Synthèse de presse

Industrie
  • Industrie
    Éric Trappier : « La France doit être fière de son industrie »
    Alors que le président-directeur général de Dassault Aviation a pris jeudi 15 avril la présidence de l’Union des industries et métiers de la métallurgie, il a accordé vendredi 16 avril un entretien au Figaro. Il estime que la désindustrialisation du pays n’est pas inéluctable « à condition de fabriquer des produits de haute valeur. On ne sera jamais compétitif sur le low-cost ! L’innovation est donc un énorme enjeu. Elle est forte en France, mais encore faut-il la préserver, en maintenant le CIR (crédit d’impôt recherche), les fonds pour la recherche. Il s’agit aussi de concevoir et de fabriquer de manière moderne, par le numérique : les entreprises, grandes et petites, doivent basculer dans l’industrie 4.0. Il est à mes yeux nécessaire de soutenir leurs investissements pour les inciter à passer ce cap. L’UIMM réfléchit à proposer un dispositif de baisse d’impôt en cas d’investissement dans l’outil de production. L’autre défi, c’est l’environnement. Pour réussir cette transition écologique, il faut là encore de l’innovation - et très certainement aussi du nucléaire, tant la demande d’électricité va monter ». En matière de fiscalité, « la baisse de l’impôt de production doit se poursuivre. C’est une priorité. Nos charges sociales sont également élevées et la question du temps de travail est un vrai sujet. Produire aux États-Unis coûte 30 % moins cher qu’en France, en raison du nombre supérieur de jours et d’heures travaillés, de la faiblesse des charges sociales et de l’absence d’impôts de production ». Enfin, Eric Trappier souhaite faire de l’industrie une grande cause nationale : « nous devons communiquer vers le grand public, ouvrir nos usines, afficher notre modernité pour attirer les jeunes, du compagnon à l’ingénieur. Nous devons travailler avec l’Éducation nationale pour que l’orientation ne flèche plus l’échec vers l’industrie. ».

    Le Figaro, 16 et 17 avril
  • Industrie
    Recrudescence des attaques par rançongiciels en France
    On dénombre 397 saisines du parquet de Paris en 2020 en raison des cyberattaques par rançongiciel (ce logiciel malveillant qui chiffre l’ensemble des données d’une entreprise et qui exige une rançon en échange du mot de passe de déchiffrement), soit une hausse de 543 % par rapport à 2019. Selon CrowdStrike, la France est aujourd’hui le troisième pays le plus touché au monde, après l’Inde et l’Australie. Ce phénomène devrait s’amplifier car d’après Wavestone, 20 % des demandes de rançons reçues par les multinationales françaises sont réglées. « Aujourd’hui, la France est l’un des pays les plus attaqués en matière de ransomware. Pourquoi ? Parce que nous payons trop facilement les rançons ! », regrette Johanna Brousse, vice-procureur chargée des dossiers de cybersécurité au parquet de Paris, lors d’une audition au Sénat le 15 avril dernier. Enfin, selon Guillaume Poupard, directeur-général de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI), les assureurs ont recours à des négociateurs de rançons, des « intermédiaires un peu gris », à qui « il faut faire la chasse » car « ils font un business du paiement des rançons et vont se rémunérer par- fois sur leur capacité à négocier la baisse des rançons ».

    Les Echos, 18 avril
  • Industrie
    Souveraineté française : Thales à l’honneur
    Le cabinet de conseil en intelligence économique Vélite a évalué la contribution à la souveraineté des entreprises du CAC 40 et établit un classement. Thales est classée première, Safran deuxième. « Notre contribution à la stratégie de souveraineté s’appuie sur la recherche, la conception et la production. Ce triptyque est fondamental, il impose d’investir de manière constante dans les hautes technologies » commente Philippe Keryer, membre du comité exécutif et directeur général adjoint stratégie, recherche et technologie.

    Challenges, 15 avril
  • Industrie
    737 Max : le problème électrique serait plus important que prévu
    Selon le Wall Street Journal, le problème électrique potentiel affecte plus de parties du cockpit qu’initialement observé en raison « de l'utilisation d'un revêtement de peinture qui pourrait potentiellement perturber les voies de mise à la terre », qui dans un circuit électrique permet d'éviter une éventuelle surcharge lorsque l'appareil est mal isolé. L'avionneur américain avait demandé, le 9 avril à 16 compagnies exploitant des 737 Max, de ne plus les faire voler pour procéder aux vérifications nécessaires. Boeing a indiqué, vendredi 16 avril, à l'AFP être en train de collaborer avec ses clients sur de nouvelles consignes qui seront soumises à l'autorité américaine de l'aviation pour approbation afin de s'assurer que la mise à terre dans la cabine de pilotage des avions affectés est suffisante.

    Le Figaro, 17 avril

Environnement
  • Environnement
    Airbus lance le projet de démonstrateur technologique « Advanced Supraconducting and Cryogenic Experimental powertraiN Demonstrator » (Ascend)
    L’objectif de ce programme est d’évaluer l’impact des matériaux supraconducteurs et des températures cryogéniques sur les performances des systèmes de propulsion électrique d’un avion. « L'objectif que nous avons chez Airbus est d'explorer les solutions qui permettraient de rendre le transport aérien moins carboné. Il y a en conséquence deux gros enjeux au niveau de la propulsion, le premier se situe au niveau du stockage de l'énergie et un enjeu autour de la conversion de cette énergie en propulsion mécanique », commente Ludovic Ibanez, project leader sur Ascend chez Airbus.

    Air et Cosmos, 16 avril
  • Environnement
    Fin de l’examen du texte projet de loi Climat et résilience à l’Assemblée nationale
    Parmi l’ensemble des mesures, on signalera l’adoption du délit d’écocide. Les discussions se sont concentrées autour de la validité de ce terme. Le projet de loi crée dans les faits un délit de mise en danger de l’environnement et un délit général de pollution des eaux et de l’air (constitutif d’un délit d’écocide dans sa forme aggravée). En cas de dommage graves sur l’environnement (eau, air, sols) dont les effets pourraient se prolonger au-delà de 10 ans, les sanctions prévues vont jusqu’à 10 ans de prison et 4,5 millions d’euros d’amende.

    Ensemble de la presse, 18 avril

Emploi
  • Emploi
    Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) du sous-traitant aéronautique AAA
    Dans le cadre du PSE de AAA (Assistance aéronautique et spatiale), la décision du mardi 13 avril du tribunal administratif de Paris « n’impacte pas le PSE (résultant) d’un accord collectif co-construit avec les organisations syndicales majoritaires » rappelle la direction de l’entreprise. En conséquence, le « PSE est toujours actif et ses effets se poursuivent ». Ainsi, « les 719 suppressions de postes initialement prévues se sont traduites dans les faits par 292 départs contraints, diminuant ainsi de manière particulièrement significative l’impact sur l’emploi de sa restructuration. Les salariés dont l’emploi « n’a pu être sauvegardé et qui ont été licenciés continueront de bénéficier de l’ensemble des dispositifs d’accompagnement ainsi que des indemnités prévus au PSE ». La direction de l’entreprise demeure pleinement mobilisée pour permettre à AAA de « rebondir, de confirmer sa place comme partenaire des grands donneurs d’ordre aéronautiques et de dynamiser sa diversification ».

    Ensemble de la presse, 14 avril

Covid-19
  • Covid-19
    Pandémie : durcissement des restrictions aux frontières
    Face à l’inquiétude grandissante concernant les variants de la Covid-19, la France va instaurer une quarantaine obligatoire de dix jours pour les voyageurs en provenance du Brésil, d’Argentine, du Chili et d’Afrique du Sud, a annoncé samedi 17 avril un communiqué des services du Premier ministre. Cette mesure s’appliquera samedi 24 avril aux voyageurs venant de Guyane. En outre, selon le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian : « il faut se poser demain la question de l'Inde », qui « connaît une situation pandémique extrêmement grave » avec « des variants très dangereux ». Par ailleurs, à compter du 24 avril, les motifs et catégories de personnes autorisées à venir de ces seront restreints pour l'essentiel, aux seuls ressortissants nationaux, leurs conjoints et enfants, et aux ressortissants de l'Union européenne ou d'un pays tiers ayant leur résidence principale en France. Le dispositif de test avant l'embarquement sera également renforcé : un test PCR négatif de moins de 36 heures (au lieu de 72 heures), ou un PCR négatif de moins de 72 heures accompagné d'un test antigénique négatif de moins de 24 heures sont désormais nécessaires. Et la réalisation d'un test antigénique sera rendue « systématique à l'arrivée en France, avant de quitter l'aéroport », a précisé Matignon, menaçant de renforcer les amendes en cas de « non-respect de l'isolement ».

    Ensemble de la presse, 18 avril.
  • Covid-19
    Reprise du trafic aérien : le Président de la République, Emmanuel Macron, envisage d’ouvrir les frontières aux Américains vaccinés contre la Covid-19.
    Dans un entretien à CBS, le 18 avril 2021, le Président de la République Emmanuel Macron a annoncé pour le début du mois prochain une levée progressive des restrictions de voyage en France pour les Américains ayant reçu deux doses de vaccins. A l’arrivée dans les aéroports français, les ressortissants américains dument vaccinés ou ayant un test PCR négatif pourraient en outre se voir proposer le « certificat vert numérique » en cours de préparation par l’Union européenne, et dont la mise en place est espérée pour la mi-juin.

    Air-Journal, 19 avril

Défense
  • Défense
    L’US Air Force établit un record de portée en tirant un missile air-air à 200 kilomètres
    L’US Air Force (USAF) a établi un nouveau record de portée avec un missile air-air AIM-120D AMRAAM. Un F-15C (McDonnell Douglas) a abattu en vol un drone cible BQM-167 à une distance de plus de 200 kilomètres.

    Air et Cosmos, 16 avril

Espace
  • Espace
    L’hélicoptère Ingenuity doit effectuer son premier vol sur Mars lundi 19 avril
    Ce lundi 19 avril, peu après midi, heure de Paris, l’hélicoptère conçu par la Nasa doit effectuer son premier vol contrôlé, en s'élevant à 3 mètres de la surface de Mars pendant une trentaine de secondes. D’une hauteur d’à peine 50 centimètres, Ingenuity pèse 1,8 kg et atteint une envergure supérieure à 1 mètre grâce à une double série de pales en fibre de carbone, que son moteur peut faire tourner à 2 400 tours par minute. Il est alimenté par des batteries miniaturisées, rechargées par un panneau solaire placé au sommet de l'appareil. En cas de succès, Ingenuity devrait réaliser quatre autres vols dans un délai d'un mois, en augmentant progressivement la durée, la hauteur et la distance parcourue.

    Les Echos, 19 avril
  • Espace
    Accord entre Andøya Space et Isar Aerospace
    Isar Aerospace, la société de services de lancement de petits satellites (jusqu'à 1 000 kg de charge utile), a signé un accord avec Andøya Space, l'opérateur de la base de lancement norvégienne. Son lanceur Spectrum bénéficiera d’un accès exclusif à l'île Andøya pendant 20 ans, un emplacement idéal pour les orbites polaires et héliosynchrones. « Ce partenariat est une étape importante pour l'industrie européenne du New Space, car nous assisterons au lancement du premier satellite lancé par une startup européenne du sol européen. Nous pensons que ce n'est que le début d'une demande mondiale de capacités de lancement en Europe », a estimé le PDG d'Andøya Space, Odd Roger Enoksen. Isar Aerospace souhaiterait également utiliser le Central Spatial Guyanais et prévoit toujours au deuxième trimestre 2022 le premier vol de Spectrum

    La Tribune, 19 avril
  • Espace
    Mission lunaire de la NASA
    « La NASA a sélectionné Starship pour faire atterrir les premiers astronautes sur la surface lunaire depuis le programme Apollo ! Nous sommes honorés d'aider @NASAArtemis à inaugurer une nouvelle ère d'exploration spatiale humaine », a publié sur Twitter SpaceX. Il s’agit d’un contrat d’une valeur de 2,89 milliards de dollars. L’entreprise d’Elon Musk l’a emporté aux dépens de Blue Origin (associé à Lockheed Martin, Northrop Grumman et Draper), la société de Jeff Bezos, et Dynetics. « Si l'on franchit toutes les étapes, nous avons une chance pour 2024 », a affirmé Steve Jurczyk, administrateur par intérim de la Nasa.

    La Tribune et Les Echos, 16 avril