Synthèse de presse

Défense
  • Défense
    Réarmement : le commissaire européen Andrius Kubilius en visite en France pour accompagner la montée en puissance de l’industrie de défense
    Le Commissaire européen Andrius Kubilius, accompagné d’Alice Rufo et Benjamin Haddad, ministres délégués aux Armées et à l'Europe, , a visité la semaine dernière les sites de MBDA* à Bourges et de Safran* à Montluçon. L’objectif est d’anticiper le fléchage des 60 Md€ de prêts européens pour la défense de l’Ukraine, alors que la défaite électorale de Viktor Orban en Hongrie accélère les perspectives de déblocage de ce financement. Le commissaire européen a souligné l'importance de l'industrie d’armement français, « l'une des plus fortes d'Europe », notamment face aux défis posés par la production américaine de systèmes comme le Patriot. A Montluçon, Safran produit des centrales inertielles qui équipent des kits de guidage AASM (bombes à guidage autonome, sans GPS) . Les Américains ne disposent pas de cette technologie, le système Patriot ayant besoin du GPS. La France et la Norvège ont annoncé l'acquisition pour Kiev de bombes planantes AASM pour plus de 7 Mds de couronnes norvégiennes soit 600 M€. Leur production a été multipliée par quatre en quatre ans, jusqu'à atteindre 1.200 exemplaires en 2025. Le système SAMP/T NG, produit par MBDA et Thales*, sera quant à lui testé en Ukraine dès 2026. La production de l'Aster, la composante missile de ce système, a quintuplé entre 2024 et 2025 et va encore doubler en 2026.

    Les Echos du 20 avril 2026
  • Défense
    SCAF : les deux médiateurs ont remis leurs rapports
    Selon la presse, les deux médiateurs chargés d'une « mission de rapprochement » entre Dassault Aviation* et Airbus Defence and Space* sur le projet de Système aérien du futur (SCAF) ont remis leurs rapports. Laurent Collet-Billon, ancien délégué général pour l'armement (DGA) et Frank Haun, ancien dirigeant du fabricant de chars Krauss-Maffei Wegmann, avaient été nommés mi-mars. Des rencontres devraient avoir lieu la semaine prochaine entre des responsables des ministères de la Défense français et allemands.

    Ensemble de la presse du 20 avril 2026
  • Défense
    L’avion de transport A400M Atlas pourra bientôt lancer des missiles de croisière à longue portée
    Interrogé par Europäische Sicherheit & Technik [ESUT] à l’occasion de la livraison du 53ème et dernier A400M à la force aérienne allemande, Gerd Weber, responsable du programme A400M chez Airbus, a évoqué un projet visant à faire de l’A400 M Atlas un « vaisseau-mère » capable de lancer cinquante drones pour effectuer des frappes dans la profondeur. Le projet est en cours avec un client dont l’identité n’a pas été dévoilée. « Grâce à une connectivité améliorée via une communication satellite haut débit chiffrée, les drones et les missiles de croisière pourront également être contrôlés et surveillés depuis l’A400M. Ceci va lui donner une capacité de frappe en profondeur sans précédent », a précisé Gerd Weber.

    Zone-militaire.com du 20 avril 2026
  • Défense
    L’Allemagne a validé la semaine dernière pour plus de 8 Md€ de commandes de systèmes d'armes, selon la presse
    Selon La Tribune, le Bundestag a approuvé les 14 et 15 avril dernier des dépenses de défense évaluées à plus de 8 Md€, dont la moitié environ destinées à l'Ukraine. Sans passer par la procédure américaine FMS (Foreign Military Sales), Berlin a directement signé un contrat de 3,2 Md€ avec le missilier Raytheon, filiale du groupe RTX Corporation, en vue de fournir à Kiev des intercepteurs Patriot GEM-T. Dans ce cadre, COMLOG, la coentreprise entre Raytheon et MBDA Deutschland, va investir dans la construction d'une usine de production de missiles de défense aérienne GEM-T à Schrobenhausen (Allemagne), a indiqué le groupe américain. L’Allemagne s'est également engagée à fournir à l'Ukraine des lanceurs d'IRIS-T (Diehl BGT Defence) en version sol-air, des drones de moyenne et longue portée fabriqués en coproduction, ainsi que des munitions pour la frappe dans la profondeur.

    La Tribune du 20 avril 2026

Espace
  • Espace
    ThrustMe substitue l’iode au xénon pour sécuriser les achats
    ThrustMe**, fondée par Ane Aanesland et Dmytro Rafalskyi, utilise de l'iode solide pour remplacer le xénon dans les systèmes de propulsion pour satellites, ce qui réduit le coût de la matière première par 100. Basée à Verrières-le-Buisson (Essonne), l’entreprise possède une chaîne d’approvisionnement à 80 % française, 95 % du chiffre d’affaires étant réalisé à l’export. Elle produit entre 400 et 500 systèmes de propulsion par an, et double sa cadence chaque année. « Le carnet de commandes est plein jusqu’à mi-2027. L’entreprise compte 60 salariés et doit doubler ses effectifs dans l’année », souligne Ane Aanesland.

    Decision-achats du 20 avril 2026
  • Espace
    Blue Origin a fait atterrir pour la première fois un propulseur New Glenn réutilisé
    La fusée New Glenn de Jeff Bezos a réussi, le 19 avril, son premier lancement en réutilisant son premier étage. La mission était essentielle pour démontrer que cette fusée de 29 étages dispose d'une capacité de réutilisation fiable du booster et peut rivaliser avec la fusée Falcon 9 de SpaceX, de plus petit gabarit. Cette nouvelle mission vient conforter les ambitions de Blue Origin dans le cadre du programme lunaire Artemis de la NASA, l’entreprise étant en concurrence avec SpaceX pour les futurs alunisseurs de l'agence spatiale américaine.

    Les Echos du 20 avril 2026

Industrie
  • Industrie
    L'EASA donne son feu vert au GTF Advantage (RTX) pour les avions A320neo
    Pratt & Whitney, division de RTX, annonce que l'Agence européenne de sécurité aérienne (EASA) a certifié la version de l’A320neo équipé du moteur GTF Advantage, préparant ainsi la voie à la livraison de moteurs de série et à la mise en service. Cette décision marque une nouvelle étape clé pour le moteur GTF Advantage, qui a déjà été certifié par la Federal Aviation Administration (FAA) des États-Unis en février 2025. L'EASA a validé la certification de type du moteur en octobre 2025.

    ABC Bourse du 20 avril 2026
  • Industrie
    R&D : vers une nouvelle filière française de composites haute température
    A Toulouse, l'IRT Saint-Exupéry pilote un programme visant à développer une filière française de composites haute température, alors que la guerre en Ukraine a mis en lumière la dépendance de la filière aéronautique européenne aux approvisionnements russes en 'éponges de titane. Le projet Compinnov HT+, soutenu par l’Agence de l’innovation de défense (AID) et un consortium d'industriels - dont Safran*, MBDA*, ArianeGroup* et Liebherr Aerospace* - conçoit de nouvelles résines capables de résister aux températures extrêmes à proximité des moteurs d'avions et de fusées. Le projet entre dans sa deuxième phase, lors de laquelle les matériaux sélectionnés sont soumis à des procédés de vieillissement accéléré pour vérifier leur tenue sur la durée de vie d'un avion. L’objectif final est la fabrication de démonstrateurs industriels, permettant d’atteindre un niveau de maturité technologique (TRL) compris entre 4 et 5, gage de leur futur déploiement sur des programmes aéronautiques et spatiaux.

    La Tribune du 20 avril 2026
  • Industrie
    Exail Technologies réalise une performance exceptionnelle au premier trimestre 2026
    Exail Technologies* a réalisé un excellent début d'exercice 2026, avec une croissance de +40% de son chiffre d'affaires à 131 M€ au premier trimestre. Les prises de commandes du premier trimestre 2026 atteignent 112 M€. La dynamique commerciale est soutenue, avec une croissance organique d'environ +30%, notamment portée par les ventes de systèmes de navigation. « La performance exceptionnelle du premier trimestre ne doit pas être extrapolée à l'ensemble de l'année », prévient toutefois la société, qui indique que le deuxième trimestre devrait afficher une croissance moins importante, notamment en comparaison d'un deuxième trimestre 2025 qui avait connu une croissance de 52%.

    Boursier.com et Les Echos Investir du 20 avril 2026

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Quelle vulnérabilité de l’Europe face à la crise mondiale du kérosène ?
    Vendredi, le porte-parole des compagnies aériennes mondiales, Willie Walsh, directeur général de l'Association internationale du transport aérien (IATA) a demandé aux autorités européennes un plan d'urgence « au cas où le rationnement [de carburant] deviendrait nécessaire ». Selon la Commission européenne, qui rappelle l'existence de stocks stratégiques, il n'y a à ce stade pas d'indication de pénuries systémiques de carburant aérien. Bruxelles doit mettre en place un « observatoire » pour évaluer l'approvisionnement des pays européens et envisage « un éventuel partage et une redistribution du kérosène entre les Etats membres », si la crise perdurait. « Plus de la moitié du carburant d'aviation consommée en Europe est raffinée dans le golfe Persique », rappelle Arnaud Aymé, directeur général France de Sia Partners.

    Les Echos du 20 avril 2026
  • Aviation Commerciale
    Crise au Moyen-Orient : forte hausse des tarifs de l'aviation d'affaires
    Face à la guerre au Moyen-Orient, l'aviation d'affaires subit une forte hausse des coûts, notamment à cause de l'augmentation du prix du kérosène, qui a été multiplié par 2,5 en Europe, selon l'Association internationale du transport aérien (IATA). Les opérateurs ne peuvent pas pratiquer le « hedging » (achats anticipés de carburant), faute de connaître à l’avance la destination pour laquelle ils seront sollicités. Le kérosène - qui, comme pour l'aviation commerciale, représente 25 % à 30 % des coûts d'exploitation – est donc acheté à 100 % au prix du marché. S’ensuit une nette augmentation des tarifs des vols. Le surcoût peut atteindre jusqu'à 25.000 euros pour des long-courriers. Le risque de pénurie de kérosène pourrait aggraver la situation.

    Les Echos du 20 avril 2026
  • Aviation Commerciale
    Conflit au Moyen-Orient : de premiers effets perceptibles sur le trafic aérien français
    Jeudi 16 avril, la direction générale de l’Aviation civile (DGAC) a organisé un webinaire d’analyse de la conjoncture économique du transport aérien au premier trimestre 2026. Le trafic aérien commercial pendant cette période s'élève à 37,3 millions de passagers à l'arrivée et au départ de France, en hausse de 1,1% par rapport au premier trimestre 2025. Cette croissance résulte d'une forte dynamique avec les pays du Maghreb et d'une hausse du taux de remplissage des avions vers l'Asie. Les premiers effets du conflit au Moyen et Proche-Orient sont perceptibles à travers la réduction de l’offre vers cette région, estimée à −200 000 sièges pour la France en mars 2026, équivalant à -160 000 passagers. Le nombre de vols directs vers l'Asie a augmenté au T1 2026 mais pas assez pour compenser la baisse des vols indirects, en correspondance via les hubs du Moyen−Orient et les compagnies du Golfe. En période « normale », plus d'un quart (28 %) des passagers voyageant entre la France et l'Asie−Pacifique utilisent un hub moyen−oriental, contre 6 % pour le hub d'Istanbul.

    Les Echos du 20 avril 2026
  • Aviation Commerciale
    Benjamin Smith, DG d’Air France-KLM : « Nous avons besoin de champions européens »
    Benjamin Smith, directeur général d’Air France-KLM, se félicite de la volonté récemment annoncée de l’Union européenne d’assouplir les règles en matière de fusions et acquisitions. « Nous avons besoin de champions européens capables de se battre contre des concurrents qui bénéficient trop souvent de conditions plus favorables », souligne-t-il. Air France-KLM a soumis une offre pour prendre une part minoritaire dans la compagnie TAP Air Portugal – opération pour laquelle le groupe est en concurrence avec Lufthansa. Air France-KLM a aussi entamé un processus en vue d'une prise de participation majoritaire dans le capital de la compagnie scandinave SAS, dont elle est déjà l’un des principaux actionnaires.

    La Tribune Dimanche du 20 avril

Formation
  • Formation
    Baisse du niveau en mathématiques : le ministre de l'Éducation nationale répond aux dirigeants de Thales et de Safran
    Alors que plusieurs dirigeants dont ceux de Thales* et Safran* ont alerté sur la baisse de niveau des élèves en mathématiques, le ministre de l'Éducation nationale, Edouard Geffray, a déclaré sur BFM Business que la France a réussi à « mettre fin à 40 ans de chute ». Il assure que la France est « le seul pays européen qui a progressé au dernier classement PIRLS » qui évalue le niveau de compréhension de l'écrit, signe selon lui qu’« on est en train d'inverser la tendance dans le premier degré ». Pour le ministre, le « sujet majeur » est la place des femmes, celles-ci ne s’orientant pas vers les mathématiques « ou en tout cas beaucoup moins que dans d’autres pays. Édouard Geffray a également reconnu que l'État devrait faire un effort sur la rémunération des enseignants pour renforcer l'attractivité du métier.

    BFM TV du 17 avril 2026