Synthèse de presse

Défense
  • Défense
    Le gouvernement allemand valide l’acquisition de 31 hélicoptères NH-90 MRFH
    Le Bundestag a ratifié en fin de semaine dernière la décision de la Marine allemande en faveur de l'acquisition de 31 hélicoptères multi-rôle NH-90 MRFH (Muti-Role Frigate Helicopter). L’appareil avait été préféré par l’Allemagne, à l'été 2019, face à l'AW 159 Wildcat d'Agusta et au MH-60R Seahawk de Sikorsky, dans le cadre du programme Sea Tiger. Moins de 15 mois se sont écoulés entre le choix définitif de la Marine allemande et la signature du contrat, précise Air & Cosmos.

    Air & Cosmos du 24 novembre
  • Défense
    Cinq Etats européens vont collaborer pour développer un hélicoptère moyen de nouvelle génération
    L'OTAN annonce que la France, l'Allemagne, la Grèce, l'Italie et le Royaume-Uni ont signé le 19 novembre dernier un accord visant à lancer les travaux de développement d'un hélicoptère moyen de nouvelle génération, dans un cadre multinational. Le programme, nommé NGRC, pour Next Generation Rotorcraft Capabilities, sera mené dans le cadre des projets à haute visibilité (HVP) de l'Alliance Atlantique. «Un nombre important d'hélicoptères polyvalents moyens actuellement exploités par les Alliés arriveront à la fin de leur cycle de vie à l'horizon 2035-2040 et au-delà, et devront donc être remplacés», précise l'OTAN. Le programme NGRC doit permettre de remplacer ces flottes tout en intégrant les menaces futures, «en tirant parti d'un large éventail de progrès récents en matière de technologie, de méthodes de production et de concepts opérationnels».

    Air & Cosmos du 24 novembre
  • Défense
    MBDA, Airbus Helicopters, Naval Group : résilience de l’industrie de défense française
    Bruno Even, président d’Airbus Helicopters, Pierre-Eric Pommellet, PDG de Naval Group, Eric Béranger, PDG de MBDA, et Hervé Grandjean, Conseiller pour les affaires industrielles auprès de la ministre des Armées, ont livré, au cours d’un débat organisé par La Tribune lors du Paris Air Forum, leurs retours d’expérience sur l’industrie de défense française face à la crise. «L'industrie de défense a été résiliente», affirme Hervé Grandjean : «La lutte contre le terrorisme et les opérations extérieures ne s'arrêtent pas et on ne peut pas mener ces opérations sans les industries de défense qui, embarquées avec nous dans la défense du pays, assument d'une certaine manière une mission régalienne». Bruno Even indique que les hélicoptères ont continué de voler pendant cette période, avec «très peu d'annulations». Bruno Even et Eric Béranger précisent toutefois qu’un impact de la crise sur l’activité «d’ici deux ou trois ans» n’est pas à exclure. «L'export est l'un de nos enjeux majeurs de la période», souligne Bruno Even.

    La Tribune du 24 novembre
  • Défense
    Enjeux de l'exportation française d'armements
    A l'occasion du Paris Air Forum, une table-ronde sur la question des exportations françaises a réuni Thierry Carlier, directeur du développement international à la Direction générale de l'armement (DGA), Philippe Keryer, directeur général adjoint, Stratégie, Recherche et Technologie chez Thales, Alexandre Ziegler, directeur de l'international et des relations institutionnelles de Safran, et Cédric Perrin, vice-président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat. Thierry Carlier souligne que l’exportation d’armements représente pour la France, qui est capable de fournir l'ensemble du spectre de matériel militaire, la manifestation d'une volonté politique et l'expression d'une politique étrangère. C'est aussi le moyen de garder les compétences et une industrie dans le pays : un point de vue partagé par Philippe Keryer, qui estime que l'exportation permet notamment de lisser les cadences et de rentabiliser l'innovation, tout en maintenant en France de l'emploi qualifié. Pour Alexandre Ziegler, il est indispensable de trouver des clients à l'étranger en l'absence de préférence européenne. Le sénateur Cédric Perrin insiste sur la nécessité de l'exportation pour garantir la pérennité de la BITD, indispensable à l'autonomie stratégique. Les intervenants se sont montrés optimistes sur le développement des programmes européens de défense : le lancement du SCAF ou de l'Eurodrone, notamment, permettront de mettre en place des règles communes, et de gagner en autonomie stratégique.

    La Tribune du 24 novembre
  • Défense
    Entretien avec Éric Béranger, CEO de MBDA
    Éric Béranger, CEO de MBDA, s’exprime dans La Tribune. Le dirigeant évoque les conséquences de la crise sanitaire, soulignant que MBDA continue de maintenir ses activités au profit des forces armées, même si le groupe anticipe un risque de creux d’activité dans les prochaines années. «La souveraineté et la résilience de nos Nations est au cœur de notre mission et de nos efforts quotidiens», souligne M. Béranger. Il salue l'annonce faite le 13 novembre du programme de missile longue portée MHT (Missile Haut de Tramme), qui équipera l'hélicoptère de combat Tigre à partir de 2028. «Sur le plan économique, le développement et la production de ce nouveau missile contribueront fortement à la base industrielle et technologique de Défense, la BITD, française avec près de 600 emplois». Il appelle à «maintenir le cap de la LPM et lancer au plus tôt les futurs programmes structurants (système de combat aérien du futur SCAF et futur véhicule blindé de combat terrestre MGCS par exemple) pour lesquels les effecteurs seront de véritables éléments différenciants, notamment à l'export. Ces programmes tirent vers le haut l'ensemble des innovations technologiques de notre écosystème», relève-t-il, appelant également à maintenir les efforts pour renforcer l'autonomie stratégique européenne. «En tant qu'entreprise résolument européenne, MBDA se tient à l'avant-garde de ce mouvement et a ainsi été sélectionnée pour développer le projet BLOS (Beyond the Line of Sight), qui vise à doter l'Europe d'une capacité autonome de tir au-delà de la vue directe pour les forces terrestres, ou encore le projet Twister pour lequel MBDA se porte candidat au développement de l'intercepteur européen contre les missiles hypersoniques et balistiques manoeuvrants», précise M. Béranger.

    La Tribune du 24 novembre
  • Défense
    Entretien avec Philippe Lavigne, chef d’état-major de l’armée de l’Air et de l’Espace
    Le général Philippe Lavigne, chef d’état-major de l’armée de l’Air et de l’Espace (AAE), accorde un entretien au Monde. Alors que doit se tenir, ce mardi 24 novembre, le colloque annuel de l’AAE, le général détaille comment la France se prépare à un éventuel conflit de «haute intensité», c’est à dire un conflit majeur entre Etats mobilisant l’ensemble des moyens militaires. Il précise que la haute intensité impose de disposer d’une aviation de combat d’une certaine qualité, mais aussi en quantité suffisante. «Avec la guerre en Syrie, durant ces dix dernières années, le contexte a changé», explique le général. «Nous assistons à une démonstration de force des grandes puissances, à une contestation des espaces aériens, à une diversification des menaces et à une désinhibition dans l’emploi de la force». Il détaille : «la Loi de Programmation Militaire pour 2019-2025 permet la modernisation de nos Rafale. La version F3R nous redonne, avec le missile Meteor, la supériorité aérienne grâce à son allonge, supérieure aux missiles adverses. La nacelle Talios, pour la désignation d’objectif et la reconnaissance, apporte une définition bien meilleure. Nous rénovons notre missile de croisière Scalp. Enfin, nous améliorons notre capacité à aller plus loin, qui nécessite de pouvoir ravitailler en vol : le MRTT, cet avion multirôle, apporte la possibilité de projeter vingt Rafale à 20 000 kilomètres en quarante-huit heures». A l’échelle européenne, il se félicite que les trois chefs d’état-major allemand, français et espagnol se soient sont mis d’accord sur les besoins opérationnels face aux menaces futures.

    Le Monde du 24 novembre

Industrie
  • Industrie
    Air Arabia signe un contrat de services pour ses moteurs LEAP-1A
    Air Arabia et CFM International ont signé un accord global de services «Time and Materials» de neuf ans pour assurer le support de six avions A321neo équipés de moteurs LEAP-1A. Air Arabia est le premier opérateur d'A321neo à motorisation LEAP au Moyen-Orient.

    Boursorama du 23 novembre
  • Industrie
    «La notion d'aéroport sans contact sera essentielle» selon Steve Timm, PDG de Collins Aerospace
    Steve Timm, PDG de Collins Aerospace, était l'un des invités, samedi 21 novembre, du Paris Air Forum. Le dirigeant estime que l'intégration de nouvelles technologies, notamment pour le «sans contact» à l'aéroport, devrait permettre de redonner confiance aux passagers. Les avancées technologiques, en matière de R&D, dans l'aérodynamisme ou l'intelligence artificielle (IA), doivent également permettre à l'aviation d'être de nouveau rentable et plus «environnementaly-friendly». Grâce à l'optimisation par l'IA des plans de vols, par exemple, les nouveaux appareils, davantage connectés, consommeront moins de carburant. Collins Aerospace travaille au développement d’un système de propulsion électrique et hybride-électrique, d'abord sur de petits appareils, qui devrait réduire le bruit de 85%, améliorer la consommation de carburant jusqu'à 40% et faire baisser les émissions de carbone de plus de 20%, en permettant une réduction de coûts d'opération et de maintenance de 20%.

    La Tribune du 24 novembre

Espace
  • Espace
    Lancement réussi d’une mission lunaire chinoise pour collecter des échantillons
    La mission lunaire chinoise Chang’e-5 a décollé depuis Wenchang, au sud du pays, dans la soirée du 23 novembre, à bord d’un lanceur Long March 5. L’atterrisseur devrait rester sur la Lune deux semaines, soit l’équivalent d’une journée lunaire, et forer jusqu’à deux mètres de profondeur pour tenter de ramener deux kilos de régolithe lunaire. La Chine deviendra ainsi la troisième nation ayant ramené des prélèvements de roche lunaire, après les États-Unis et la Russie. Le dernier retour d’échantillons remonte à 1976. Spécialiste de géologie lunaire et martienne, Jessica Flahaut, du Centre de recherches pétrographiques et géochimiques (CRPG) de Nancy, qui a travaillé avec des chercheurs chinois pour déterminer une «cible» intéressante, précise dans Le Monde que la zone prévue pour l’atterrissage est «située dans l’océan des Tempêtes», la plus grande des mers lunaires. «On n’a jamais visité de terrain de cet âge-là», souligne-t-elle.

    Le Monde et L’Usine Nouvelle du 24 novembre
  • Espace
    La crise n'entrave pas l'essor du New Space
    À l'occasion du Paris Air Forum 2020, les acteurs du New Space, tels qu’Anywaves, Exotrail, Unseenlabs, Loft Orbital ou Prométhée, ont témoigné que la crise ne porte pas atteinte à leur activité. Nicolas Capet, président d'Anywaves (Toulouse), déclare : «Je pense que cette crise va nous renforcer. Pour résoudre les grands challenges de la planète, l'outil spatial est adapté en apportant un regard transfrontalier. Le marché spatial ne ralentit absolument pas». Anywaves, spécialiste des antennes miniatures, qui a été sélectionné par Thales en septembre pour équiper les deux premiers nanosatellites de la constellation IoT d'Omnispace, espère doubler son chiffre d'affaires cette année. Exotrail, société positionnée dans la propulsion de petits satellites, a pour sa part levé 11 millions d'euros cet été. «Au niveau commercial, nous n'observons pas un grand écart par rapport à l'année dernière. Et même au niveau de certaines activités, comme l'opération cloud des satellites, le marché prend au contraire de l'ampleur», relève David Henri, son directeur général. La startup Prométhée est parvenue quant à elle à lever 2,2 millions d'euros en septembre dernier pour développer une constellation de nanosatellites d'observation de la Terre.

    La Tribune du 24 novembre

Environnement
  • Environnement
    Climat : pour Bertrand Piccard, il est «irresponsable» d’accabler le secteur aérien
    Lors du Paris Air Forum, un débat a été organisé entre Karima Delli, députée européenne écologiste et présidente de la commission des Transports et du Tourisme au Parlement européen, et Bertrand Piccard, président de la Fondation Solar Impulse. M. Piccard a évoqué l'arrivée d'innovations comme le kérosène synthétique et l'hydrogène produit par les énergies solaires et éoliennes. Le secteur aérien, mis en accusation par les écologistes alors qu'il ne représente que 2% des émissions mondiales de CO2, est pour lui aujourd'hui «un des secteurs qui fait le plus d'efforts. Par exemple, tous les vols intérieurs d'Air France sont compensés sur le plan du CO2 (grâce à une contribution à des projets certifiés EcoAct), et ce sans obligation légale». Bertrand Piccard estime qu’en pleine crise sanitaire et économique, accabler un secteur qui représente 1,1 million d'emplois directs et indirects en France et 4,3% du PIB, est «irresponsable».

    La Tribune du 24 novembre

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Alexandre de Juniac quitte la direction de IATA et sera remplacé par Willie Walsh
    Alexandre de Juniac va quitter ses fonctions de directeur général de l'Association internationale du transport aérien (IATA) le 31 mars prochain. Il sera remplacé par Willie Walsh, l'ancien directeur général du groupe IAG, qui deviendra le 8ème directeur général de IATA.

    La Tribune et Le Figaro du 24 novembre
  • Aviation Commerciale
    Covid-19: Qantas va exiger la vaccination de ses passagers
    Qantas va rendre la vaccination contre la Covid-19 obligatoire pour tous les passagers de ses vols internationaux, a annoncé lundi 23 novembre le PDG de la compagnie, Alan Joyce. L'obligation d'être vacciné contre la Covid-19 pour voyager sur Qantas entrera en vigueur dès qu'un vaccin sera disponible pour le public. Qantas étudie également la mise en place de cette mesure pour ses vols intérieurs, a précisé le dirigeant.

    Le Figaro du 24 novembre