Synthèse de presse

Industrie
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    La filière aérospatiale a fait preuve d’une « forte résilience » face à la crise, selon Eric Trappier, président du GIFAS
    Le magazine Air & Cosmos revient en détail sur les vœux à la presse présentés le 7 janvier dernier par Eric Trappier, Président du GIFAS et PDG de Dassault Aviation. Environ 30 000 emplois pourraient être sauvegardés grâce aux mesures de soutien dans la filière aéronautique française à la suite de la crise sanitaire, sur les 60 000 potentiellement menacés. La filière a pu éviter les plans sociaux massifs et fait preuve d'une « forte résilience », a souligné le dirigeant ; « il y a eu très peu de défaillances d'entreprise ou de procédures collectives », a abondé Christophe Cador, président du comité AERO-PME du GIFAS, qui souligne que « les entreprises ont su se réinventer pour continuer à produire ». A cet égard, « les mesures de l’État ont été fondamentales, et le GIFAS a eu un rôle très structurant pendant cette période ». Le PGE Aéro, nouvelle mesure de soutien à l’aéronautique française, est venu s’ajouter, en décembre dernier, aux premiers dispositifs gouvernementaux mis en en place dès le début de la crise. « L'année 2021 va être consacrée à reprendre le chemin des hausses de cadence », anticipe Eric Trappier. Les commandes d’équipements militaires et spatiaux s’accélèrent : « la défense joue pleinement son rôle de stabilisateur », souligne le Président du GIFAS. La commande passée auprès d’Airbus pour des avions de combat Typhoon va « donner du travail », la finalisation par la Grèce du contrat Rafale jouera le même rôle. Concernant le drone MALE, Eric Trappier prédit une passation de contrat « dans les mois à venir ». La deuxième étape du programme SCAF est également attendue.

    Air & Cosmos du 15 janvier
  • Industrie
    Airbus Helicopters : vol inaugural du H160 de All Nippon Helicopter
    Airbus Helicopters annonce que le H160 d'All Nippon Helicopter (ANH) a effectué avec succès son premier vol d'essai, un vol de 95 minutes à l'aéroport de Marseille Provence, qui ouvre la voie à l'entrée en service de l'appareil au Japon. Conçu comme un hélicoptère multi-rôle capable d'effectuer un large éventail de missions, telles que le transport offshore, les services médicaux d'urgence, l'aviation privée et d'affaires, ainsi que les services publics, le H160 intègre les dernières innovations technologiques d'Airbus Helicopters. L’appareil a obtenu son certificat de type de l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) en juillet 2020, la certification du Bureau japonais de l'aviation civile (JCAB) étant attendue pour le début de l'année 2021. A la livraison de l'hélicoptère, l'installation et la personnalisation des équipements spécialisés seront effectuées dans les installations d'Airbus Helicopters à Kobe, avant sa mise en service.

    Boursorama du 15 janvier

Défense
  • Défense
    Le Parlement grec entérine l’achat de 18 Rafale à la France
    Le parlement grec a donné son feu vert à la commande de 18 avions de chasse Rafale, pour un total de 2,5 milliards d'euros. L'accord, qui devrait être bientôt signé à Athènes en présence de ministres grecs et français, s'inscrit dans un vaste plan de modernisation des forces armées grecques de 11,5 milliards d'euros sur cinq ans. Pour l'achat et la maintenance de 6 Rafale neufs et 12 d'occasion, la Grèce dépensera 1,5 milliard d'euros cette année, 400 millions par an en 2022 et 2023, 67 millions en 2024 et 34 millions en 2025. La France devra livrer un premier lot de six appareils prélevés sur le stock de son armée de l'Air dès cet été. Elle fournira aussi les mêmes armements que ceux qu'utilise l'armée de l'air française : missiles air-air Meteor, missiles air-sol Scalp ou antinavires Exocet.

    La Tribune et Le Parisien du 15 janvier
  • Défense
    Dassault Aviation dans le top 25 mondial des producteurs d’armement grâce au Rafale
    Air & Cosmos rappelle que, d’après le classement établi par l’Institut international de recherche sur la paix (Sipri), dévoilé le 7 décembre dernier, les 25 premières entreprises d’armement dans le monde ont réalisé un chiffre d’affaires de 297,9 milliards d’euros en 2019, soit une progression de 8,5%. Ce top 25, où figurent Airbus Defence and Space (13ème place) et Thales (14ème place), témoigne également de l’ascension fulgurante de Dassault Aviation : le constructeur passe de la 38e à la 17e place. Ses ventes ont augmenté de 105%, pour atteindre 4,7 milliards d’euros en 2019. « Une forte augmentation des livraisons destinées à l’exportation d’avions de combat Rafale a propulsé Dassault Aviation dans le top 25 pour la première fois », analyse Lucie Béraud-Sudreau, directrice du programme armement et dépenses militaires pour le Sipri.

    Air & Cosmos du 15 janvier
  • Défense
    Le drone tactique Patroller (Safran) devrait être déployé en 2021
    La ministre des Armées, Florence Parly, a confirmé, mardi 12 janvier, lors de son audition à l'Assemblée nationale, que le premier système de drones tactiques Patroller (SDT), destiné à l'armée de Terre, dont Safran Electronics & Defense est maître d'œuvre industriel, sera livré aux forces armées françaises en 2021. « Nous devrons arriver, en 2021, à une reprise des essais avec l'armée de Terre », avait pour sa part expliqué à l'Assemblée nationale en octobre 2020 le Délégué général pour l'armement, Joël Barre. L'armée de Terre devrait disposer de cinq systèmes à l'horizon 2030, dont trois d'ici à fin 2025.

    La Tribune du 15 janvier
  • Défense
    MBDA reçoit un contrat de 550 M£ du Royaume-Uni pour lancer la production du missile SPEAR
    MBDA a reçu du ministère britannique de la Défense un contrat d'une valeur de 550 millions de livres sterling pour la production du système de missiles SPEAR. Ce missile de croisière miniature de première classe, capable de fonctionner en réseau, sera la principale arme de frappe à moyenne et longue portée des avions de combat F-35 britanniques, « leur permettant de vaincre des cibles difficiles telles que les systèmes de défense aérienne mobiles à longue portée à des distances supérieures à l'horizon, par tous les temps et dans des environnements très contestés », précise MBDA. Les tirs guidés de SPEAR commenceront dans les 18 mois, à partir d'un avion de combat Eurofighter Typhoon, la production de missiles et de lanceurs débutant en 2023. Le nouveau contrat fait suite à la mise en œuvre réussie du contrat de la phase de développement d'armes pour SPEAR, placé en 2016, et au contrat d'intégration de SPEAR sur F-35 en 2019. « Les armes à distance, en réseau et à essaimage sont un élément clé de la vision de MBDA. SPEAR est à l'avant-garde de ces technologies et constitue l'arme la plus avancée de son type », souligne Éric Béranger, CEO de MBDA.

    Air & Cosmos du 15 janvier
  • Défense
    L'Inde met un terme à son appel d'offres international pour l'achat de 114 avions de chasse
    L'Inde vient de déclarer qu'elle mettait un terme à son appel d'offres international pour l'achat de 114 avions de chasse pour son armée de l'Air. Le gouvernement a fait savoir qu'il préférait acheter 83 chasseurs Tejas à son constructeur aéronautique national, Hindustan Aeronautics Ltd, pour un montant estimé à 6,2 milliards de dollars. Le ministère de la Défense précise dans un communiqué qu'il achète 73 avions de combat LCA Tejas Mk-1A et 10 avions de formation LCA Tejas Mk-1.

    Les Echos et Air & Cosmos du 15 janvier

Espace
  • Espace
    L’ESA entend se réformer pour construire avec l’UE « la vision spatiale pour 2035 »
    Thierry Breton, Commissaire européen au marché intérieur, en charge du spatial, qui a appelé, lors de la conférence spatiale européenne ouverte mardi 12 janvier, à « faire du spatial autrement », en unissant les 22 pays membres de l'Agence spatiale européenne (ESA) autour de projets compétitifs issus de la politique spatiale commune, a réaffirmé le statut crucial de l’Agence : « L'ESA est et restera l'agence spatiale de la Commission européenne», a-t-il déclaré. Josef Aschbacher, qui succédera à Jan Wörner à la direction de l'ESA au printemps 2021, s'en est félicité mercredi, au cours d’une conférence de presse. Avec l'UE, l’ESA construira « la vision spatiale pour 2035 », a-t-il souligné. « Nous travaillerons avec les États membres afin que l'ESA devienne une agence moderne, agile et rapide dans ses prises de décision », a-t-il ajouté. Josef Aschbacher veut aussi donner un coup d'accélérateur à la transformation digitale de l'agence, et fonctionner sur un mode davantage transversal. « Adopter des méthodes New Space, c'est réduire les coûts, penser commercialisation, parier sur l'innovation de rupture et être agile. Cela vaut pour les jeunes pousses, les grandes entreprises et les agences », explique-t-il. Il reviendra à l’ESA de mettre en place l'alliance européenne dans les lanceurs annoncée par Thierry Breton. « Cette alliance doit consacrer une nouvelle approche pour développer les lanceurs du futur, et un changement de braquet pour rester compétitif face à une concurrence très vive », développe Daniel Neuenschwander, directeur des lanceurs de l'ESA, cité par Le Figaro.

    Le Figaro du 15 janvier
  • Espace
    Airbus Defence and Space achève la première phase clé du projet Skynet 6A
    Une étape importante a été franchie dans le projet Skynet 6A. Airbus Defence and Space a achevé avec succès la réalisation de la revue de conception préliminaire (PDR). Le projet a maintenant l'autorisation de passer à la phase suivante, menant à la revue critique de conception (CDR). Le contrat pour le développement de Skynet 6A a été conclu avec le ministère britannique de la Défense en juillet 2020. Il porte sur le développement, la fabrication, la cyberprotection, l'assemblage, l'intégration, le test et le lancement du satellite de communication militaire Skynet 6A, dont le lancement est prévu en 2025.

    Via Satellite du 15 janvier

Environnement
  • Environnement
    A La Mède, Total et Engie s’associent dans un projet d’hydrogène vert
    Total et Engie ont annoncé, mercredi 13 janvier, le lancement d’un premier projet de production d’hydrogène vert sur le site Total de La Mède (Bouches-du-Rhône). Ce projet, baptisé « MassHylia », consiste à produire de l’hydrogène à partir d’eau et d’électricité, avec un électrolyseur d’une puissance industrielle de 40 mégawatts. Il fournira dans un premier temps 5 tonnes d’hydrogène vert par jour. MassHylia représente un investissement de plus de 100 millions d’euros. Les coûts d’études seront partagés à 50/50 entre Total et Engie. Les deux partenaires visent un début de construction des installations en 2022, en vue d’une production en 2024, « sous réserve de la mise en place des soutiens financiers et autorisations publiques nécessaires », précise Total dans un communiqué.

    La Tribune du 15 janvier
  • Environnement
    Avions Mauboussin développe deux programmes d’hybride hydrogène
    Air & Cosmos consacre un article aux projets d’hybride hydrogène développés par Avions Mauboussin, constructeur implanté à Belfort depuis 2017 et spécialisé dans l’aviation légère. Deux programmes sont développés : Alérion M1H, un biplace, et Alcyon M3C, un avion de transport régional de 6 places. L’Université de Technologie de Belfort apporte son concours. Le premier vol est envisagé pour 2022 en version hybride, et pour 2024 en version hydrogène ; la commercialisation est prévue en 2024.

    Air & Cosmos du 15 janvier

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Norwegian Air Shuttle renonce au transatlantique
    La compagnie lowcost Norwegian Air Shuttle a annoncé jeudi 14 janvier 2021 vouloir désormais se concentrer sur le réseau européen. La compagnie est en grande difficulté financière. En conséquence, Norwegian a décidé de fermer sa base française sur l'aéroport de Paris Charles de Gaulle.

    Air & Cosmos, Aerobuzz et Le Journal de l’Aviation du 15 janvier
  • Aviation Commerciale
    Transport aérien : IATA estime le recours aux tests plus efficace qu'un « passeport vaccinal »
    Lors d'une conférence prononcée mardi 12 janvier, Alexandre de Juniac, dirigeant d’IATA (Association internationale du transport aérien), a expliqué que la situation restait « périlleuse » pour la survie économique de ses membres. En novembre, la demande totale de passagers « a diminué de 70,3% par rapport à novembre 2019 ». Afin d’enrayer cette tendance, IATA estime qu'une « approche de politique publique plus équilibrée est nécessaire, une approche fondée sur des tests en remplacement des quarantaines ». Tester massivement pour accéder aux avions pourrait permettre de reprendre l'activité dans de bonnes conditions, juge l'association. Concernant la vaccination, IATA estime cette solution, qu’elle soutient sur le long terme, pour l’instant incertaine, car « difficile » à mettre en place et discriminante pour ceux ne pouvant se faire vacciner. La compagnie Qantas est, à ce jour, la seule partant du principe que le vaccin devrait être rendu obligatoire à l'avenir pour prendre l’avion.

    Le Figaro du 15 janvier