Synthèse de presse

Industrie
  • Industrie
    Comment Airbus et Air France relèvent les défis de la remise en service du transport aérien
    Alors que la reprise du trafic se confirme pour cet été, les équipes de maintenance et de support aux compagnies aériennes intensifient leurs efforts pour préparer les avions. « Environ 75% des avions de notre flotte sont en service aujourd'hui, même s'ils volent moins qu'avant la crise », fait savoir Claire Kauffmann, responsable des services de maintenance programmée au sein d’Airbus. Les circonstances exceptionnelles liées à la crise sanitaire ont pu engendrer des risques d'incidents supplémentaires : « Avec la fermeture des frontières, des avions se sont retrouvés cloués au sol pendant la mousson en Asie ou coincés en escale, sans nécessairement avoir ni le personnel ni les équipements pour pouvoir effectuer les tâches de maintenance requises », rappelle Claire Kauffmann. « Nous avons délivré des recommandations spécifiques auprès de nos opérateurs, comme par exemple l'installation des protections sur les sondes Pitot le plus rapidement possible, une fois à la mise en parking. Et si ces protections n'étaient pas disponibles sur le lieu de départ de l'avion pour des raisons d'approvisionnement, d'effectuer une purge du système avant la remise en service ». Air France indique qu’une fois l'avion livré prêt à voler, un vol de sécurité supplémentaire est réalisé avant sa remise en service ».Il s'agit d'un vol MCF, pour maintenance check flight. Nous faisons un vol de sortie de confinement sans passager pour vérifier que tous les systèmes fonctionnent correctement sur l'avion. C'est quelque chose qui n'est pas systématiquement demandé par les constructeurs mais que nous faisons pour avoir le plus haut niveau de sécurité », indique Philippe Lacroute, porte-parole des opérations aériennes d'Air France, commandant de bord sur Boeing 787. La formation des pilotes a quant à elle été renforcée pendant la crise sanitaire.

    La Tribune et L’Usine Nouvelle du 25 juin
  • Industrie
    Safran Aircraft Engine Services Brussels se renforce
    Safran Aircraft Engine Services Brussels, filiale de Safran Aircraft Engines, signe un partenariat à long terme avec Brussels Airport, pour la construction d’un bâtiment de nouvelle génération à Brucargo Nord, qui lui permettra de développer ses nouvelles activités de maintenance. Safran Aircraft Engine Services Brussels va désormais se spécialiser dans la maintenance des moteurs de dernière génération LEAP-1A et LEAP-1B, au sein du réseau mondial MRO de Safran Aircraft Engines. Ces activités « Line & Site Operations » permettent d’optimiser la disponibilité des moteurs et leur retour rapide en opérations.

    Aerobuzz et le Journal de l’Aviation du 25 juin
  • Industrie
    Clients de lancement pour l’eFlyer 800 de Bye Aerospace
    Bye Aerospace a annoncé que Jet It et JetClub, sociétés sœurs d’aviation d’affaires en propriété fractionnée en Amérique du Nord (Jet It) et en Europe (JetClub), ont signé un accord d’achat pour une flotte d’avions eFlyer 800. L’eFlyer 800, dernier projet lancé par Bye Aerospace, est un avion électrique capable de transporter 8 passagers, qui doit offrir une vitesse de croisière pouvant atteindre 320 nœuds et un rayon d’action de 500 nm. Bye Aerospace espère la certification FAA en 2025 pour l’appareil.

    Air & Cosmos du 24 juin
  • Industrie
    Airbus Helicopters teste une solution de JPB Système pour la maintenance
    Airbus Helicopters teste la solution Smart Washer de JPB Système, conçue pour améliorer l'efficacité de la maintenance, des réparations et des opérations. Cette solution permet de mesurer sans contact et sans fil la charge axiale des boulons. D’importants gains d'efficacité pourraient ainsi être obtenus, avec des réductions de temps considérables pour certaines inspections.

    Le Journal de l’Aviation du 25 juin
  • Industrie
    En Afrique du Sud, Air Liquide rachète le plus grand site de production d’oxygène au monde
    Le groupe Air Liquide a annoncé, jeudi 24 juin, avoir finalisé l’acquisition du « plus grand site de production d’oxygène au monde », en Afrique du Sud, pour environ 480 millions d’euros. Il s’agit de seize usines, des « unités de séparation des gaz de l’air » (ASU), situées à Secunda, qui appartenaient au groupe sud-africain Sasol. Leur capacité de production « est de 42 000 tonnes par jour », précise Air Liquide. « La finalisation de cette opération représente une étape clef de notre partenariat avec Sasol, avec qui nous collaborons depuis quarante ans. Notre objectif est de combiner efficacité opérationnelle et réduction des émissions de CO2 tout en contribuant significativement au développement de l’économie sud-africaine », a déclaré Benoît Potier, PDG d’Air Liquide. En adéquation « avec notre stratégie et avec notre engagement d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050, cette opération illustre notre volonté d’agir dès à présent en faveur du climat et des écosystèmes locaux », met-il en avant.

    Le Monde du 25 juin

Espace
  • Espace
    Spatial : comment la France et l'Europe vont renforcer leur souveraineté
    Josef Aschbacher, directeur général de l'Agence spatiale européenne (ESA), Philippe Baptiste, président du CNES, Hervé Derrey, PDG de Thales Alenia Space, Jean-Marc Nasr, président d'Airbus Space Systems et André-Hubert Roussel, président exécutif d'ArianeGroup, ont exposé lors du Paris Air Forum les ambitions de la France et de l'Europe dans le domaine spatial. « L'Europe mène dans de nombreux domaines (observation, navigation, sciences) mais nous sommes confrontés à une concurrence très agressive sur des domaines où nous étions leaders, comme les lanceurs ou les télécommunications », reconnaît Josef Aschbacher. Pour Philippe Baptiste, « il faut une volonté politique qui se traduise par des investissements et une appétence à l'innovation pour toujours se projeter en avant vers les ruptures technologiques qui définiront les marchés commerciaux de demain ». Jean-Marc Nasr insiste sur la nécessité d’une volonté politique forte et d’une gouvernance « aussi commune que possible » entre les partenaires. « La souveraineté a un coût, sur le temps long. La France a investi pendant 40 ans pour y parvenir », rappelle-t-il, se réjouissant de l’accord signé entre l'ESA et la nouvelle agence spatiale de la Commission européenne, l'EUSPA. Pour Hervé Derrey, la souveraineté européenne implique un accès aux technologies stratégiques, comme celles des semi-conducteurs, un soutien à la R&D (Recherche et Développement), et des grands programmes. « Nous n'avons pas à rougir en termes de compétence face aux Américains, nous l'avons prouvé en remportant des appels d'offres internationaux », fait-il valoir. Une plus grande implication des financements privés, aux côtés des budgets publics, est également nécessaire, si l'on veut rester compétitif, estime André Hubert Roussel, président exécutif d'ArianeGroup. La disponibilité et la compétitivité des lanceurs est cruciale pour tous les projets, d'où l'effort mis actuellement sur Ariane 6 et Vega C, pour qu'ils soient opérationnels au plus tôt, et sur les initiatives de nouvelles technologies, dont le moteur Prometheus, qui permettra de réduire les coûts et d'ouvrir la voie à la réutilisation.

    La Tribune du 25 juin
  • Espace
    Deux instruments français vont équiper un télescope spatial chinois dédié à l’étude de phénomènes associés à la mort des étoiles
    D’ici à la fin 2022, une fusée chinoise Longue Marche 2C décollera de la base de Xichang et emportera avec elle un télescope spatial équipé de deux instruments fabriqués au CNES, à Toulouse, en collaboration avec les partenaires scientifiques du CEA et du CNRS (Irap, APC, IJCLab). La mission, baptisée Svom (pour Space Variable Objects Monitor), étudiera les sursauts gamma, des explosions brèves, invisibles à l’œil nu. «Il s’agit de recueillir les informations envoyées par les toutes premières étoiles de l’Univers », explique François Gonzalez, chef du projet au CNES, à Toulouse. « On perçoit dans le ciel des sursauts gamma environ tous les trois jours. C’est une émission d’énergie extrêmement puissante qui intervient lors de la mort d’une étoile ou de la fusion de deux étoiles à neutrons ».

    Le Figaro du 25 juin
  • Espace
    Loft Orbital : lancement de deux satellites
    Ce vendredi 25 juin, un lanceur Falcon 9 de SpaceX doit décoller de la base de Cap Canaveral, en Floride, emportant 80 petits satellites à placer en orbite basse, dans le cadre de la mission « Transporter 2 », qui permet à différents opérateurs d’accéder à l’espace. Deux satellites de la startup franco-américaine Loft Orbital prennent part au vol. La société propose à ses clients de partager avec d’autres les capacités d’un satellite en les utilisant selon leurs besoins. « Nous fournissons l’infrastructure, nous nous occupons d’équiper les charges utiles des satellites, de les lancer et de les gérer », explique Antoine de Chassy, le cofondateur et PDG de Loft Orbital. Les deux premiers satellites ont été fabriqués, l’un, par LeoStella, une filiale américaine de Thales, l’autre, par Blue Canyon, propriété de Raytheon. Loft Orbital les a ensuite équipés.

    Le Monde du 25 juin

Défense
  • Défense
    Le chef du commandement militaire américain de l’Espace en visite à Paris
    Le chef du commandement militaire américain de l’Espace, le général James H. Dickinson, est à Paris depuis le 23 juin, afin d’échanger avec son homologue français, le général de division aérienne Michel Friedling, à la tête du commandement français de l’Espace, et avec la ministre des Armées, Florence Parly. Paris et Washington entendent accroître leur coopération, notamment en matière de sécurité dans l’espace, cherchant notamment à prévenir les comportements « irresponsables », souvent liés à l’espionnage, précise Le Monde. De plus la réunion biannuelle du Combined Space Operations (CspO) a eu lieu ce mercredi 23 juin ; il s’agit d’un forum multilatéral, organisé à distance, qu’a rejoint la France en 2020, où s’ébauchent les grandes décisions en matière de défense spatiale. Outre la France, le CSpO réunit l’Allemagne et les « Five Eyes » (Australie, Canada, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni, Etats-Unis).

    Le Monde du 25 juin
  • Défense
    MBDA : le missile CAMM-ER franchit une étape majeure
    MBDA a effectué avec succès un tir du missile de défense aérienne CAMM-ER contre une cible de manœuvre, « confirmant ainsi l'excellente capacité du système de la famille CAMM », précise le groupe. L'essai a eu lieu sur un champ de tir italien. Le CAMM-ER a été conçu pour remplacer la munition Aspide dans le Medium Advanced Air Defence System (MAADS) de l'armée de l'Air italienne et dans le système de défense aérienne GRIFO de l'armée italienne. Le CAMM-ER est le missile qui sera utilisé dans le système Albatros NG, qui offre une solution optimisée de défense aéronavale (NBAD) pour renforcer les capacités de défense des flottes navales, précise MBDA.

    Naval News du 25 juin
  • Défense
    Salon SOFINS : numéro spécial du magazine Air & Cosmos
    A l’occasion du cinquième salon des Forces spéciales, SOFINS, qui se tiendra la semaine prochaine en Gironde, Air & Cosmos publie un numéro spécial, préparé en collaboration, notamment, avec le Cercle de l’Arbalète, qui organise cet événement. Le numéro passe en revue les innovations à l’oeuvre dans le secteur défense, en particulier en matière de détection de menaces et de cybersécurité. Il comporte une interview de Benoît de Saint-Cernin et du lieutenant-colonel Vincent Rapp, fondateurs du Cercle de l’Arbalète, qui exposent les grandes tendances technologiques des exposants. « La dronique occupe le devant de la scène », relèvent-ils. Un encadré est consacré au groupe français Turgis & Gaillard, qui présentera « une nouvelle rupture technologique » avec son SSA-2001 « Kraken », une embarcation d’assaut optimisée pour les forces spéciales.

    Air & Cosmos du 25 juin

Environnement
  • Environnement
    Entretien avec Thierry Breton
    Le commissaire européen Thierry Breton, présent pour l'ouverture de la huitième édition du Paris Air Forum, accorde un entretien à La Tribune. Le dirigeant revient notamment sur l‘Alliance pour l'aviation zéro émission, qu’il entend lancer afin d’« envoyer un signal sur notre détermination européenne à virer en tête sur cette course technologique ». « Les démonstrateurs des avions électriques à hydrogène doivent devenir des succès commerciaux », remarque-t-il. Dans les domaines militaire et spatial, le dirigeant se félicite également du renforcement de la coopération européenne. « En ce qui concerne l'industrie aérienne militaire, nos capacités militaires aériennes sont indispensables. Notre souveraineté est essentielle. J'accueille avec satisfaction la volonté de plusieurs États membres de contribuer et de collaborer à l'avion de combat du futur », se réjouit-il. « On a un formidable savoir-faire il faut le préserver et la seule solution c'est la coopération au niveau européen. Le fonds européen de défense, doté de 8 milliards d'euros, c'est-à-dire une capacité d'investissements de 30 à 40 milliards d'euros, sera utilisé à bâtir de façon mutualisée des briques technologiques pour soutenir l'avion de combat », précise-t-il encore. « L'Europe est la deuxième puissance spatiale mondiale et nous avons bien l'intention de le rester. On a pour cela un budget qui est le plus important budget de l'histoire de l'Europe spatiale avec de plus de 15 milliards d'euros, en plus de celui de l'ESA, avec une ambition spatiale claire », se félicite le dirigeant, appelant de ses vœux l’accélération du déploiement de Copernicus et de Galileo, notamment.

    La Tribune du 25 juin
  • Environnement
    Hybrid Air Vehicles veut lancer une version hybride de son dirigeable Airlander d'ici à 2025
    La société britannique Hybrid Air Vehicles annonce vouloir lancer une version hybride, alimentée par des piles à combustible, de son dirigeable Airlander d'ici à 2025, avant une version 100% électrique en 2030. La version hybride produira « 75% d'émissions en moins que les avions conventionnels jouant un rôle similaire », affirme la société. L'appareil est destiné au transport de 100 passagers sur des liaisons court-courriers.

    L’Usine Nouvelle du 25 juin