Synthèse de presse

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    Safran et GE Aviation en partenariat sur le moteur de demain pour décarboner le transport aérien
    Hier, lundi 14 juin, Safran et GE Aviation ont lancé le programme CFM RISE (Revolutionary Innovation for Sustainable Engines), un programme de maturation et de démonstration technologique visant à réduire de plus de 20% la consommation de carburant et les émissions de CO2 par rapport aux moteurs actuels de la génération LEAP. « Les liens entre Safran et GE Aviation n’ont jamais été aussi forts. Nous adhérons pleinement à l’impératif d’une aviation durable », souligne John Slattery, CEO de GE Aviation. L’objectif est de développer les briques technologiques applicables vers le milieu de la prochaine décennie améliorant l’aérodynamique et les performances acoustiques. Les deux entreprises ont également annoncé l’extension jusqu'en 2050 de leur partenariat à 50/50 né d'un premier accord en 1974 créant leur société commune à 50/50, CFM International. Au cœur de ce projet, un moteur avec une architecture non carénée et l’hybridation électrique permettront tant d’optimiser la consommation de carburant que l’efficacité propulsive. CFM International va également rendre plus compactes plusieurs parties du moteur et améliorer les performances thermiques. Enfin, ce nouveau type de moteur sera compatible avec un fonctionnement 100% avec du carburant SAF : « notre moteur ne cible pas un programme en particulier, il pourra fonctionner avec 100% de carburant alternatif, y compris l’hydrogène, a détaillé le Directeur Général de Safran, Olivier Andriès. L’option hydrogène est potentiellement compatible avec notre nouveau moteur ». « Le programme RISE comprendra plus de 300 prototypes de composants, modules et assemblage de moteurs complets. Il est prévu de réaliser des tests au sol d’un démonstrateur moteur sur les sites d’essais de GE et de Safran vers le milieu de la décennie, suivis de près par des essais en vol » précisent dans leur communiqué de presse commun Safran et General Electric. Olivier Andriès a toutefois rappelé que si « la motorisation demeure l’un des équipements les plus importants pour réduire l’empreinte carbone des avions commerciaux, leur architecture et les avancées aérodynamiques sur les appareils sont aussi des éléments qui contribueront grandement ».

    Ensemble de la presse, 14 et 15 juin
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    Airbus ouvre deux « Centres de Développement Zéro-Emission » pour fabriquer des réservoirs cryogéniques équipant l’avion ZEROe
    Airbus ouvre deux « Centres de Développement Zéro-Emission » (ZEDC) à Brême (Allemagne) et à Nantes (France) pour fabriquer des réservoirs métalliques à hydrogène à des coûts compétitifs. A terme, l’objectif est d’équiper l’avion ZEROe (zéro émission de carbone) et d’accélérer le développement des technologies de propulsion à l’hydrogène. « Le réservoir est un composant critique pour la sécurité (…) L’hydrogène est plus complexe à utiliser que le kérosène car il doit être stocké à -250 °C pour se liquéfier. La liquéfaction est nécessaire pour augmenter la densité. Pour l'aviation commerciale, le défi consiste à développer un composant capable de résister aux cycles thermiques et aux pressions répétées qu'exige une application aéronautique. Dans un premier temps, les réservoirs à hydrogène destinés à l’aviation commerciale seront métalliques. Une évolution vers des structures composites carbone est envisageable à plus long terme » précise le communiqué de presse. Les deux Centres de Développement Zéro-Emission seront opérationnels d'ici 2023 pour construire ses réservoirs LH2, le premier essai en vol étant prévu pour 2025. Le site de Nantes a été choisi en raison « de ses compétences approfondies en matière d’intégration de structures métalliques liées au caisson central de voilure ». Il « apportera sa maîtrise dans un large éventail de technologies métalliques et composites et d’intégration. Son expérience en co-design sur les entrées d’air de nacelles, les radômes et les ensembles structuraux complexes du fuselage central est un réel atout ». Il pourra s’appuyer sur les « compétences et (les) infrastructures du Technocentre de Nantes, soutenu par un écosystème local innovant tel que l’IRT Jules Verne ».

    L’Usine Nouvelle, Air-Journal, Le Figaro Bourse et Bourse Direct, le 14 juin
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    Thales au service de la digitalisation des aéroports
    Pour fluidifier le trafic, Thales a développé une palette de technologies numériques présenté sur son site de Meudon (Hauts-de-Seine) à toutes les étapes du parcours du voyageur. La première est liée à l’enregistrement et basée sur « des algorithmes d’intelligence artificielle, qui comparent la photo de la pièce d’identité avec celle prise lors du selfie », explique Sophie Frisch, responsable marketing de l’offre « vérification d'identité ». La deuxième consiste en un passeport sanitaire digital permettant « de garantir l'authenticité du certificat de vaccination ou du test PCR, souligne Kristel Teyras, responsable marketing de cette offre. La solution de Thales permet également de s'assurer que le titulaire est bien le patient auquel le certificat a été délivré ». La reconnaissance faciale permettra l’embarquement biométrique. « Le logiciel est si puissant qu’il reconnaît même un visage portant un masque », se félicite Philippe Faure, responsable de l’offre reconnaissance faciale. A l’arrivée, Thales propose une solution qui permet de vérifier l'identité du voyageur, à la fois via son passeport, la capture de ses empreintes digitales et son visage. « La solution s’appuie sur des logiciels optimisés pour un contrôle ultra-rapide de l’authenticité d’un document et une détection intelligente de toute tentative de fraude à l’identité », détaille Françoise Bergasse, responsable des solutions de contrôle aux frontières. Enfin, pour éviter les attroupements, Thales propose des solutions pour anticiper les flux et définir à l’avance les moyens humains et techniques les plus adéquats. « Si la pandémie mondiale a réduit durablement le trafic aérien, les mesures sanitaires généralisées devraient inciter les aéroports à s’équiper avec ces technologies dernier-cri », anticipe Youzec Kurp, vice-président de l'activité Identité et biométrie chez Thales.

    L’Usine Nouvelle, 14 juin

Compétitivité
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    La Banque de France relève sa prévision de croissance à 5,75% pour 2021
    La Banque de France se montre plus optimiste pour l’économie française. Dans ses nouvelles projections dévoilées hier, elle table désormais sur une croissance de 5,75% en 2021, contre 5,5% précédemment. En effet, l’activité devrait connaître un très fort rebond au second semestre. Le niveau d’activité pré-crise, soit celui de fin 2019, serait dépassé dès le premier trimestre 2022. L’économie française connaît « une forte reprise de l’investissement qui traduit la confiance des entrepreneurs » selon la banque centrale qui table également sur une inflation contenue. S’agissant du marché du travail, la banque centrale s’attend à des « créations nettes d’emplois assez significatives de 2021 à 2023 ». « Sur la route de la sortie de crise, l’économie française n’est pas encore à l’arrivée, mais accélère » a commenté hier le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau. En 2022, cette croissance serait de 4% puis de 2% en 2023. Le gouvernement, plus prudent, s’en tient pour l’heure à une prévision de croissance très prudente de 5% pour l’année en cours.

    Ensemble de la presse, 15 juin

Défense
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    Airbus Helicopters anticipe des commandes sur le segment militaire
    Avec les conséquences de la crise sanitaire les commandes militaires ont pallié l’effondrement des commandes civiles. En avril, le gouvernement français a notifié́ à Airbus Helicopters une commande anticipée de huit hélicoptères lourds, de type Caracal pour 300 millions d’euros. Il a également accéléré le développement et l’achat de drones aériens pour la Marine nationale. Mais les négociations principales sont autour du H160. L’appareil a vocation à remplacer une demi-douzaine de modèles anciens utilisés par les trois armées. Déjà certifié par l’Agence européenne de sécurité aérienne, le H160 attend sa certification américaine pour débuter les livraisons à ses clients. Pour les armées françaises, Airbus évoque désormais une conclusion possible « avant la fin 2021 » en vue de premières livraisons en 2026. « Comme les versions militaires seront livrées après nos modèles civils, elles bénéficieront du rodage et de toutes les opérations de dérisquage menées pour les versions civiles », explique Matthieu Louvot, Executive Vice-President Programs chez Airbus Helicopters en charge des programmes militaires. Au total, 169 appareils dont 80 pour l’armée de Terre, 40 pour l’armée de l’Air et de l’Espace, et 49 pour la Marine nationale doivent être livrés. La Marine nationale attend d’ailleurs la livraison d’un premier H160 civil en mai 2022. En dehors de la configuration civile de base, celui-ci disposera d’une boule Euroflir 410, un treuil, une capacité corde lisse, un bac d’égouttement, un interrogateur AIS, une « capacité jumelles de vision nocturnes », un goniomètre et un aménagement intérieur pour prendre en compte des patients. Le contrat final pour dix H160 au profit de la Gendarmerie nationale est toujours en négociation, et ne devrait pas se nouer avant la fin de l’année.

    Les Echos et Air & Cosmos, 15 juin

international
  • international
    Sommet de l’OTAN, le président des Etats-Unis, Joe Biden, insiste sur la cyberdéfense
    Alors que partout dans le monde, les cyberattaques s’intensifient et se complexifient, une nouvelle « politique » cyber devrait être présentée lors de ce premier sommet de l’ère Biden. Les contours ne sont pas connus et le sujet ne sera pas longuement détaillé dans le communiqué final. « La dissuasion et la défense restent la tâche numéro un de l’OTAN (...) mais l’alliance a aussi besoin d’unité́ face aux cyberactivités déstabilisantes et malveillantes », a déclaré le secrétaire à la défense américain, Lloyd Austin, le 1er juin, lors d’une réunion des ministres de la défense pour préparer le sommet. Les grands thèmes de la discussion seront le cyber, les relations avec la Chine et la Russie, selon le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg. Le cyber sera aussi l’un des quatre domaines de l’action future de l’organisation avec le terrestre, le naval et l’espace. « L’OTAN a fait beaucoup de progrès ces dernières années, mais il ne faut pas s’attendre à une révolution. En matière cyber, il y a des petits pas souvent sibyllins pour le grand public, mais très significatifs pour les connaisseurs », conclut Olivier Kempf, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique et directeur du cabinet La Vigie.

    Le Monde, 15 juin

Innovation
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    La fabrication additive se structure autour de Normandie AeroEspace et de DEMGY
    Avec le lancement de la marque FAN (Fabrication Additive Normandie), Normandie AeroEspace veut donner une impulsion à l’impression 3D, et recenser et regrouper tous les acteurs normands présents sur la chaîne de valeur. Parmi ceux-ci, l’entreprise spécialisée dans la fabrication 3D en série, des bio-composites mais aussi de la métallisation des plastiques et composites, DEMGY (anciennement Dedienne Multiplasturgy group, 620 salariés, 66 millions de chiffre d’affaires en 2019) est l’un des premiers industriels français à s’être équipé d’une machine de frittage laser EOS P 810 pour produire des pièces en matière EOS HT-23. Ceci lui permet de réaliser une production rapide et économique de pièces, en techno polymère hautes performances, directement à partir de données CAO (conception assistée par ordinateur) et sans besoin d'outillage. « Ces pièces offrent une grande résistance à faible poids et résistent à des températures très largement supérieures à 200°C. Elles peuvent également être métallisées pour apporter une continuité́ électrique ou servir de blindage électromagnétique », précise Pierre-Jean Leduc, PDG de DEMGY. La nouvelle organisation de la filière va permettre de développer et d'ouvrir d'autres plateformes technologiques afin de pouvoir déployer plus facilement les usages de la fabrication additive sur les autres procédés métalliques. Selon un rapport du cabinet d'étude SmarTech Analysis, la France se positionne quatrième sur le marché́ mondial de la fabrication additive derrière l'Allemagne, les Etats-Unis, et la Chine. Cette technologie de rupture affiche une croissance mondiale d'environ 20% par an.

    Le Journal des Entreprises, 1er juin