Synthèse de presse

Industrie
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    Safran souhaite renforcer ses activités de souveraineté
    Sous l’impulsion de son directeur général Olivier Andriès, le groupe Safran se montre dynamique en matière d’acquisition dans le domaine de la souveraineté (défense et espace). Il est prêt à y mettre les moyens qu'il faudra pour grossir et devenir un acteur de poids. « Nous regardons tous les dossiers », souligne-t-on dans le groupe sans préciser lesquels. L'acquisition auprès d'Eramet de l'entreprise stratégique dans l'élaboration des métaux de spécialité Aubert & Duval, en partenariat avec Airbus et Ace Capital Partners, semble désormais actée. Alors que la cession de la société Orolia par la société d'investissement Eurazeo PME (groupe Eurazeo), pourrait prochainement s'accélérer, Safran et Thales ont manifesté leur intérêt. Safran serait parmi les favoris au même titre qu'un fonds français et un fonds américain. Orolia pourrait rejoindre la nouvelle direction Espace nouvellement créée et pilotée par le patron de Safran Data Systems, Jean-Marie Bétermier. Mais les ambitions de Safran vont plus loin. Selon La Tribune, le groupe réfléchirait désormais à acquérir iXblue et Lumibird, le premier étant l’un de ses fournisseurs et le deuxième, un concurrent dans la compétition en cours pour l’acquisition de l’entreprise CILAS, la Compagnie industrielle des lasers et filiale d'ArianeGroup. Une telle acquisition permettrait un retour de Safran dans la filière laser, que le groupe avait abandonnée en 2011, souhait de Safran et de son partenaire MBDA. Mais tout semble encore ouvert : « CILAS est pour nous une brique importante dans la construction d'un pôle souverain dans le domaine de la défense et du spatial, positionné sur les sous-systèmes et les composants » a expliqué le directeur de Lumibird, qui détient déjà des synergies commerciales, techniques, technologiques (arme laser) et dans les emplois avec CILAS.

    La Tribune du 27 octobre

Espace
  • Espace
    Airbus Defence and Space, Air Liquide et ispace Europe créent Euro2Moon
    Airbus Defence and Space, Air Liquide et ispace Europe s’associent pour créer Euro2Moon, une association à but non lucratif ayant pour objectif de favoriser une meilleure utilisation des ressources lunaires, d'accélérer le développement de l'économie cislunaire et de fédérer les efforts industriels en Europe. Réunissant les expertises complémentaires de partenaires publics et privés, Euro2Moon sera dédiée à l'exploration de la surface lunaire et à l'utilisation de ses ressources de manière commerciale et durable. Basée au Luxembourg, Euro2Moon vise à positionner l'industrie européenne comme un leader de l'économie cislunaire naissante en créant un écosystème industriel fort, basé sur une vision ambitieuse de l'utilisation des ressources in situ (ISRU). Le but est aussi de créer une plateforme d'échange pour construire une vision industrielle commune et la promouvoir auprès de l'écosystème industriel et institutionnel européen, à travers notamment des recommandations sur les stratégies globales, les concepts de démonstration et les programmes commerciaux.

    Boursier.com du 26 octobre
  • Espace
    La Chine a lancé son satellite Shijian-21
    Moins de deux semaines après le lancement dans l'espace de sa plus longue mission habitée, Shenzhou-13, la Chine a lancé samedi 23 octobre un satellite nommé Shijian-21. Ce dernier a été propulsé par la fusée Longue Marche 3B, lancée depuis le Xichang Satellite Launch Center, une installation militaire dans les montagnes de la province du Sichuan (Sud-ouest). Sa mission exacte est classée secrète, mais la China Aerospace Science and Technology Corp., gérée par l’État, aurait déclaré que le satellite était « chargé de démontrer des technologies pour atténuer et neutraliser les débris spatiaux ». Ce lancement suscite des craintes, certains experts étant convaincus que le satellite pourrait servir à saisir, voire à détruire des satellites américains. Lors d’une audience du comité sénatorial en avril, le général de l’US Air Force James Dickinson, commandant de l’US Space Command, avait déclaré que « la technologie des bras robotiques basés dans l’espace pourrait être utilisée dans un futur système pour saisir d’autres satellites ». Ces développements surviennent après que le test d’un missile hypersonique chinois en août a surpris les responsables militaires américains. Ces révélations nourrissent la volonté, chez certains d’entre eux, d’investir dans des armes hypersoniques et dans la capacité de combattre de telles armes.

    News24 du 26 octobre

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    L’aviation commerciale africaine promise à un bel avenir
    Boeing s’attend à une croissance continue du transport aérien pour les vingt prochaines années en Afrique. C’est ce qui ressort d’une étude récemment menée par l’avionneur : « les compagnies africaines disposent de solides atouts pour soutenir la croissance du trafic interrégional et conquérir des parts de marché en proposant des services qui connectent les passagers et favorisent le commerce intracontinental de façon efficiente » indique Randy Heisey, directeur général de Boeing chargé du marketing commercial pour le Moyen-Orient et l’Afrique. Les principales perspectives de croissance du marché aéronautique africain à l’horizon 2040 devraient se traduire par une augmentation du nombre d’avions de ligne en service. La flotte des compagnies africaines pourrait augmenter de 3,6% par an afin de répondre à la progression du trafic passagers. Outre les équipages, les futurs besoins en services commerciaux et techniques (chaîne des fournisseurs, fabrication, réparations et révision) sont évalués à 235 Md$.

    Le Point du 26 octobre

Compétitivité
  • Compétitivité
    Des sous-traitants de l’aéronautique veulent se diversifier dans le ferroviaire
    Avec la crise sanitaire qui a mis à rude épreuve l’activité de plusieurs sous-traitants, certains sont tentés de rebondir en misant sur la diversification de leurs activités, notamment dans le ferroviaire. C’est le cas de la société AAA (Assistance Aéronautique et Spatiale), qui a annoncé un plan social cet été et s’attend à une perte de 65% de son chiffre d'affaires (260 M€ en 2019). Comme beaucoup de fournisseurs d'Airbus, AAA dispose d'une activité très dépendante du secteur aéronautique. La crise sanitaire a précipité sa stratégie de diversification. « En 2018, nous avions démarré une diversification dans le domaine ferroviaire avec quelques petites interventions pour des sous-traitants d'Alstom tels qu’Avantis. La Covid a intensifié notre démarche commerciale dans ce secteur (…) Nous nous sommes aperçus que nos métiers dans le domaine aéro pouvaient très bien trouver des débouchés dans le domaine ferroviaire » décrit Bernard Vallée, directeur du développement commercial chez AAA. D’autres entreprises du secteur poursuivent effectivement cette stratégie, comme le groupe Segneré, implanté près de Tarbes, qui produit des pièces métalliques pour les programmes civils et militaires d'Airbus, Dassault Aviation et Stelia. « ll s'agit d'une opportunité locale (…) de discuter avec ces entreprises qui ont besoin de toute l'expertise et de la méthodologie de travail du secteur aéronautique pour consolider leur supply chain et faire face à leur montée des cadences », expliquait cet été son dirigeant Jean-Michel Ségneré.

    La Tribune du 26 octobre

Défense
  • Défense
    La lutte anti-drone va se renforcer à Paris
    Dans la perspective des Jeux Olympiques de 2024 qui se tiendront à Paris, la Direction générale de l'armement (DGA) a lancé une compétition l’année dernière pour identifier des solutions européennes de lutte anti-drones. En novembre, la DGA fera des essais sur les dispositifs proposés par plusieurs industriels. Thales et CS Group sont dans la compétition comme Cerbair avec le système Hydra et avec MBDA, de même qu'ADP avec la société Hologarde et le système Bassalt. Le but est de doter la France d'une quinzaine de systèmes de détection et de neutralisation de drones avant 2023. La startup Cerbair, lancée sur le marché de la lutte anti-drones depuis 2015, a annoncé lors du Salon Milipol un partenariat stratégique avec le spécialiste français de la détection et du brouillage des communications, la société grenobloise Keas. Cerbair et Keas travaillent avec le missilier MBDA sur une lutte contre les drones de guerre avec le projet Sky Warden. Le marché de la lutte anti-drones est naissant, et estimé à environ 1,5 Md$.

    Les Echos du 26 octobre

France Relance
  • France Relance
    Les industriels appelés à organiser plus de visites de leurs usines pour valoriser l’industrie auprès des jeunes
    Pour relancer l'industrie française, le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire souhaite que les usines accueillent plus de visites d'élèves et d'étudiants afin d'aider les jeunes à se «construire un imaginaire industriel » après 40 ans de désindustrialisation. Il entend favoriser la construction d’un « imaginaire industriel» chez les jeunes. « Il faut inciter les jeunes à s'orienter vers les métiers de l'Industrie » qui manque de bras, car « l'image de l'industrie est décalée par rapport à la réalité » a dit le ministre en suggérant à un parterre d'industriels invités à Bercy « d'inviter les enfants à se rendre dans les usines» pour « découvrir juste ce que c'est, comment cela fonctionne et qu'ils s'en fassent une autre idée ». Pour le ministre, c’est la seule manière de remédier à la désindustrialisation, en recréant un lien et en suscitant de l’attraction pour l’industrie : « La relocalisation est indispensable et vitale pour l'emploi, mais aussi pour la lutte contre les extrêmes, pour redonner confiance » a ajouté le ministre.

    Le Figaro du 26 octobre
  • France Relance
    Pour le président du comité d’évaluation du plan France Relance, « France 2030 » doit privilégier le ciblage des aides
    Quatre mois après sa première réunion, le comité d’évaluation du plan France Relance a rendu mardi un premier rapport au gouvernement. Dans une interview à l’Opinion, Benoit Cœuré met en garde sur la rapidité avec laquelle les fonds sont décaissés. Une précipitation qui pourrait, selon lui, nuire à l’efficacité de l’investissement. Si fin août 2021, la moitié du plan (47 Md€) avait déjà été engagée et 29 Md€ avaient été décaissés, les dépenses structurelles portant sur la transition énergétique ou l’emploi restent à être analysées. Pour Benoit Cœuré, la volonté de décaissement rapide comporte un risque de ne pas maximiser l’efficacité en termes de transformation écologique ou industrielle. Si le président du comité salue l’esprit « constructif » du comité d’évaluation, il appelle à la prudence avant de tirer des conclusions claires sur les premiers résultats « L’objectif de ce plan était de retrouver le niveau d’activité d’avant-crise à la mi-2022, or nous y serons dès la fin 2021. (…) Des travaux plus structurés seront lancés sur les prêts participatifs, sur la baisse des impôts de production, (…) ou encore sur la décarbonation de l’industrie. Les premiers résultats arriveront fin 2022, début 2023 ».

    L’Opinion du 26 octobre

Environnement
  • Environnement
    L’hydrogène vert, un cap d’avenir propice aux stratégies d’alliance
    Les Echos consacrent un reportage spécial à l’hydrogène vert. Pour le quotidien, les stratégies d'alliance ont le vent en poupe, permettant aux industriels de mutualiser les coûts en misant sur la coopération. Celles-ci ont accéléré avec le lancement du plus grand fonds d'investissement mondial dédié aux infrastructures d'hydrogène décarboné. Pour concilier croissance et transition énergétique dans l'hydrogène décarboné, Air Liquide, TotalEnergies et Vinci Concessions viennent de créer ce fonds avec l'appui de partenaires internationaux, avec l'objectif de le doter de 1,5 Md€. « Ce fonds vise à accélérer la croissance de l'écosystème d'hydrogène en investissant dans de grands projets stratégiques et en bénéficiant de l'alliance entre acteurs industriels et financiers », indique Nicolas Notebaert, directeur général de Vinci Concessions et président de Vinci Airports. C'est dans cette logique qu'Air Liquide compte investir plus de 8 Md€ dans l'hydrogène décarboné d'ici à 2035 en cherchant des leviers de projets avec d'autres investisseurs. Les grands groupes multiplient aussi les partenariats dans des projets à plus petite échelle, notamment en France et en Europe. Air Liquide et l'allemand Siemens Energy unissent ainsi leurs expertises technologiques pour développer des électrolyseurs de grande capacité et produire de l'hydrogène de façon durable ; l’équipementier automobile Faurecia va collaborer avec Air Liquide pour concevoir et produire des réservoirs d'hydrogène liquide embarqués destinés aux futurs camions à hydrogène, tandis que dans le développement d'écosystèmes d'hydrogène, TotalEnergies s'associe à Air Liquide pour décarboner sa plateforme industrielle en Normandie en développant la production d'hydrogène bas carbone.

    Les Echos du 27 octobre