Synthèse de presse

Espace
  • Espace
    Pollution de l'espace : un appel international pour juguler la prolifération des débris
    La pollution spatiale inquiète désormais un grand nombre d'acteurs publics et privé. À l'occasion du Forum de Paris sur la Paix, plusieurs opérateurs spatiaux dont le CNES, Arianespace, et Eutelsat ont signé l'initiative « Net Zero Space », demandant que soient établies d'urgence des règles afin de ne pas polluer l'orbite basse avec davantage de débris et de permettre son utilisation durable. Le sujet commence à alerter largement, alors que le nombre de satellites se multiplie. Les signataires appellent ainsi à prendre « des mesures concrètes pour relever le défi urgent de la réduction de la pollution de l'environnement orbital de la Terre », afin de garantir « une utilisation durable de l'espace extra-atmosphérique d'ici à 2030 ». Aujourd'hui, quelque 10 000 tonnes de débris circulent autour de la Terre, risquant de menacer les activités spatiales et d'endommager les satellites en activité. En l'absence de régulation, le risque est d'arriver à une saturation de l'orbite basse terrestre et à un espace inutilisable. « Si les activités spatiales continuent à se développer à ce rythme sans actions claires, l'humanité risque d'obstruer définitivement la voie de l'ultime frontière », alertent les signataires.

    Les Echos du 14 novembre

Industrie
  • Industrie
    Airbus décroche un mégacontrat de 255 avions au salon aéronautique de Dubaï
    Le premier jour du Dubai Airshow, plus grand salon aéronautique du Moyen-Orient, a été marqué par la signature d’un contrat de 255 Airbus de type A321neo avec Indigo Partners, une société américaine de capital-investissement spécialisée dans la création et le développement de compagnies aériennes ultra low-cost. Cette commande est particulièrement notable dans le contexte actuel de morosité aérienne, alors qu’en septembre, le trafic aérien mondial accusait une baisse de 53% par rapport à son niveau de septembre 2019. « Nous voulons être positionnés tôt pour la reprise », expliquait Bill Franke, le co-fondateur d’Indigo Partners et associé, juste avant la signature officielle. Produits pour la majorité d’entre eux aux États-Unis, ces 255 appareils seront livrés « dans la seconde moitié de la décennie ». Le montant total de la transaction n’a pas été dévoilé. Interrogé sur les raisons du choix d’Airbus au détriment de Boeing, le patron d’Indigo Partners expliquait : « Airbus a été très flexible sur nos demandes. Ils en voulaient. Ils voulaient vraiment emporter le contrat ». Pour Guillaume Faury, président exécutif d’Airbus, une telle vente illustre la volonté du transport aérien de se projeter à nouveau après deux ans d'une crise sans précédent : « Nous voyons à travers cette commande que les compagnies aériennes aussi commencent à regarder l'horizon et à se préparer à une situation post-crise d'une façon de plus en plus claire et homogène. Nous sommes encore dans la crise, mais nous sommes en train d'en émerger : beaucoup d'acteurs préparent l'avenir et nous aussi ». S’il salue les progrès réalisés par le secteur aéronautique, le dirigeant d'Airbus et président du GIFAS reste prudent : « Globalement, les chiffres traduisent une reprise de l'économie mondiale et du trafic aérien. Nous sommes en train de sortir progressivement de la crise. Mais lorsque nous disons cela, c'est que nous quittons le point bas et que nous remontons progressivement ». Avec cette méga commande, Airbus allonge l’avance qu’il avait déjà sur son rival Boeing. Fin octobre 2021, le carnet de commandes à livrer d’Airbus s’élevait à 6 850 appareils contre 5 038 pour Boeing.

    Ensemble de la presse du 14 novembre
  • Industrie
    Le secteur aéronautique tire les premières leçons de la crise au salon de Dubaï
    Le salon aéronautique de Dubai, qui a ouvert ses portes ce dimanche jusqu'au 18 novembre, entend marquer le début du monde de l'après-crise. Si la crise de la Covid-19 a fait perdre deux ans de croissance au transport aérien mondial, le trafic pourrait retrouver son niveau de 2019 dès 2023. Et sur le long terme, le transport aérien pourrait toujours tabler sur un rythme de croissance d'environ 4% par an, ce qui permettrait au trafic aérien mondial de dépasser les 8 Md de passagers vers 2040. Outre cette reprise du trafic, un mouvement de renouvellement des flottes semble s’être déclenché, porté par les appels de plus en plus pressants à davantage de sobriété énergétique : « Cette volonté de renouvellement était jusqu'à présent guidée par le prix du carburant, mais les préoccupations environnementales s'y sont ajoutées », explique Christian Scherer, directeur commercial d’Airbus. « Aujourd'hui, seulement 13% de la flotte mondiale est constituée d'avions de nouvelle génération, qui permettent de réduire la consommation de carburant de 25% », souligne-t-il. Ce souci accru d'efficacité explique également une autre nouveauté : la montée en puissance du segment de marché des avions milieu de gamme, à cheval entre les moyen-courriers et les long-courriers. Enfin, autre enseignement majeur de cette crise, le fret aérien a pris une importance nouvelle.

    Les Echos du 14 novembre
  • Industrie
    Rafaut Group et EXPAL signent un accord de partenariat
    A l’occasion du salon international de la défense et de la sécurité (FEINDEF) qui s’est déroulé à Madrid (Espagne) du 3 au 5 novembre 2021, la société espagnole EXPAL et le groupe français Rafaut Group ont signé un accord portant sur une approche marketing commune pour certains marchés internationaux, sur une gamme de produits de systèmes d’emport et de solutions de mission aérienne. Ce partenariat industriel, jugé majeur pour les deux sociétés, leur permettra d’étendre leur domaine d’expertise sur différentes plateformes telles que les avions Rafale et Eurofighter. Les sociétés entendent agir en tant que partenaire commercial pour les produits et services dans d’autres projets destinés à leur Etats respectifs (DGA en France et DGAM en Espagne). Les deux entreprises souhaitent en particulier intensifier leur collaboration pour le programme FCAS (Future Combat Air System) qui s’annonce structurant pour l’industrie aéronautique européenne dans les prochaines décennies.

    Defensa du 8 novembre

Défense
  • Défense
    Les planeurs hypersoniques, nouveau danger planétaire
    La Chine a récemment procédé à des essais de nouveaux missiles ultrarapides, les planeurs hypersoniques. Embarqué à bord d’un missile balistique, le planeur a la particularité d’être libéré au niveau de l’atmosphère et de s’y maintenir ; profitant de la courbure de la Terre, il est ainsi détectable beaucoup plus tard qu’un missile balistique, et peut ajuster sa trajectoire pour viser sa cible plus précisément. La Russie en possède déjà, tandis que les Etats-Unis y travailleraient activement, de même que la France, qui miserait sur l’hypersonique pour moderniser sa force de dissuasion nucléaire. De l’avis de Benjamin Hautecouverture, chercheur à la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS), « pour que leur développement ne risque pas d’altérer la stabilité stratégique entre puissances, il faudrait le lancement d’un dialogue portant sur leur déploiement et leur utilisation. Mais les tensions sont trop fortes entre les Etats-Unis, la Chine et la Russie pour que débute un tel échange ».

    L’Express du 10 novembre

Environnement
  • Environnement
    Airbus mise sur des avions plus vertueux sur le plan énergétique
    Pour certains industriels, le secteur de l’aviation est bel et bien engagé sur la voie de la décarbonation. Ainsi pour Airbus, le recours aux carburants d’aviation durable constitue en effet le prochain levier pour répondre à l’urgence climatique. Christian Scherer, directeur commercial et Responsable d'Airbus International, explique : « La substitution est le principal moteur de la décarbonisation actuelle. Le monde attend des vols plus durables, ce qui, à court terme, sera rendu possible par l'introduction d'avions modernes. L'utilisation de Carburant Durable d'Aviation (CDA) dans ces nouveaux avions efficaces est la prochaine grande étape ». Surtout, comme à chaque crise que traverse le secteur, le renouvellement des flottes s’accélère. Les compagnies aériennes sont soucieuses de se défaire de leurs plus vieux appareils, plus gourmands en kérosène et plus chers à entretenir. Les 39 000 nouveaux avions estimés par Airbus comprennent ainsi 15 250 appareils de remplacement. L’avionneur mise aussi plus que jamais sur le fret, autre facteur expliquant son optimisme apparent : poussé par l’e-commerce, ce segment pourrait connaître une croissance annuelle de 4,7% pour sa partie express (75% du marché) et de 2,7% pour le cargo.

    L’Usine nouvelle du 13 novembre et le Figaro du 15 novembre
  • Environnement
    La COP26 s’est achevée sur des engagements en demi-teinte
    A l’issue de la conférence de la COP26, qui s’est achevée samedi 13 novembre à Glasgow, les résultats restaient en-deçà des espoirs suscités par cette mobilisation internationale face à la crise climatique. Certes, plus de 150 pays sur 196 ont déposé de nouveaux engagements climatiques (NDC) pour 2030 et plus de 80 Etats (représentant ¾ des émissions mondiales) ont promis la neutralité carbone pour le milieu du siècle. Mais pour Inger Andersen, directrice du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), ces engagements demeurent très insuffisants pour infléchir la tendance du début du siècle. Le PNUE prédit toujours un réchauffement de 2,7°C à la fin du siècle par rapport à l’ère préindustrielle (avec une probabilité de 66%), en se basant sur les nouvelles NDC. Il y a du progrès, puisque les évaluations basées sur les précédents plans climatiques tablaient plutôt sur une hausse de 3,2°C. Cette amélioration est essentiellement due à un relèvement de l’ambition de l’Union européenne, des Etats-Unis et de la Chine. Mais les nouveaux plans, pris de manière volontaire par les Etats, entraîneront, s’ils sont tenus, une hausse de 14% des émissions d’ici à 2030 par rapport à 2010, alors qu’il faudrait les réduire de 45% pour espérer limiter le réchauffement à 1,5°C.

    Ensemble de la presse du 14 novembre
  • Environnement
    Air Caraïbes et French Bee deviennent les premières compagnies aériennes certifiées « Green Pilot »
    Air Caraïbes et French Bee ont annoncé à l’occasion de la COP26 qu’elles devenaient les premières compagnies aériennes au monde à être certifiées « Green Pilot ». Ce nouveau label reconnaît les compagnies aériennes qui ont développé un programme robuste de réduction des émissions de carbone dans leurs opérations. Créée pour répondre à la demande croissante des dirigeants des compagnies aériennes d’évaluer, soutenir et améliorer leur programme d’efficacité énergétique, la certification Green Pilot vise à évaluer la qualité de la politique verte mise en œuvre au sein des opérations aériennes d’une compagnie et l’engagement des employés dans cette stratégie. « Nous sommes vraiment ravis d’être les premières compagnies aériennes labellisées. Il s’agit d’une nouvelle étape importante pour Air Caraïbes et French Bee, car nous nous efforçons de répondre à des normes toujours plus élevées en termes d’excellence verte, et nous voulions accroître la sensibilisation au sein de notre organisation » a déclaré Marc Rochet, Directeur Général d’Air Caraïbes et Président de French Bee. Green Pilot est une communauté se définissant comme « le premier mouvement d’action collective pour l’aviation durable », responsable du premier défi de « éco-piloting » dans le monde.

    Aeromorning du 12 novembre

international
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    Le contrat de Dassault Aviation signé en mai 2021 avec l’Egypte entre en vigueur
    Lundi 15 novembre, Dassault Aviation a fait part de l'entrée en vigueur du contrat portant sur l'acquisition par l'Égypte de 30 Rafale supplémentaires pour équiper son armée de l'Air. Annoncé le 4 mai dernier, ce contrat vient compléter la première acquisition de 24 Rafale, signée en 2015, et portera à 54 le nombre de Rafale opérés par l’armée de l’Air Égyptienne. Ce contrat renforce encore les liens entre l’Egypte et Dassault Aviation depuis près de cinquante ans. « Dans un contexte géopolitique exigeant, l’Égypte a choisi le Rafale pour assurer, en toute souveraineté, son rôle d’acteur incontournable de l’échiquier régional et international », a déclaré Eric Trappier, Président-Directeur général de Dassault Aviation.

    Boursorama du 15 novembre