Synthèse de presse

Industrie
  • Industrie
    Airbus confirme ses bons résultats
    Airbus revoit à la hausse ses prévisions financières pour 2021, avec un bénéfice net de plus de 2,6 Md€ au 30 septembre, confirmant la reprise progressive de ses activités. Fin septembre, son bénéfice net s'établissait à 2,6 Md€, pour des ventes en hausse de 17% par rapport à 2020. 424 avions commerciaux ont été livrés au cours des neuf premiers mois de 2021, dont 340 de la famille des A320, soit 80 de plus que l'an passé à la même époque. Pour le président exécutif d'Airbus Guillaume Faury, ces résultats « reflètent une bonne performance de l'ensemble de l'entreprise, ainsi que l'attention portée à la réduction des coûts et à la compétitivité ». Airbus entend réaliser 600 livraisons pour l’année 2021 d'ici au 31 décembre, soit une quarantaine d'appareils supplémentaires par rapport à 2020. L’entreprise mise sur une forte reprise de la demande des compagnies aériennes, qui souhaitent renouveler leur flotte après la crise. Les résultats sont également en progression chez Airbus Helicopters et Airbus Defence and Space.

    Ensemble de la presse du 28 octobre
  • Industrie
    Boeing toujours à la peine pour redresser ses finances
    En dépit de la reprise du trafic aérien mondial, le groupe reste en difficulté pour compenser les pertes générées par des charges exceptionnelles sur deux programmes clés, son long-courrier 787 (un temps suspendu d'autorisation de vol) et sa capsule spatiale Starliner (dont le premier vol a été repoussé à l'an prochain). Depuis début 2021, Boeing dégage un résultat opérationnel positif de 1,27 Md$ contre une perte de 4,72 M$ sur les neuf premiers mois de 2020. Mais le résultat net est négatif, avec une perte nette de 126 M$. Globalement, les activités de défense et de services sont rentables, tandis que la branche aviation commerciale continue de perdre de l'argent. La demande de long-courrier est encore en berne. En revanche, Boeing mise sur une nette reprise du fret en avion-cargo, qui pourra profiter au 777. Globalement, avec la reprise des vols, les activités de services repartent à la hausse, tandis que l'activité du secteur défense ne cesse de grossir.

    Les Echos du 28 octobre
  • Industrie
    Thales Alenia Space va construire un nouveau satellite de communication en Indonésie
    Le groupe Thales Alenia Space (TAS) a annoncé jeudi avoir remporté un contrat en Indonésie en vue de fournir un satellite de télécommunications destiné à améliorer la couverture internet à haut débit du pays. Le groupe TAS a signé ce contrat avec le principal opérateur de services satellitaires indonésien, PT Telkom Satelit Indonesia (Telkomsat). Thales Alenia Space sera chargée de la conception et de la livraison au sol du satellite, de même que de sa mise à poste et des tests en orbite. De plus, l'entreprise fournira le segment sol de contrôle et assurera la formation et l'assistance de l'équipe d'ingénieurs du client sur site. Un soutien en orbite sera également apporté pendant toute la durée de vie du satellite. « Nous sommes ravis que Telkomsat nous renouvelle sa confiance » a déclaré Hervé Derrey, Président-Directeur général de Thales Alenia Space. Le contrat, dont le montant n'a pas été précisé, entre dans la catégorie des transactions supérieures à 100 M€. Depuis le début de l'année, 10 satellites ont été commandés à l'industrie, contre 14 pour l'ensemble de l'année 2019.

    Zonebourse et le Figaro du 28 octobre

Espace
  • Espace
    Le président d’ArianeGroup appelle l’Europe à maintenir ses ambitions dans le spatial
    Dans un entretien au Monde, le président exécutif d’ArianeGroup, André-Hubert Roussel, revient sur l’importance stratégique du programme  Ariane 6 « pour garantir la souveraineté européenne ». Revenant sur les défis auxquels Ariane 6 a été confronté, le dirigeant confirme que la finalisation du futur lanceur est prévue pour la mi-2022. Evoquant les profondes mutations de l’environnement spatial international, il appelle l’Europe à occuper toute sa place sur le marché commercial et à assurer son autonomie en matière d’accès à l’espace. Il souligne l’importance du spatial pour nos sociétés : « Si nous n’arrivons pas à réveiller cette fierté, nous aurons un problème, et ce ne sera pas parce que SpaceX aura lancé 3 000 satellites de plus. L’Europe doit investir massivement dans l’espace ». Sur la question de l’exploration spatiale comme des vols habités, André-Hubert Roussel appelle l’Europe à rester dans la course en maintenant une compétitivité importante, fondée sur l’innovation technologique : « Je me réjouis que la Commission européenne veuille créer une constellation souveraine. Je ne me résous pas à ce qu’à l’avenir, nos concitoyens n’aient pour communiquer que le choix entre les infrastructures spatiales de SpaceX ou d’Amazon ».

    Le Monde du 27 octobre
  • Espace
    Après l’ISS, des stations spatiales privées ?
    Pleins feux sur l’après de la Station spatiale internationale (ISS). Si la NASA souhaite être capable de l'opérer jusqu'en 2028, reste que l’installation est « un matériel vieillissant, qu'il faut constamment remettre à jour », rappelle Arnaud Saint-Martin, chargé de recherche au CNRS. Il faudra donc bien un jour la démanteler. Mais les Américains n’entendent pas laisser cette ouverture aux Chinois. La NASA a ainsi lancé en mars dernier un programme baptisé « Commercial Low-Earth Orbit Destination » (CLD) visant à agréger des idées et propositions. 53 entreprises et organisations auraient manifesté leur intérêt pour participer au programme. Les sociétés Blue Origin et Sierra Space, deux poids lourds de l'industrie, ont ainsi annoncé vouloir construire une station spatiale privée baptisée « Orbital Reef » (« Récif orbital »), d’ici à 2050. L’entreprise Nanoracks a de son côté présenté un projet conjoint avec Lockheed Martin et Voyager Space, baptisée « Starlab ». Leur future station spatiale viserait à être opérationnelle dès 2027. Pour le moment, la NASA prévoit d'allouer jusqu'à 400 M$ à ce projet, une somme qui apparait d’ores et déjà insuffisante. Mais elle pourrait prochainement être revue à la hausse, et convaincre les entreprises de se lancer dans l’aventure.

    Les Echos du 28 octobre

Innovation
  • Innovation
    Des aéroports lancent une société misant sur des infrastructures durables
    L’aéroport de Nice ainsi que trois aéroports italiens (Rome, Venise et Bologne) s’allient autour d’un nouveau projet visant à bâtir des infrastructures plus vertes. Baptisée Urban Blue, cette nouvelle entreprise, dont le lancement a été annoncé le 25 octobre, vise à favoriser le développement d’infrastructures de mobilité aérienne urbaine (MAU) au niveau international, pour les avions électriques à décollage vertical. Ouverte à de nouveaux partenariats industriels, technologiques et financiers pour l’expansion progressive de la MAU dans différentes zones géographiques, la société aura pour but de concevoir, de construire et gérer les vertiports, indispensables pour permettre aux avions électriques à décollage vertical (e-VTOL). L’objectif sera aussi de relier les aéroports aux zones bâties et de promouvoir la mobilité intra-urbaine, favorisant ainsi la décongestion du trafic dans les centres urbains. L’horizon est fixé à 2024.

    Air Journal du 27 octobre

Environnement
  • Environnement
    Solvay accélère sa transition vers le renouvelable
    L’entreprise chimiste renforce sa conversion aux énergies vertes. En se fixant l’objectif d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050, le groupe a décidé d’investir 2 Md€ dans la transformation de ses 110 usines. « C’est une nouvelle étape dans notre programme de transformation Solvay One planet », se réjouit Ilham Kadri, PDG de Solvay. « La durabilité n’est plus négociable. Il y a un vrai sentiment d’urgence aujourd’hui face aux défis climatiques ». Après avoir annoncé l’abandon du charbon d’ici à 2030, l’entreprise prévoit maintenant une réduction de 30% de ses émissions de gaz à effet de serre à horizon 2030. Pour atteindre ces objectifs, Solvay entend convertir ses usines aux énergies vertes. Parmi ses leviers, l’électrification de ses procédés et l’utilisation d’énergies propres comme l’énergie solaire ou la biomasse. Pour Solvay, ces investissements doivent être générateurs de profits et d’économies. « Face à un prix du carbone à la hausse, nous avons un vrai levier pour baisser nos coûts énergétiques et nous libérer de la variabilité grandissante du prix de marché des énergies fossiles », insiste Ilham Kadri. Solvay mise aussi sur l’évolution de son offre de produits pour suivre les demandes de ses clients et les accompagner dans leur décarbonation, qu’il s’agisse des matériaux pour les batteries, de l’hydrogène vert ou de l’allégement des matériaux.

    Le Figaro du 28 octobre
  • Environnement
    COP26 : un sommet crucial pour la planète
    Repoussée d'un an en raison de la crise sanitaire, la 26ème Conférence des parties sur le changement climatique s’apprête à se tenir à Glasgow, en Écosse, du 31 octobre au 12 novembre. La COP26 intervient six ans après l'Accord de Paris. L’urgence est là, alors que les phénomènes climatiques extrêmes se sont succédé au cours des dernières années. Selon un récent rapport de l'ONU, même avec les nouveaux engagements des Etats pour 2030, la planète se dirige vers un réchauffement « catastrophique » de +2,7°C. L’objectif est donc de garantir coûte que coûte que les Etats limitent la hausse des températures mondiales à 1,5°C de réchauffement d'ici à 2100, un objectif inatteignable au rythme de leurs engagements actuels. En amont de l'ouverture, le scepticisme sur un succès domine et la pression est maximale sur les responsables politiques. Mais malgré les obstacles géopolitiques, l’espoir reste permis, notamment en raison du retour des Etats-Unis dans l'Accord de Paris. Le flou demeure en revanche sur la présence de la Chine à ce rendez-vous majeur.

    RFI du 28 octobre

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Signé en octobre, l'accord de Ciel ouvert entre l’UE et le Qatar fait des remous
    Que dit l’accord de libre-échange pour le transport aérien entre l’Union européenne (UE) et le Qatar, autorisé en juin par le Conseil européen et signé le 18 octobre ? Il prévoit notamment une large ouverture du ciel européen à la compagnie Qatar Airways. Selon Air & Cosmos, si l’accord bénéficie en théorie au plus grand nombre en favorisant la concurrence, certains acteurs du transport aérien estiment que leurs intérêts n'ont pas été envisagés dans l'accord signé entre l'Union européenne et le Qatar. L’accord comporte en effet plusieurs contraintes, comme la limitation du nombre de vols pouvant être opérés entre Doha et de nombreux aéroports. A l'inverse, l'activité cargo sera possible pour Qatar Airways depuis l'Europe vers n'importe quelle destination. Pour réduire les distorsions de concurrence et freiner le soutien (jusqu'ici presque sans limite) de l'émirat en faveur de sa compagnie nationale, Qatar Airways devra normalement publier ses comptes régulièrement, mais aussi améliorer son modèle social avec l’objectif qu’il se rapproche des règles européennes.

    Air & Cosmos du 27 octobre

Défense
  • Défense
    Avec l’exercice VOLFA, l’Armée de l’Air et de l’Espace s’entraîne au combat de haute intensité
    Dans le cadre de son exercice annuel VOLFA, les forces aériennes françaises ont suivi un entraînement très réaliste placé sous la houlette du Centre Expert du Combat Collaboratif (CECC), assisté par la société Synapse Défense, une startup fondée en 2018 par deux jeunes anciens pilotes de chasse. S’appuyant sur un scénario géopolitique complexe, VOLFA a donné lieu cette année à une campagne aérienne à la complexité croissante, dans un environnement très mouvant, avec en toile de fond la recherche d’un affrontement de haut niveau. Associée à Thales, la société Synapse fournissait les « Airboss » et « Range Training Officier » (RTO), des services visant à assurer un suivi à la fois global et précis de la situation opérationnelle. A l’instar d’autres puissances militaires, l’Armée de l’Air et de l’Espace (AAE) entend s’assurer qu’elle dispose d’une structure moderne et professionnalisée d’encadrement et d’entrainement au combat.

    Aerobuzz du 26 octobre