Synthèse de presse

Industrie
  • Industrie
    Entretien avec Eric Trappier, président du GIFAS et PDG de Dassault Aviation
    Eric Trappier, président du GIFAS et PDG de Dassault Aviation, accorde une interview à Capital. Le dirigeant évoque les conséquences de la crise sanitaire sur la filière industrielle, notant qu’il faudra envisager un élargissement des mesures étatiques de soutien aux constructeurs et à leurs sous-traitants. Le GIFAS envisage une durée de deux ou trois ans pour la crise, à l'échelle mondiale. L’arrivée d'un vaccin crédible contre la Covid-19 «donnerait le signal d'une reprise forte». Concernant les avions d’affaires, Eric Trappier indique que le Falcon 6X, développé par Dassault Aviation, sera prêt «à l’heure», en dépit de la crise sanitaire : le premier vol est confirmé début 2021. Au sujet de l’aviation décarbonée, le dirigeant précise : «la profession et Dassault Aviation agissent sur plusieurs leviers : matériaux allégés, aérodynamique améliorée, évolution des moteurs. Nous travaillons, avec Airbus, à rendre nos avions compatibles avec les biocarburants, qui ont un bilan carbone bien meilleur que le kérosène». Concernant la Défense, M. Trappier évoque le projet d'avion de combat franco-allemand : «il s'agira non pas seulement d'un avion, mais aussi d'un système de combat, avec également des drones, des satellites, des avions de surveillance et du cloud pour faire travailler tous ces éléments ensemble», précise-t-il. «Un accord a été passé avec Airbus et l'industrie allemande sur le partage des tâches. On prépare le démonstrateur pour un premier vol en 2026, ce qui permettra de valider des concepts technologiques». Quant au Rafale, un programme «ambitieux, qui visait à concevoir un avion capable d'assurer tous types de missions, pour la Marine et l'armée de l'Air», c’est «une réussite», opérationnelle et à l’export : 300 exemplaires ont déjà été vendus, à la France et à l'étranger, avec l'Egypte, le Qatar, et l'Inde, notamment. L’acquisition récente de 12 appareils par la Grèce est un signe encourageant en matière de préférence européenne : «le Rafale est aussi en compétition en Suisse et en Finlande, avec des décisions attendues à partir de fin 2021», précise Eric Trappier. «Ces perspectives dans la défense démontrent, une fois de plus, la pertinence de notre modèle économique dual, à la fois civil et militaire, qui permet une meilleure résilience dans les crises», conclut le dirigeant.

    Capital de décembre 2020
  • Industrie
    China Southern choisit la plateforme Cassiopée Alpha de Safran
    Safran Electronics & Defense a signé un contrat avec China Southern Airlines Company Limited pour déployer Cassiopée Alpha, sa nouvelle plateforme logicielle de décodage et d'analyse des données de vol. La plateforme sera déployée sur l'ensemble de la flotte de la compagnie, soit plus de 600 avions. L'évolution du trafic au cours des dernières décades et la transformation digitale des avions, de plus en plus connectés, ont généré une masse croissante de données de vol, explique Safran, qui précise : «Cassiopée Alpha assure une analyse fine, rigoureuse et approfondie des données de chaque vol et de chaque avion, répondant aux exigences de tous les métiers utilisant les données de vol : sécurité des vols, opération aérienne, maintenance et data science».

    Le Journal de l’Aviation du 27 novembre

Environnement
  • Environnement
    Avion à hydrogène : entretien avec Jean-Brice Dumont (Airbus, CORAC)
    Dans une interview accordée à Air & Cosmos, Jean-Brice Dumont, directeur exécutif de l’ingénierie d’Airbus et président du Comité de pilotage du CORAC, revient en détail sur l’objectif de développement de l’avion à hydrogène. Il souligne la nécessité d’explorer en parallèle les deux options de l’avion ultrasobre et de la propulsion à hydrogène. «L’hydrogène est la solution d’avenir, mais pour une partie seulement du marché», explique-t-il notamment. «Il y a aussi les carburants de synthèse durables pour lesquels nous devons augmenter le pourcentage d’utilisation». Il aborde également le programme Fello’Fly qui débouchera sur des avancées importantes en termes d’opérations de contrôle aérien. Quant à l’horizon 2035, il explique que le développement d’un avion à hydrogène est «une démarche en trois étapes» : maturation des technologies et des grands choix architecturaux, pré-développement, puis lancement du programme.

    Air & Cosmos du 27 novembre
  • Environnement
    «L’Occitanie sera le berceau de l’avion vert» : entretien avec Carole Delga
    Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, accorde un entretien au magazine Air & Cosmos. Elle évoque, notamment, le nécessaire soutien à la supply-chain de l’aéronautique dans la région : «notre rôle est d’accompagner les entreprises, en particulier les sous-traitants sur le court terme. Ils irriguent tous les territoires». Elle cite, notamment, Figeac Aero dans le Lot, Mapaéro en Ariège, ou Lauak dans le Gers. Mme Delga revient sur l’action coordonnée de soutien à la filière, menée avec les acteurs publics. Au sujet de l’aviation décarbonée, elle se dit convaincue que la Région Occitanie «sera le berceau de l’avion vert en France». La présence en Occitanie de plusieurs leaders de l’aviation régionale, comme ATR, Ascendance ou Aura Aéro, est une opportunité pour contribuer au développement et à la structuration d’une filière régionale de mobilités innovantes. Elle rappelle le lancement du plan régional dédié à l’hydrogène vert, à hauteur de 150 M€, et la création d’un Technocampus, en collaboration avec Airbus, Safran, le CNRS et des laboratoires de recherche.

    Air & Cosmos du 27 novembre
  • Environnement
    IATA lance un programme de compensation carbone pour les compagnies aériennes
    IATA annonce le lancement de l’Aviation Carbon Exchange (ACE), premier marché centralisé en temps réel pour l’échange des compensation carbone du transport aérien. «Les compagnies aériennes sont sérieuses dans leur engagement à réduire les émissions. Et elles ont besoin d’un outil fiable pour accéder à des crédits carbone de qualité en temps réel», a déclaré Alexandre de Juniac, directeur général d’IATA. «L’ACE sera un outil clé qui aidera les compagnies aériennes à gérer efficacement ces importantes transactions» , a-t-il précisé. Les programmes de réduction de carbone de l’ACE comprennent des projets forestiers, des opérations d’énergie éolienne, la protection des écosystèmes et des projets communautaires pour réduire les émissions.

    Le Journal de l’Aviation du 27 novembre

Défense
  • Défense
    La Bundeswehr commande 31 hélicoptères NH90
    La Bundeswehr allemande a commandé 31 hélicoptères NH90 «Sea Tiger», pour les opérations embarquées de la marine allemande. Le contrat a été signé le 26 novembre, annonce Airbus. Les appareils remplaceront la flotte Sea Lynx Mk88A de la marine allemande, entrée en service en 1981. La Bundeswehr a déjà commandé 18 hélicoptères de transport naval NH90 Sea Lion, dont sept ont déjà été livrés, rappelle Airbus. Les modèles NH90 «Sea Tiger» sont équipés d’un sonar plongeant, de bouées sonar passives, de torpilles et de missiles pour engager des cibles aussi bien en surface que sous l’eau. Le contrat, évalué à 2,7 milliards d’euros, revient à la coentreprise européenne NH Industries, basée à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). Airbus pèse 62,5% dans ce consortium, aux côtés de l’italien Leonardo Helicopters et du néerlandais Fokker. Thales et Safran représentent également des équipementiers majeurs sur ce programme. Les livraisons doivent débuter en 2025.

    Ensemble de la presse du 27 novembre
  • Défense
    MBDA achève les essais de tir de qualification du missile Sea Venom/ANL
    Le missile antinavire Sea Venom/ANL a terminé ses essais de tir de qualification, avec un tir final réussi, le 17 novembre, sur le site d'essai de la DGA à l'île du Levant, annonce MBDA. L'essai de qualification final a permis de tester la discrimination avancée des cibles du missile dans le cadre d'un scénario naval «complexe et dense». «Les essais précédents avaient permis de tester le domaine de séparation et de tir, le vol rasant à basse altitude, ainsi que les modes d’engagement du missile, tels que l’accrochage après tir (LOAL), l’accrochage avant tir (LOBL), l’opérateur dans la boucle ou encore la sélection du point d’impact», rappelle MBDA. Le missile antinavire Sea Venom/ANL, qui équipera bientôt les hélicoptères Wildcat AW159 de la Royal Navy et le H160M Guépard de la Marine Nationale, est un programme en coopération réalisé dans le cadre du traité de Lancaster House, conclu entre la France et le Royaume-Uni, il y a dix ans. Le Sea Venom/ANL est également le premier programme à bénéficier pleinement des centres d’excellence franco-britanniques spécialisés dans les technologies des missiles, qui ont été mis en place par ce même traité.

    Air & Cosmos du 27 novembre
  • Défense
    Thales : Paris et Londres signent un contrat conjoint portant sur le lancement de la Phase 2 du programme MMCM
    Florence Parly, la ministre française des Armées, et Ben Wallace, le Secrétaire d’État britannique à la Défense, ont annoncé avoir signé un contrat conjoint portant sur le lancement de la Phase 2 (production) du programme MMCM (système de lutte anti-mines sous-marine). La Phase 1, lancée en 2015, concernait la démonstration et la qualification de la technologie. Les systèmes développés pour le programme par Thales et ses partenaires incluent des drones de surface (USV) pour transporter et connecter les solutions, et un sonar de toute dernière génération (SAMDIS) offrant une capacité «Single Path Multi View» pour la détection et la classification des menaces. Le système a fait l’objet d’essais et de démonstrations en mer sur les côtes françaises et britanniques, selon des scénarios opérationnels réels, précise Thales, qui, avec ses principaux partenaires, ECA Group, L3Harris et Saab, assurera la livraison des systèmes aux deux forces navales à partir de 2022. La signature du contrat a eu lieu à l’occasion du dixième anniversaire des traités de Lancaster House (signés en novembre 2010).

    La Tribune du 27 novembre
  • Défense
    Lancement du programme Blast, dédié aux startups de la défense et de l'aérospatial
    Le programme Blast (pour «Boost and Leverage Aerospace and defence Technologies») est un nouveau programme d'accélération destiné aux startups de l'aéronautique, du spatial et de la défense, dont les idées, innovations et briques technologiques intéressent les industries de souveraineté. Il a été imaginé par un consortium orchestré par Starburst Accelerators, associant l'Onera, l'école Polytechnique, et la SATT Paris-Saclay. «Blast sera un trait d'union entre ces deux mondes, celui de la recherche et celui de l'industrie, qui évoluent sur des cycles de temps très différents. Nous avons pour ambition de faire émerger et d'accompagner une dizaine de startups dès cette année, puis une vingtaine par an à partir de 2021», explique Sandra Budimir, directrice de Starburst en Europe. Blast vise particulièrement les startups spécialisées dans les capteurs optiques, les nano satellites, les radars, l'Intelligence artificielle (IA), les nouveaux matériaux, les nouvelles mobilités urbaines, les communications sur le Cloud ou la technologie quantique. Les appels à candidatures ont été lancés.

    Le Figaro du 27 novembre
  • Défense
    Entretien avec Emmanuel Chiva, directeur de l'AID
    Emmanuel Chiva, directeur de l'AID (Agence de l’innovation de défense), s’exprime dans Les Echos. Il explique que l’AID, créée en 2018, est désormais en mesure d'être le guichet unique souhaité par la ministre des Armées pour favoriser et accélérer l'innovation dans le secteur de la défense. «Nous sommes passés d'une organisation où les projets devaient trouver leur chemin parmi un dispositif d'aides complexes et éparpillées, à un mode projet, où c'est à nous, l'AID d'évaluer leurs propositions et de trouver les dispositifs d'aides adéquats», souligne-t-il. L'AID a passé des accords avec les grands centres de recherche : Inria, ANR, CNRS, avec les fédérations professionnelles de la Défense, le GIFAS, le GICAT et le GICAN, et elle s'appuie sur les pôles d'innovations régionaux de la Direction générale de l'armement. Depuis sa création, son «innovation défense lab», situé dans le XVème arrondissement à Paris, a reçu 5 000 visiteurs, et abrite actuellement une quarantaine de projets. L'intelligence artificielle (IA), la cybersécurité, l'espace, les lasers et les armes à énergie dirigées, l'hypervélocité, la lutte antidrones, le quantique, les énergies… comptent notamment parmi les priorités. La semaine prochaine, le dispositif sera complété par le lancement par la ministre des Armées, Florence Parly, d'un nouveau fonds de 200 millions d'euros destinés à financer les entreprises les plus innovantes. L'armée aura ainsi deux fonds à sa disposition : Definvest, dont le montant d'investissement maximum par dossier est de 8 millions d'euros, et qui vise à protéger des savoir-faire déjà acquis, et le nouveau fonds, qui pourra investir jusqu'à 20 millions d'euros par dossier afin de faciliter la transition de startup vers le modèle de la PME.

    Les Echos du 27 novembre

Espace
  • Espace
    Josef Aschbacher pressenti pour prendre la tête de l’ESA
    L’autrichien Josef Aschbacher, actuel directeur de l'observation de la Terre à l'Agence spatiale européenne (ESA), est pressenti pour être le prochain directeur général de l'ESA à l’occasion d’un vote des gouvernements de l'Agence (qui rassemble 22 pays), rapportent Les Echos. Cette sélection devrait être ratifiée à la mi-décembre. Diplômé de l'Université d'Innsbruck, docteur en sciences naturelles, Josef Aschbacher a rejoint l'ESA en 1990. Il a notamment piloté le lancement du programme Copernicus.

    Les Echos du 27 novembre
  • Espace
    Le machine learning pour comprendre la naissance des étoiles
    Des chercheurs du CNRS, de l’Institut de radioastronomie millimétrique (Iram) et de l’Observatoire de Paris-PSL ont utilisé des modèles de machine learning pour améliorer leur observation de la nébuleuse Orion. «L’objectif de nos recherches est d’étudier la structure et la composition d’un nuage moléculaire particulier, Orion-B, pour comprendre comment ces paramètres influent sur la formation d’étoiles», explique Maryvonne Gerin, directrice de recherche du CNRS à l’Observatoire de Paris-PSL, citée par L’Usine Nouvelle. Le machine learning permet d’appréhender les données issues des observations menées grâce au télescope millimétrique de l’Iram, un radiotélescope de 30 mètres de diamètre perché à 2 850 mètres d’altitude dans la Sierra Nevada espagnole. «La matière stellaire émet des ondes invisibles à l’œil nu, des ondes radio à très haute fréquence», précise Maryvonne Gerin, «chaque molécule envoie des ondes d’une fréquence particulière, qui fait office de signature». Les recherches sont menées dans le cadre du programme international ORION-B (Outstanding Radio-Imaging of OrioN B). Le machine learning devrait permettre de définir un nouveau cadre de méthode et de nouveaux outils pour l’astrophysique.

    L’Usine Nouvelle du 27 novembre
  • Espace
    Un «plan équipementiers» pour la filière spatiale française
    Vincent Dedieu, directeur général adjoint de Sodern, s’exprime dans une tribune publiée par Air & Cosmos. Il attire l’attention sur le fait que les équipementiers français souffrent d’une relative «faiblesse» au plan européen en termes d’investissement. Vincent Dedieu rappelle qu’un «plan pour les équipementiers» a été proposé dès février 2020 par Franck Poirrier, PDG de Sodern et représentant des équipementiers au Cospace. Le ministère de l’Economie, des Finances et de la Relance, le ministère des Armées et le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche ont approuvé les contours de ce plan et en ont confié la réalisation au CNES. Dans un contexte de «politique industrielle naissante», les 500 M€ consacrés au spatial dans le plan de relance doivent permettre de développer une filière spatiale nationale en investissant dans sa compétitivité. Sodern contribue à l’effort nécessaire, en réinvestissant «près des deux-tiers de sa marge brute» en R&D, en moyens industriels et en activités commerciales. «Grâce à un partenariat Etat-industrie efficient, où chaque acteur joue son rôle, la filière spatiale française a toutes les cartes en main pour continuer à faire la course en tête», conclut Vincent Dedieu.

    Air & Cosmos du 27 novembre

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Corsair : plan de sauvetage et changement de propriétaire
    Un accord prévoyant «une contribution financière globale de près de 300 millions d’euros» a été signé «entre Corsair, l’État et un consortium d’investisseurs, présentant une solution de financement collectif», indique Corsair dans un communiqué. L’accord sera examiné le 1er décembre au tribunal de commerce de Créteil. La presse mentionne une aide étatique à hauteur de 141 millions d'euros en prêt direct, et un apport des repreneurs à hauteur de 30 millions d'euros. Les actionnaires Intro Aviation et TUI vendent la totalité de leur participation dans Corsair, et le consortium d’investisseurs issus des DOM, mené par Eric Koury et Patrick-Vial Collet, devient actionnaire à 100% de Corsair. Le plan de renouvellement de la flotte déjà lancé sera poursuivi avec cinq A330-900neo commandés qui porteront en juin 2022 à neuf A330 le nombre d’avions de la compagnie. Pascal de Izaguirre, PDG de Corsair, accorde un entretien à La Tribune.

    Ensemble de la presse du 27 novembre