Synthèse de presse

Industrie
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    Plan de soutien aéronautique : un plan ambitieux selon le président du GIFAS
    Eric Trappier, président du GIFAS et PDG de Dassault Aviation, a salué le plan de relance présenté par le gouvernement. «Il fallait tout faire pour préserver la santé de notre supply chain et en particulier des petits, c'est-à-dire des PME qui sont extrêmement touchées par l'arrêt du trafic aérien et la baisse des livraisons et des carnets de commandes. Pour nous, c'était l'urgence absolue et les mesures annoncées vont le permettre», déclare-t-il notamment. Concernant l'articulation du plan de relance français avec les mesures envisagées au niveau européen, il souligne : «nous sommes en contact permanent avec le commissaire européen Thierry Breton pour justement planifier et rentrer dans un plan de relance, qui sera annoncé dans les mois qui viennent et contribuera aussi à relancer notre industrie». «Je crois que la France, quand elle est moteur, peut contribuer à tirer les autres composantes de l'Europe. Faire un avion beaucoup plus décarboné, c'est une ambition qui est portée par la Commission européenne», estime M. Trappier, qui juge «ambitieux mais faisable» le projet d'avion décarboné à l'horizon 2035. M. Trappier souligne également qu'il faut «renforcer encore la volonté de faire de l'espace un acteur potentiel de la reprise» : «les lanceurs, c'est fondamental, et les satellites sont aussi une des bases du développement du numérique du futur, de l'observation de la Terre. C'est vraiment dans ces domaines-là qu'il va falloir faire des efforts et soutenir la demande car l'offre en ce moment est sous pression. Ça c'est vraiment l'Europe qui doit le faire», note le dirigeant.

    AFP et Le Figaro du 10 juin
  • Industrie
    Les dirigeants de la filière aéronautique saluent le plan de relance annoncé par le gouvernement
    La filière aéronautique salue le plan de relance présenté mardi par le gouvernement. Le GIFAS souligne qu'il s'agit d'«un plan immédiat qui donne de l’ambition» à la filière. «Ce plan est ambitieux et historique. Nous le saluons et nous nous réjouissons de ce soutien global et cohérent de l’Etat à la filière stratégique et d’excellence qu’est la filière aéronautique - en particulier et surtout à sa chaîne de sous-traitants et de PME... Ce plan annoncé aujourd’hui constitue un acte fondateur de la France industrielle d’après-crise en reconquête de son avenir», estime Éric Trappier, président du GIFAS et PDG de Dassault Aviation. «Nous nous réjouissons du plan annoncé aujourd'hui par le gouvernement français. Il s'agit d'une initiative majeure pour nos activités liées à l'aviation commerciale, dont les volumes de production ont été réduits de 40%, mais aussi pour nos activités dans la défense, qui contribuent à garantir la souveraineté nationale. Le volet recherche et développement de ce plan sera un accélérateur de la transition vers un transport aérien décarboné. Airbus entend continuer de jouer son rôle de leader afin de développer, à l’horizon 2035, le premier avion de transport commercial «zéro émission», souligne Airbus dans un communiqué. «C’est un plan très important pour la filière et que je salue. Il va nous aider très significativement même si la crise comporte encore beaucoup d’incertitudes quant à sa durée et à sa profondeur», déclare Patrice Caine, PDG de Thales. «Ce plan va aider Thales à préserver ses compétences critiques qui seront utiles demain afin d’être au rendez-vous des aéronefs lancés post-2025.» Philippe Petitcolin, directeur général de Safran, se félicite des mesures prises pour prolonger le chômage partiel: «C’est tout de même la chose la plus importante, on ne préservera l’emploi que si les mesures nous permettent de continuer à vivre». Françoise Dumas, présidente de la commission de la Défense nationale, se réjouit quant à elle «de la décision du gouvernement de mobiliser près de 600 millions pour accélérer la commande de plusieurs aéronefs, qui permettra de soutenir les nombreuses entreprises duales de nos territoires... 1200 emplois seront ainsi sauvegardés sur trois ans».

    Le Figaro et Ensemble de la presse du 10 juin
  • Industrie
    Occitanie : les réactions au plan de relance pour l'aéronautique
    Nombreuses ont été les réactions en Occitanie suite aux annonces faites par le gouvernement ce mardi d'un plan de soutien à 15 milliards d'euros en faveur de l'aéronautique. Étienne Guyot, le préfet de la Région Occitanie et de la Haute-Garonne, a salué «un engagement fort qui va permettre de pérenniser cette filière et les 86 000 emplois directs qu’elle représente sur le territoire occitan». Pour Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, «ce plan marque une première étape avec des actions intéressantes et d’autres qui devront être précisées, notamment sur la durée et le taux du chômage partiel». À cet égard, Carole Delga demande une «dotation exceptionnelle aux régions afin qu’elles puissent mettre en place des formations en complément du chômage partiel». Georges Méric, le président du Conseil départemental de Haute-Garonne, a noté «un effort conséquent en faveur d’un secteur économique majeur et prépondérant pour la Région Occitanie et le département de la Haute-Garonne». Christophe Cador, président du comité Aéro-PME au GIFAS, a également salué le plan de relance : «ce sont de très bonnes nouvelles surtout pour les PME. Même si nous faisons face à des baisses de cadence, ce plan nous rassure surtout grâce à l’activité partielle de longue durée que nous sommes en train de bâtir avec l’UIMM et le ministère du Travail. Cela limitera les plans sociaux et permettra aux PME de conserver les salariés et donc les savoir-faire. Profitons aussi de ce moment pour améliorer la compétitivité de nos PME», a-t-il déclaré.

    La Dépêche du Midi du 10 juin
  • Industrie
    Airbus exclut de nouvelles baisses de cadences de production dans l'immédiat
    Guillaume Faury, président exécutif d'Airbus, a indiqué ce mardi que le groupe exclut de nouveaux ajustements de production dans l'immédiat. Si le scénario d'une reprise du trafic domestique puis, dans la deuxième partie de l'année, du trafic international, se confirme comme les compagnies aériennes semblent le prévoir, «on n'aura pas de raison de changer beaucoup nos cadences de production», a-t-il assuré. «Si jamais il devait y avoir un très gros retard sur la reprise des vols, les compagnies aériennes vont se retrouver dans une situation encore plus grave que celle dans laquelle elles sont aujourd'hui et elles vont de fait revenir vers nous et il faudra qu'on regarde ce qu'on doit faire», a-t-il toutefois prévenu, «mais aujourd'hui, on n'est pas dans cette situation, on est dans une situation de relative stabilité».

    Le Figaro du 10 juin
  • Industrie
    Le président du MEDEF demande une révision des protocoles sanitaires s'appliquant en entreprise
    Geoffroy Roux de Bézieux, président du MEDEF, s'exprime dans Les Echos. Il demande une «parole publique forte» pour encourager le retour à la normale : le gouvernement doit dire aux Français qu'il est temps de retourner travailler et consommer », estime-t-il, la situation sanitaire étant sous contrôle. «Nous demandons dès lors une révision et un allègement des soixante protocoles sanitaires mis en place dans l'urgence pendant le confinement pour les entreprises. Une version 2 de ces textes doit être lancée dans le dialogue», demande le dirigeant, qui avertit également que «sur le chômage partiel, il faut avancer très vite» : «il faut constituer une boîte à outils innovante pour gérer la période dans laquelle les entrepreneurs pourront puiser selon leur situation. De ce point de vue, l'activité partielle de longue durée est un outil adapté aux entreprises qui sont aujourd'hui dans des secteurs en difficulté mais peuvent espérer voir leur activité reprendre dans les deux ans à venir, à condition qu'elles aient conservé les compétences». La transition écologique est toujours un impératif pour le MEDEF, affirme-t-il aussi notamment, «mais produire décarboné signifie produire plus cher. Nous devons nous en donner les moyens. Cela passe par une taxe carbone aux frontières».

    Les Echos du 10 juin

Défense
  • Défense
    Des commandes publiques pour les armées et les forces intérieures, à hauteur de 832 millions d'euros
    Afin de soutenir les entreprises aéronautiques, le gouvernement anticipe des commandes d'avions, d'hélicoptères et de drones militaires pour les armées et les forces intérieures, pour un montant de 832 millions d'euros. La ministre des Armées, Florence Parly, a annoncé l'acquisition de trois avions ravitailleurs A330-MRTT, d'un avion de surveillance et de renseignement, de huit hélicoptères de transport militaire Caracal et de drones de surveillance navale, ce qui représente « une charge de travail de 1 200 emplois sur trois ans». «La commande de trois nouveaux MRTT à livrer en 2021 et 2022 au lieu de 2027 et 2028 est très importante. Elle va nourrir la chaîne de fabrication des A330 à un moment critique, alors que la crise pèse davantage sur les gros-porteurs A330 et A350 », explique Antoine Bouvier, directeur de la stratégie chez Airbus. La sécurité civile et la gendarmerie ont également concentré leurs commandes sur les nouveaux modèles d'hélicoptères afin d'appuyer leur commercialisation. La Sécurité civile commande ainsi deux hélicoptères H145 de nouvelle génération (5 pales), dont la certification est en cours, tandis que la gendarmerie commande 10 H160 pour 200 millions d'euros. En développement depuis près d'une décennie, le nouvel H160, présenté pour la première fois dans sa version militaire au Bourget en juin dernier , attend de manière imminente sa certification européenne. La ministre des Armées a également indiqué que de nouveaux engagements sur la commande d'avions de combat Rafale de Dassault Aviation pourraient être examinés.

    Ensemble de la presse du 10 juin

Environnement
  • Environnement
    Un avion sans CO2 en 2035 est «réaliste» pour Guillaume Faury
    Le président exécutif d'Airbus, Guillaume Faury, accorde un entretien aux Echos et à La Dépêche du Midi. Saluant le plan de relance «très complet» annoncé par le gouvernement, il souligne que l'objectif de lancer dès 2035 un premier avion n'émettant pas de CO2 est atteignable. «L'objectif de 2035 pour un avion «zéro émission» est parfaitement réaliste. Cela implique un lancement de programme en 2027 ou 2028, ce qui suppose de commencer la préparation du programme en 2025. Cela nous laisse donc cinq années pour préparer les technologies nécessaires. Ces technologies existent déjà. Il faut seulement pouvoir les adapter aux contraintes et aux spécificités de l'aéronautique». «Nous suivons plusieurs pistes technologiques en parallèle, parmi lesquelles des solutions utilisant l'hydrogène, jusqu'à la pile à combustible pour les appareils de petite taille. Mais nous étudions aussi des solutions d'avions à très basse consommation, avec des carburants synthétiques», précise-t-il encore. Selon M. Faury, «il n'est pas improbable que le premier avion décarboné soit un avion de petite taille et que, pour des appareils de taille plus importante ou à plus grand rayon d'action, un peu plus de temps soit nécessaire, sur une période qui ira de 2035 à 2050».

    Les Echos et La Dépêche du Midi du 10 juin
  • Environnement
    Avion décarboné : «une accélération de 10 ans», souligne Elisabeth Borne
    Elisabeth Borne, ministre de la Transition énergétique et solidaire, a détaillé mardi le plan de marche vers «l'avion vert», qui comporte plusieurs étapes. La première est de lancer le «successeur de l'Airbus A320» vers 2030, «avec un objectif de réduction de 30% de sa consommation de carburant», tout en préparant l'étape suivante, à savoir «le passage à l'hydrogène vers 2035».Un premier prototype - ou démonstrateur - devait voir le jour «vers 2026-2028», a précisé Elisabeth Borne. «Un nouvel avion régional hybride» devrait également être conçu «avant la fin de la décennie, ainsi que d'autres appareils, hélicoptères et drones, plus sobres en carburant», a ajouté la ministre. «C'est une accélération de 10 ans par rapport à ce qui avait été annoncé par les industriels pour 2045», a-t-elle souligné. Patrick Daher, président de Daher, souligne dans Les Echos que «ce projet va donner du travail à l'ensemble des ingénieurs qui étaient mobilisés avant la crise sur l'augmentation des cadences ou d'autres urgences. La crise offre une opportunité unique de rassembler les forces sur une nouvelle avancée aéronautique», espère-t-il. Antoine Bouvier, directeur de la stratégie chez Airbus, se félicite de l'investissement de 1,5 milliard d'euros prévu d'ici à 2022, afin de participer au financement des différents projets de R&D identifiés par les industriels eux-mêmes, dans le cadre du Conseil pour la Recherche Aéronautique Civile (CORAC). «C'est un effort essentiel, on passe d'un budget de R&D public de 135 millions par an à 300 millions cette année, puis 600 millions en 2021 et 2022», détaille-t-il.

    Les Echos du 10 juin

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Les compagnies aériennes pourraient perdre 84,3 milliards de dollars en 2020, selon IATA
    IATA estime que les compagnies aériennes pourraient perdre 84,3 milliards de dollars en 2020. «Les mesures d’aide essentielles des gouvernements ont permis aux compagnies aériennes d’éviter la faillite, mais elles ont accentué l’endettement de 120 milliards de dollars. La dette totale est passée à 550 milliards, soit environ 92 % des revenus prévus pour 2021», précise IATA.

    Le Journal de l'Aviation du 10 juin