2021.Cependant, la Biélorussie est aussi un axe important de l’aviation européenne pour rejoindre la Russie et l’Asie. 300 vols transitent au-dessus de l’espace aérien Belarus en moyenne chaque jour, dont « une centaine sont des vols de compagnies aériennes européennes et du Royaume-Uni » précise Eurocontrol, l’organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne. Ces compagnies « auront besoin en moyenne de rallonger leur vol de 40 nautiques (soit 74 kilomètres). La route alternative la plus efficace est celle qui passe par les pays baltiques au Nord » poursuit l’organisme. Pour la Biélorussie, il en ressort un manque à gagner : « en moyenne, la redevance pour les vols de passage (sans décollage ni atterrissage) au Bélarus est comprise entre 245 euros pour un avion de la famille A320 et 770 euros pour un avion de la famille A380 » souligne Eurocontrol.

    Aerobuzz, 26 mai