Synthèse de presse

Industrie
  • Industrie
    Le GIFAS plaide pour un plan de relance pour l’aéronautique et l’ensemble de la supply chain
    Lors d’une interview accordée ce matin à Radio Classique, Eric Trappier, président du GIFAS et PDG de Dassault Aviation, a souligné que «depuis plus de 100 ans, dans l’écosystème de la filière aéronautique française, le GIFAS réunit les grands donneurs d’ordre et l’ensemble de la chaîne de sous-traitance». Faisant observer que «la supply-chain, répartie sur tout le territoire français, représente un enjeu très important pour le pays d’un point de vue économique», M. Trappier a expliqué que, face à la nécessité d’un plan pour la sauvegarder, «nous nous sommes structurés au sein du GIFAS, avec une équipe faite de représentants de cette sous-traitance et de représentants des donneurs d’ordre, qui est en contact permanent avec les services de l’État, en particulier du ministère de l’Economie et des Finances, pour analyser où sont les difficultés et comment on va pouvoir les traiter».

    Radio Classique du 11 mai
  • Industrie
    Airbus : nouvelle commande dans un contexte de crise
    Airbus a annoncé jeudi 7 mai avoir enregistré une commande de neuf avions A320 et A321 et avoir livré 14 appareils en avril. Les neuf appareils ont été commandés par le loueur Avolon, basé en Irlande, qui a par ailleurs annoncé en avril l'annulation d'une commande de quatre long-courriers A330 et de 75 Boeing 737 MAX. Cette commande porte à 299 depuis le début de l'année les commandes nettes d'avions à Airbus, qui a par ailleurs enregistré 66 annulations depuis janvier (mais aucune en avril). Au 30 avril, le carnet de commandes de l'avionneur était de 7 645 appareils, dont 6 217 de la famille A320, relève Le Figaro.

    Ensemble de la presse du 11 mai
  • Industrie
    Bercy élargit les bénéficiaires des prêts garantis par l’État
    Dans un nouvel arrêté du 7 mai, le ministère de l’Economie et des Finances élargit et clarifie les critères des entreprises éligibles aux financements aidés. Les entreprises entrées en procédures collectives (en sauvegarde, redressement et liquidation) depuis le 1er janvier, qui pouvaient être exclues d'après le texte en vigueur, sont désormais pleinement éligibles. De même, toutes celles qui bénéficient d'un plan de reprise (qu'elles soient en sauvegarde ou en redressement), y compris avant cette date. Les plateformes de financement participatif et certaines sociétés civiles immobilières spécifiques font aussi leur entrée dans le dispositif.

    Les Echos du 11 mai

international
  • international
    «Nous aurons besoin d'un plan de relance massif européen, d'un minimum de 1 000 milliards d'euros», pour Bruno Le Maire
    Invité sur BFM TV, le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a expliqué que concernant l'action du gouvernement, «la première étape était de protéger l'économie française. La deuxième est celle où l'on doit soutenir certaines entreprises et secteurs. Le troisième temps sera celui de la relance». Il a également déclaré : «nous aurons besoin d'un plan de relance massif européen, d'un minimum de 1 000 milliards d'euros».

    Les Echos du 11 mai
  • international
    Recapitalisations d’entreprises en difficulté : l'UE fixe les conditions
    Dans une décision publiée vendredi, la Commission européenne autorise jusqu’à juin 2021 les recapitalisations par les États des entreprises en difficulté du fait de la crise du coronavirus. La Commission pose toutefois des conditions : les États devront s’assurer de la «nécessité», du «caractère approprié» et de la «taille de l’intervention». «Les aides à la recapitalisation ne devraient être octroyées que si aucune autre solution appropriée n’est disponible», prévient Bruxelles. Par ailleurs, les versements de dividendes et opérations de rachats d’actions seront interdits «jusqu’à la sortie complète de l’État du capital». En outre, tant qu’au moins 75% du montant de la recapitalisation ne sera pas remboursé, les membres de la direction des entreprises concernées ne pourront prétendre à des bonus et verront leur rémunération «strictement» limitée. Enfin, ces entreprises bénéficiaires devront notifier un plan de restructuration à la Commission si la sortie du capital de l’État est incertaine au bout d’un certain temps: six ans après l’octroi des fonds pour les sociétés cotées, sept ans pour les autres.

    Le Figaro et Ensemble de la presse du 11 mai

Défense
  • Défense
    La ministre des Armées en visite chez MBDA
    La ministre des Armées, Florence Parly, a visité mercredi 6 mai le siège de MBDA au Plessis-Robinson et a rencontré les personnels de l’entreprise, «pour leur témoigner sa gratitude pour leur mobilisation au service de la France et de ses forces armées», précise le groupe dans un communiqué. Mme Parly s’est entretenue avec Éric Béranger, CEO de MBDA, sur la situation de l’entreprise et de la «Filière Missiles» qui rassemble les quelque 1200 entreprises qui travaillent pour MBDA en France et dont certaines sont très fragilisées par la crise économique qui se développe. Ils ont également évoqué «les commandes de missiles des forces armées prévues par la loi de programmation militaire», et Éric Béranger «a rappelé la contribution de MBDA à l’autonomie stratégique, dont l’importance est et restera liée à la performance de ses missiles. Afin de maintenir les compétences de MBDA qui sont uniques en Europe, il a souligné la nécessité de continuer d’investir dans l’innovation pour ne pas exposer la Nation à un risque de déclassement stratégique et il a rappelé que les nombreuses coopérations que MBDA entretient en Europe sur ses produits les plus en pointe (Aster, Meteor, SCALP/Storm Shadow) permettent à la France de disposer de capacités militaires exceptionnelles», détaille MBDA.

    Air & Cosmos du 11 mai
  • Défense
    Cyberdéfense : la France, «nation la plus forte dans l’Union européenne»
    Le général de division aérienne Didier Tisseyre, commandant de la cyberdéfense, s’exprime dans La Tribune. Il estime que la France est «la nation la plus forte dans l'Union européenne» dans le domaine de la cyberdéfense. Il relève notamment que la France a su rester souveraine sur le plan du chiffrement : «ce sont des chiffreurs français, avec des composants français, toute une procédure française», note-t-il. La France s'est dotée d'une doctrine de lutte informatique offensive à des fins militaires. Pour le général, «celui qui maîtrisera le cyberespace aura un avantage, non seulement pour se protéger, mais aussi pour assurer sa supériorité opérationnelle». Une supériorité opérationnelle qui peut être remise en question avec les nouvelles technologies comme l'intelligence artificielle : «nous avons bien conscience des enjeux et travaillons énormément dans le domaine des IA», assure le général Tisseyre.

    La Tribune du 11 mai

Espace
  • Espace
    «Nous avons besoin d’une mobilisation publique» pour la filière spatiale, alerte Stéphane Israël
    Stéphane Israël, Président exécutif d’Arianespace, souligne, selon des propos rapportés par Le Monde, que «les impacts» de la crise liée au coronavirus sur les industries de la filière spatiale «sont sérieux à court et moyen terme», et appelle à une «mobilisation publique pour soutenir ce secteur stratégique et localisé». Après huit semaines d’arrêt, l’activité va reprendre sur la base spatiale guyanaise autour du pas de tir du lanceur Vega, dont le lancement, initialement programmé le 23 mars, est désormais prévu mi-juin. «La question d’une constellation européenne de satellites en orbite basse se pose plus que jamais», estime notamment le dirigeant. «La pandémie a montré à quel point nous avions besoin de plus de connectivité et de résilience, que ce soit pour les besoins souverains ou pour couvrir les zones mal desservies. Les infrastructures terrestres ne peuvent pas être la seule solution», prévient M. Israël, pour qui «la fragilité d’une partie du marché commercial oblige à renforcer les projets institutionnels émanant de gouvernements ou de l’Europe». «Dans un monde où les déplacements physiques deviennent plus difficiles, la rivalité entre les grandes puissances dans l’espace ne peut que s’intensifier», conclut-il.

    Le Monde du 8 mai
  • Espace
    Airbus Defence and Space : entretien avec Dirk Hoke
    Dirk Hoke, CEO d’Airbus Defence and Space, également président du BDLI, l’équivalent du GIFAS en Allemagne, accorde un entretien au magazine Air & Cosmos, dans lequel il détaille ses priorités et les futurs chantiers de la filière aérospatiale allemande. «L’une des plus grandes forces de notre industrie est sa capacité à coopérer avec succès avec les nations partenaires. Cet esprit de coopération a donné naissance à l’Eurofighter, au Tornado et à l’A400M du côté des avions militaires ou à Ariane et Galileo pour l’espace», souligne-t-il notamment. «Le SCAF et EuroMale sont des projets extrêmement importants, car ils sont conçus pour garantir la souveraineté de l’Europe à l’avenir, tout en favorisant les hautes technologies et en soutenant les compétences et les emplois clés en Europe», relève M. Hoke.

    Air & Cosmos du 8 mai
  • Espace
    Mesures sanitaires : focus sur la réorganisation de l’usine d’ArianeGroup aux Mureaux
    Challenges consacre un article détaillé à l'usine d’ArianeGroup aux Mureaux (Yvelines), site ultra-stratégique pour Ariane 6 et les missiles de la dissuasion française, qui s'est réorganisé de fond en comble pour poursuivre son activité pendant le confinement. L'atelier n'a fermé que quelques jours après le 18 mars, et tourne depuis début avril à 90% de son effectif. Le site de 2 800 salariés accueille à la fois les halls d'assemblage des étages principaux des fusées Ariane 5 et Ariane 6, la fabrication de pièces de lanceurs et de missiles M51, mais aussi les bureaux d'études des lanceurs et missiles. «Pour nous, la fermeture totale n'était pas une option», déclare André-Hubert Roussel, Président exécutif d'ArianeGroup, «il n'est pas imaginable d'arrêter les activités liées à la dissuasion. Et l'accès à l'espace avec les lanceurs Ariane est également au cœur de la souveraineté française et européenne». Les Mureaux n'est pas le seul site à avoir maintenu sa production. En France, selon la CFDT du groupe, 73% des effectifs étaient au travail au 23 avril, soit 5050 salariés sur les 7 000 que compte le groupe dans la région bordelaise, dont 3 400 sur site. En Allemagne, les quatre usines du groupe tournent à 90% de leurs capacités. De nombreuses mesures de sécurité ont été mises en place aux Mureaux ; le «hall innovation» du site a ainsi été mis à contribution, avec des imprimantes 3D qui servent notamment à imprimer des petits crochets de couleur qui permettent aux salariés d'ouvrir les portes ou d'appuyer sur les boutons d'ascenseur. Elles fabriquent aussi les supports des visières de protection qui équipent certains salariés du groupe. Une partie de la production est donnée aux hôpitaux et services de secours de la région. Le déconfinement du 11 mai ne devrait pas marquer une rupture dans l'organisation du site des Mureaux, qui va continuer de monter en puissance progressivement. Il marquera en revanche un redémarrage progressif des activités les plus dangereuses sur les autres sites, qui avaient été mises en sommeil pour raisons de sécurité : le site chimique de Toulouse, les activités de chargement de poudre à Saint-Médard-en-Jalles (Gironde), les fours à très haute température au Haillan (Gironde) ou les tests hydrogène sur le site de Vernon (Eure).

    Challenges du 5 mai

Innovation
  • Innovation
    Thales va établir un centre de compétence numérique dans les zones franches du Qatar
    L'Autorité des zones franches du Qatar (QFZA) et Thales ont signé un accord de coopération visant à établir un centre de compétences numériques dans les zones franches du Qatar. Le centre sera «une plaque tournante pour le développement de logiciels et facilitera les projets de grande ampleur comme les événements et les solutions de sécurité, jouant ainsi un rôle clé dans l’écosystème technologique en pleine croissance des zones franches du Qatar», précise Thales dans un communiqué.

    ZoneBourse.com et Capital.fr du 11 mai

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Air France va contrôler la température de ses passagers à l'embarquement
    A compter de ce lundi, afin de garantir le meilleur niveau de sécurité sanitaire, Air France «déploiera progressivement un dispositif de contrôle de température au départ de l'ensemble de ses vols. Cette vérification systématique sera assurée au moyen de thermomètres infrarouges sans contact», déclare Air France dans un communiqué. Une température inférieure à 38°C sera requise pour pouvoir voyager. Les clients présentant une température supérieure à 38°C pourront se voir refuser l'embarquement et « leur réservation sera modifiée sans frais pour un départ ultérieur». Air France rappelle également qu’à partir du 11 mai, le port du masque sera également rendu obligatoire sur l'ensemble de ses vols, en application de la consigne française de port du masque obligatoire dans les transports.

    Ensemble de la presse du 11 mai
  • Aviation Commerciale
    Lufthansa annonce négocier avec l’État allemand en vue d’une nationalisation partielle
    Lufthansa a annoncé jeudi négocier avec l'Etat allemand en vue d'une nationalisation partielle, afin d'éviter la faillite face à l'impact du nouveau coronavirus. Un prêt garanti par Berlin et «une entrée de l'Etat au capital de l'entreprise» allant jusqu'à 25% et une action, c'est-à-dire une minorité de blocage, figurent parmi les actions discutées.

    Ensemble de la presse du 11 mai
  • Aviation Commerciale
    Le secrétaire d’Etat aux transports estime que la distanciation sociale n’est «pas praticable» à bord des avions
    Interrogé le 10 mai 2020 devant le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, le secrétaire d’Etat Jean-Baptiste Djebbari a confirmé que la distanciation physique ne sera pas appliquée à bord des avions. Il a expliqué avoir demandé à Air France «d’avoir le taux de remplissage le plus maîtrisé possible», et qu’à ce jour il est «de l’ordre de 45 à 50%». Il est «évident» pour le secrétaire d’Etat que ce coefficient d’occupation des avions «est praticable tant que nous sommes en phase d’activité très réduite», mais à plus grande échelle, ce n’est «pas praticable» principalement pour des raisons financières : le modèle économique des compagnies aériennes «débute avec un taux de remplissage à 75%». Il a cependant indiqué vouloir «chercher là-dessus une coordination avec les pays européens». Le secrétaire d’Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari a par ailleurs estimé possible la réouverture de l’aéroport de Paris-Orly le 26 juin, comme l’avaient demandé neuf compagnies aériennes, indiquant que cela ne pourrait être envisageable que sous conditions, dont l’amélioration de la situation de la pandémie de Covid-19 et la coordination à l’échelle régionale des mesures sanitaires.

    Air Journal du 11 mai